5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 23:43

En ce 31 décembre, j'étais bien. Quelques copains, des jeux de société, une raclette, pour moi, c'était la fête. Je n'en voulais pas plus. A vrai dire, ça fait des années que je souhaite faire cette soirée de cette façon. Il a fallu attendre le COVID et les prescriptions gouvernementales pour l'imposer. A ma grande joie.

 

J'aime bien faire le bilan de l'année. Régulièrement je faisais même un zapping, l'occasion de revoir les soirées, les sorties, les voyages et les grandes actions ou décisions des 365 jours écoulés. Ici, ça va y ressembler, sans forcément être tout à fait chronologique. Quoique, je reste prof d'histoire, et c'est souvent le meilleur plan.

 

Il faut dire qu'au début de l'année 2020 j'étais un peu perdu. Je revenais de deux années et quelques mois d'Amérique du Sud, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire, je ne savais pas où, je ne savais pas avec qui. Liberté totale. Lille tenait la corde, l'enseignement était l'idée sécurité. Et puis... j'ai fait tout différemment ! C'est ça qui est incroyable au 1er janvier : on pense que l'année va aller dans un sens, et elle part dans un autre. Je ne parle pas simplement du COVID et du confinement, tant cela paraissait impossible. Mais c'est aussi le cas du reste.

 

Tiens, février, j'ai fait deux fois le carnaval à Dunkerque. Oui, au Kursaal, avec des milliers de personnes. Ça ressemblait à ça, le monde d'avant !

2020, c'était bien

Et puis le COVID est arrivé. Un tsunami. Une révolution. Je ne sais pas quelle métaphore fonctionne le plus. Indescriptible. Quelque chose qui marquera les livres d'histoire, quelque chose que l'on racontera à nos enfants. Les villes vides, la peur qui rôde, le décompte macabre chaque soir, les annonces gouvernementales scrutées à la loupe, l'attente d'un vaccin. Et moi, dans ma bulle, dans le Sud. J'en ai profité. Oui, il y a eu les profiteurs de guerre, moi je suis un profiteur de la maladie. Je me suis recentré, je me suis concentré, et j'ai écrit un livre. Le fameux, celui dont je parle depuis tant d'années. 2020, c'est un accomplissement. L'histoire de mon village, à 400 exemplaires. Oh, ce n'est pas beaucoup. Mais ce n'était pas pour le nombre, ce n'était pas pour l'argent, c'était pour le partage. Parler avec les anciens, retrouver les vieilles photos, découvrir des choses que j'ignorais sur un lieu que je pensais connaître comme ma poche. Je n'ai pas encore eu les retours, la faute à la maladie, et à un deuxième confinement. Mais j'en suis fier. C'est du beau boulot, ce livre a de la gueule, et il m'a montré que je suis capable d'écrire et de publier. Rien que pour ça, c'était bien.

2020, c'était bien

D'ailleurs, en 2020, je me suis retrouvé à Saint-Omer. Le retour aux sources. Une décision mûrement réfléchie et que je n'ai pas regrettée jusqu'à aujourd'hui. Une maison, un extérieur, un territoire. Chez moi. Finalement c'est ça que je suis venu retrouver.

 

2020 ce fut made in France. Je n'ai pas pris l'avion, je n'ai pas traversé une frontière. Ça me fait encore bizarre de l'écrire, je vous assure que c'était étrange à vivre. Je n'ai pas eu ma dose annuelle d'aventures, je n'ai pas rencontré de nouvelles cultures, langues, ou nourritures. Mais j'ai de la chance, j'avais fait des stocks les années précédentes. Et puis on a un pays magnifique. Je le savais, et ça s'est confirmé. Alors je me suis baladé dans ma région, et sur une côte d'Opale tellement belle quand un rayon de soleil la parcourt. J'y ai croisé quelques animaux fascinants.

2020, c'était bien
2020, c'était bien

Cet été, alors que la France se déconfinait, je me suis évadé dans le Jura, j'ai parcouru les gorges de l'Ardèche, arpenté la Lozère, découvert les gorges du Tarn et Albi.

2020, c'était bien
2020, c'était bien
2020, c'était bien

La famille m'aura même amené voir des dauphins... en Bretagne ! Quand je dis que c'est une année improbable !

2020, c'était bien

2020 c'était tout ça. Et c'était toi. Et ça, c'est fou. Quoique tu dirais plutôt canon. Ou canonissime. C'est marrant, je m'aperçois que ce mot n'existe pas dans le Larousse. Sûr que tu aurais pu le placer sur un plateau de Scrabble. 2020, ce fut une rencontre. Était-ce donc toi que j'attendais depuis tant d'années ? Ton humour ? Ta gentillesse ? Ton dynamisme ? Ton écoute ? Ta folie ?

Et maintenant, je regarde devant moi. 2021. Plein de projets dans la tête. J'ai un travail dans un lycée dunkerquois, j'ai une maison, j'ai une copine. Et pourtant, tout reste possible. Vais-je écrire un second livre ? Passer un concours ? Acheter un logement ? Partir en vadrouille ? M'engager en politique ? Me marier et avoir trois enfants ? Bon, il y a des choses un peu plus improbables que d'autres... mais quand on a vu 2020, rien n'est trop fou !

2020, c'était bien
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