5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 23:07

Ca n'est pas terrible mais ça ne vaut pas mieux. 5/20, voilà la note que je met à ce blog, pâle copie de Quebecstar made in Skyrock. Pourtant j'essaie, jour après jour, de retrouver l'inspiration. Mais elle ne vient pas. Alors je me force, et chacun sait qu'un travail forcé est un travail bâclé.
Il faut dire que beaucoup de sujet de conversation ont déjà été traité. Qu'une soirée Erasmus ressemble à beaucoup de soirée Erasmus. Qu'un lundi au Works ressemble un peu trop au lundi précédent. Qu'une house parti rassemble les même personnages, attachants mais pas inconnus. Déjà blasé ? Un peu, oui.
Blasé par Erasmus le mec. Il lui faut quoi ? Il a des dizaines de nationalités, plein de filles, de la musique et des soirées chaque soirs... presque trop. Je prends beaucoup de plaisir en ce moment à lire des bouquins ou à mater un film. Je suis mieux parfois lorsque je passe la soirée chez moi, plutôt que dehors. La rythme des 6 soirées par semaine est redescendu à 3. Oui c'est déjà beaucoup, et c'est mieux, car plus supportable.
Et puis maintenant je recherche les choses que je n'ai pas encore fait ici. Evitons la house party, à l'assaut de la ville ! Du Kent ! Et de l'Angleterre ! Oxford, Liverpool, Manchester, Ecosse, Irlande, autant d'endroit qui me font rêver et que je vais découvrir. Et n'oublions pas le match de foot et l'accueil des copains !

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 23:06

Hormis cela...
Vous remarquerez que je suis de moins en moins présentable du fait de la moustache et de la barbe qui pousse. Ce n'est pas vraiment un choix personnel, ça pousse tout seul ! ^^ Je ne veux pas apparaître plus vieux ou plus méchant : j'ai surtout l'immense flemme de me raser.
sean---.jpgLa neige a suscité un énorme engouement ici. Imaginer des milliers d'étudiants à qui vous dites : "aujourd'hui tu n'as pas cours, alors amuse-toi !". Bataille de neige comme rarement j'en ai vu et des bonhommes qui fleurissaient (ici une réproduction de Sean par mes amis collocs !) Tout le monde semblait être reparti dans sa jeunesse ^^
Mardi prochain, première présentation du second Term, en compagnie d'un English... Au boulot !

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 13:07

m-me-pas-froid--.jpgAujourd'hui, l'université est fermé... pour cause de neige !

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 13:05

sylvain.jpgD'un côté, un homme que nous appellerons Sylvain. Pourquoi Sylvain ? Parce qu'il a une étrange ressemblance physique avec ce personnage de Caméra Café. Et pas seulement. Mon Sylvain m'enseigne la Grande-Bretagne entre 1815 et 1914. La première fois que je l'ai eu, j'étais en tête à tête avec lui. 30 minutes de cours personnel, l'occasion pour moi d'être en confiance et de ne pas avoir peur de réagir. Pour lui aussi, apparemment, ce fut positif. En effet, mardi, cours devant un amphi d'une centaine d'étudiants. Mon Sylvain a déjà un look particulier. Il met encore un maillot de corps, blanc, celui que ma mère m'obligeait à mettre jusqu'à mon dixième anniversaire. Sa chemise me fait plutôt penser à ma grand-mère, les coloris et les carreaux me rappellent les assiettes de soupes que je posé sur cette fameuse nappe. Cheveux châtain, bien rasé, je vois en lui l'éternel jeune homme. Les lunettes posés sur le nez, il a la tête du premier de la classe, doué mais persécuté par ses petits camarades. Oh, il tente une blague historique, qui se solde par un bide. Dommage, c'était bien essayé. Il essai d'être un bon professeur, on le sait tous. Il est gentil, très consciencieux, travailleur : cela se voit au premier coup d'oeil. Mais il n'est pas fait pour enseigner...
Les mains tremblent, telle des feuilles sous les coups de vent du Nord. Elles attrapent un stylo, jouent avec. Puis passent dans les poches. Je comprends ce qu'il ressent : "où mettre mes mains ?" Il n'arrête pas de se dandiner, comme si une araignée escaladait constamment sa jambe. La voie est monotone, assez faible, si bien que beaucoup ont déjà décroché dans les dix premières minutes. Il n'est pas sûr de lui, regarde ses notes toutes les cinq secondes. Cela ne l'empêche pas d'hésiter dans ce laps de temps, euh..., puis il replonge dans ses papiers.

albert.jpgDe l'autre côté, celui que j'appellerai Albert. Pourquoi Albert ? Parce qu'il me fait penser à Einstein, passant la langue. Habillé en blanc et noir, son profil est déconcertant. Les cheveux blancs ébouriffés, les grosses lunettes noirs sur le nez et un regard en forme de sourire. Le contraste d'autant plus saisissants qu'il n'a pas de note. Il interpelle les élèves, pose des questions sur leur vie, sort quelques petites blagues, pratique l'autodérision à merveille. Il ressemblent au prof parfait. Il change de ton aussi bien que De Gaulle, si bien qu'il te réveille dès que tu te perds quelques secondes dans tes pensées.
La première fois que je l'ai vu, il faisait déjà très British. Nous étions tous dans son cours de Grande-Bretagne et révolution américaine, à regarder l'artiste. Il me questionne d'entrée sur la France, et me demande "vous ne regrettez pas trop pour Marie-Antoinette ?" Sourires.

Albert me fait rêver. Comme très peu de prof savent le faire. Je peux les nommer : Monsieur Hanotel, Monsieur Paris, Monsieur Carlier. En voila trois qui parlait avec passion de leur matière, qui la vivait au lieu de l'enseigner. Parfois je les écoutais raconter leur histoire et regrettais que le cours passe aussi vite et qu'ils doivent s'arrêter.

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 12:59

Ne jamais dire jamais. Jamais

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 12:29

P1030402.jpgEt sauter sur Big Ben !

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 12:27

J'ai mal au ventre. Le genre de mal de ventre qu'on a souvent avant les exams. Ou alors juste avant de partir en vacance. Assez stressé. Alors que je repars seulement en Angleterre. C'est peut-être de savoir qu'Antoine arrive avec son sac du Tour de France, les souvenirs reviennent avec.

Les vacances ont rarement été aussi rapide. Je dis ça à chaque fois. Plus j'avance et plus j'ai l'impression que la vie accélère, qu'elle défile à toute vitesse. Et je sais que c'est pour beaucoup la même chose. Pas le temps de se retourner et on se rend compte qu'on vieillit. Bref, fini de me plaindre sur le temps qui passe et petit point sur ces vacances fort agréable, avec ses six foot à Tilques, autant de moment de bonheur dans la Mecque du football. Et puis les petites vacances à Berlin pour découvrir autre chose. Des fêtes de fin d'année qui auront été réussi contrairement à l'accoutumée. Et puis Saint-Omer, Arras and Cie, autant d'endroit qui me plaisent même si j'en fais une mauvaise pub dans le récent article.

Maintenant c'est reparti pour cinq mois d'Erasmus à Canterbury. En effet, j'ai des vacances en avril mais je ne compte pas revenir en France, histoire de voyager au Royaume-Uni (Ecosse et Irlande). Ces cinq mois seront différents des précédents. Les grandes vacances sont terminées, je dois faire un mémoire de 80 pages pour le mois de juin. Pas impossible mais pas facile non plus. Je me dirige de plus en plus vers un sujet sur le Rwanda, mais je vous en dirai plus quand j'aurai l'accord de mon professeur.
Du coup les fêtes seront peut-être moins nombreuses, bien que... J'accueille le Pas-de-Calais tout au long du printemps. Antoine revient avec moi aujourd'hui, Marie-Eve, Sam, Mélanie sont plus ou moins sûr de découvrir Canterbury. Puis Mick, R-M, Romain, Lucas, Simon et d'autres m'en ont parlé et sont bien sûr les bienvenues.
Hormis quelques voyages, il y aura un match de football, quelques visites de la côte et puis... et puis en profiter un maximum. Mes 5 derniers mois de paradis vont sans doute défiler encire un peu plus vite que mes vacances alors plutôt d'écrire, vivons.

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 12:08

Comment se passent les vacances d'un Erasmus ? Bah, comme les cours en fin de compte. Même si le mot cours est un peu honteux...
Ce qui est marrant ici, c'est la double réponse que j'ai pour une question simple : "alors c'est comment l'Angleterre ?"
Tout d'abord il y a la réponse pour les "jeunes". Pour les potes en général. Je leur décrit le paradis : pas de cours, la fête tous le temps, l'adaptation facile, les filles. "Le bonheur !"
Et puis il y a la réponse pour les "anciens". C'est à dire la famille et la famille des potes. "Dur, très dur, beaucoup de boulot, mais on est là pour ça... Les filles ? Ah non, pas le temps, trop de boulot... "
Ceux qui ont déjà entendu les deux versions ont rigolé. Mais c'est une technique : si les jeunes veulent aller un jour en Erasmus, leurs parents ne se diront pas forcément qu'il ne veut rien faire, que ce n'est que la fête, chaque jour. Ils se rappelleront peut-être de Jérémy, qui avait expliquer qu'il bossait énormément. (sic !)

Beaucoup d'anciens ne comprennent pas que l'on puissent faire la fête chaque jours. "Et le travail dans tout cela ?" Travail, à croire que ce mot-là leur a été répété sans cesse au cours de leur jeunesse. Peut-être... Différence de génération qu'on appelle cela. Par exemple cela ne me dérange pas de me lever tous les jours d'une semaine après 11 heures. Mais à l'heure du réveil, il y a de temps en temps une petite réflexion : alors, pas trop fatigué ? ou "ça bosse dur ici !"
Il n'y a pas forcément que pour le boulot. La mixité. C'est à dire que si je rencontre quelqu'un qui me vient d'Iran ou du Maghreb, ce n'est pas un problème pour moi. Pour d'autres cela l'est. Mon grand-père qui à fait la guerre d'Algérie par exemple. Mais j'essaie de le comprendre. Imaginez vous envoyer à 20 ans faire la guerre, apprendre à tuer des hommes, à les torturer. Forcément ça laisse des traces.

C'est cela qui est pratique avec Erasmus. Ca va me laisser des traces qui vont dans le bon sens. Il faudra m'harceler pour m'envoyer faire la guerre à Trinitad, étant donner que ce serait pour moi faire la guerre à Sean. De même pour l'Iran, la Corée ou l'Indonésie. A 20 ans, j'ai été envoyé en Erasmus. C'est plus accueillant que l'Algérie. A 20 ans, j'aurai appris que l'autre, de l'autre côté de la terre, est comme moi.

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 12:02

Deux jours sans écrire, la faute à une fin en boulet de canon qui risque de laisser des traces.
Tout d'abord un essai, plutôt bâclé, terminé à 8 heures ce vendredi matin après une nuit blanche. Cette nuit blanche qui avait été précédé par la fameuse dernière party of the Millenium... Et oui, j'ai décidé que la priorité était d'aller à cette soirée plutôt que de finir tout d'abord mon essay. Cela a d'ailleurs suscité l'étonnement, l'incompréhension, devant tant de dilettante. Mais aussi du respect et des remerciements de la part de ceux qui nous quittaient définitivement.
Je l'ai d'ailleurs fait pour eux. Car, moi aussi, je voudrais avoir le dernier day toutes les personnes que j'ai rencontré, avec qui j'ai partagé... Cette soirée ne fut pas la plus extraordinaire. Un parfum de fin flottait dans l'air et l'ère du commencement s'était évaporer depuis longtemps. Alors je n'ai pas compter les hugs, je n'ai pas compter les : Merry Chritsmas and Happy New Year ! Et puis j'ai rappelé à ceux qui s'en vont qu'ils seront toujours les bienvenues ici (comme vous d'ailleurs !)
J'ai essayé de continuer à faire le gars bien. Laura voulait dormir avec moi. Je lui ai donc expliqué que nous n'allions pas dormir.... non pas pour ce que vous croyez mais en raison de mon essay. Finalement elle a dormi dans mon lit tandis que je finissais cet saloperie d'essay.

9 heures, je rend mes essay et direction le bus. Enfin, je vais revoir ma France, celle qui me faisait rêver depuis déjà une bonne semaine. D'ordinaire, elle ne me manque pas trop. Mais dans les moments de boulot, je l'idéalise. Alors ce soleil qui m'accompagne est digne du soleil qui rayonne en mon fort intérieur. Le sourire sur les lèvres, je pars avec Pauline pour revoir notre belle région qu'est le Nord-Pas-de-Calais. En attendant le bus, je rencontre deux personnes qui peuvent résumer mon début d'Erasmus. Le premier est Borek, avec lequel j'ai fait ma première escapade ici. Depuis je l'avais un peu (beaucoup) perdu de vue. C'est lui qui m'a motivé pour bouger et qui m'a permi de connaître mes vrais premiers instants de bonheur ici en découvrant la mer du Nord sous le soleil de Whistable.
Et puis Laura. Le hasard a voulu nous rassembler ici, comme pour nous permettre un dernier au revoir. Le précédent, à l'appartement, avait été écourté par Ellyn, mon américaine. Alors ce fut le dernier câlin, et le dernier regard. Qui sais, je ne verrai peut-être plus jamais ce regard.

Dans le bateau, c'est la sieste. Une heure de sommeil pour une journée, ça reste léger. Et puis la descente, je monte dans la voiture du père de Pauline. Le retour sur une route que je connais si bien, que j'ai tant pris pour aller voir mes grands-parents. Et pourtant j'observe chaque coin de paysage pour y déceler un changement, quelque chose qui a évolué depuis mon départ. J'ai regardé longtemps, j'ai attentivement analysé, mais cette région n'a pas vraiment changé.

C'est moi qui ai changé.
Et peut-être vous...
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 12:00

Je les ai vu couler, les premières larmes. La faute à ce temps, qui défilent trop vite pour beaucoup ici. La faute aussi, à ceux qui s'en vont définitivement demain, ou après-demain. Et pourtant ce n'était pas la fête d'adieu. Mais c'était le dernier Ruby Tuesday pour eux. Alors ils se sont repassés en image leur arrivée ici, les grandes fêtes, les grands moments...

C'est marrant, ceux qui reviennent en janvier sont pressés de partir cette semaine. Ont hâte que ça arrive. Prient presque le temps d'accélérer. Moi le premier. Vendredi, c'est le retour, c'est la fin du boulot, c'est un mois de vacance, c'est revoir du monde. Oui mais vendredi c'est aussi la fin du premier term. C'est la fin de cette période d'adaptation que je croyais durer jusqu'ici. En vérité cette période n'aura duré qu'une semaine. La suite, ce ne fut que du bonheur. Alors c'est pour cela que j'essaie de relativiser. Finalement ces sujets d'essais sont presque intéressant.temps.jpg Finalement se taper 4 heures de musique classique combinés à 4 heures de lecture de guerre civile américaine c'est cool. Je vais sans doute le regretter dans quelques mois, quelques années.

Demain, la dernière partie du Millenium, préparer les mouchoirs... ce sera des adieux pour certains. Ceux-là même qui regrettent d'avoir dit : vivement demain, vivement lundi, vivement vendredi. Ceux-là même qui traitent le temps de passer si vite, ceux-là même qui regrettent de voir les meilleurs moments de leur Erasmus derrière eux.
Moi je suis un chanceux. Je lui suis quasiment depuis ma naissance. J'ai encore 6 mois de bonheur plus ou moins assuré devant moi. J'ai un contexte de vie extraordinaire, dont rêverai beaucoup. Non je n'encense pas ma vie. J'essaie d'être objectif. Alors j'essaie de ne pas dire vivement vendredi, ou vivement tel jour à telle heure. Parce que je sais que, ce jour là, je vais regretter aujourd'hui, maintenant, devenu passé au moment même où je l'écris. Alors je souris.

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