23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:04

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Ma partenaire, jalouse du succès de mon blog, s'est également mise à l'écriture !

Beaucoup d'entre-vous ne lisent pas l'allemand, je vous le concède. Mais les photos n'ont pas de langage. Et puis chaque visite lui donnera le sourire ! (tout comme moi en fait !)

 

Blog d'Alba

 

Au passage, je vous annonce avec grande joie que le petit milevjeryleron a dépassé son grand frère quebecstar (aujourd'hui porté disparu). La papa est fier de sa progéniture et espère que vous serez satisfaits du cadeau de Noël.

 

Vidéo du tour du monde : J-1 !

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 09:01

Pour rejoindre Hoi An, nous avons finalement craqué pour l’open-bus ticket, depuis Hué jusque Saïgon. 23€ avec Hoi An et Mui Né sur la route. La différence entre le bus et le train ? Ça tangue et les lits sont plus (très) petits. 4 heures plus tard nous débarquons finalement dans notre hôtel, 6,50€ la nuit pour une chambre double, petit-déjeuner inclus (buffet à volonté) et piscine. Sunflower.

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Flower peut-être. Sun, c’est présomptueux. La pluie nous suit tout au long du Viêt-Nam (heureusement que la saison des pluies s’est arrêtée en novembre !), rendant les visites un peu moins agréables.

Hoi An, centre-ville classé Unesco, est une petite déception. Très petit, on ne peut plus touristique, et avec un grand point d’intérêt (seulement), un pont japonais du XIIIème siècle, couvert, qui reliait les quartiers chinois et japonais à l’époque moderne. Ce pont est d’ailleurs très délabré vu de l’extérieur. Autre chose ? Un temple avec son guide vietnamien parlant français, nous montrant les résultats des inondations de 2009, 2010 et 2011… Impressionnant.

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Nous flânons le reste de l’après-midi entre les gouttes avant de débuter la saison 7 de How I met your mother (I’m back !).

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Le lendemain, réveil aux aurores pour se diriger vers Mi Son, également classé à l’Unesco (mais je suis méfiant !). Le sanctuaire de Mi Son est un ensemble de temples hindous construits par les Chams, peuplant alors le royaume du Champa, dans le centre et le sud de l’actuel Viêt-Nam (les Vietnamiens habitaient seulement au nord). Depuis les Chams ont perdu plusieurs guerres et ont presque totalement disparu. Restent leurs temples, sérieusement endommagés par les bombes américaines et rackettés par les archéologues français.

Pour nous guider, un fils de Viêt-Cong, qui se définit d’entrée comme communiste. Première question : « y a-t-il des Américains dans le bus ? ». Oui. « Pourquoi avez détruit le site ? ». Visiblement remonté, il en veut aussi au Louvre de conserver dans ses cartons les têtes des statues de plusieurs temples (les plus belles selon lui).

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Le site est prenant. Visiter les temples d’un peuple disparu, ce n’est pas souvent (bientôt les Incas et Mayas espérons !). L’architecture est compliquée, les temples étant composées de briques rouges reliées entre elles par…. ??? Par quoi, question à laquelle personne n’a la réponse actuellement, et qui explique pourquoi les Vietnamiens sont autant embêtés par la conservation du site. Ils ont délégué le travail aux Italiens (qui, niveau ruines et vielles pierres, sont des spécialistes mondiaux). Mais le mélange, sans doute d’origine naturelle, n’a pas encore été trouvé. De ce fait, les Vietnamiens recollent un peu avec du ciment, mais l’effet visuel est désastreux. Pire, le ciment ne vieillit pas très bien dans cette région aussi humide, alors que les pierres d’origine semblent être neuves ! Fort ces Champas !

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L’après-midi est consacré aux achats de Noël pour ma partenaire de voyage (oui, Noël se fêtera aussi de l’autre côté du globe). Mangez bien (mais pas trop) et profitez de vos familles respectives. Au plaisir !

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 18:25

Beckham-psg.jpegSalaire : 800 000 € par mois.

 

 

Rien à ajouter.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:37

Pour rejoindre Hué nous débutons notre histoire avec les trains vietnamiens, plus lents et plus chers que le bus (ceci n'est pas une blague). Nous avons cependant un peu de temps devant nous et préférons dormir dans un wagon plutôt que de se trimbaler dans les lits trop étroits du bus.

Le train vietnamien est légèrement différent du train chinois, à savoir qu'il est vide. Presque totalement. Une sorte de train fantôme. Il y a six couchettes dans notre compartiment, et nous ne sommes qu'à deux. Oui, quelle tristesse de ne pas avoir ronfleurs et fumeurs à côté de nous...

 

Le lendemain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, nous traversons le 17ème parallèle, l'ancienne frontière nord-sud, l'ancienne zone "démilitarisée" et arrivons à Hué. C'est le sud. C'est le soleil, c'est la chaleur. Pas fâchés d'être enfin arrivés dans le Viêt-Nam que nous attendions ! Cela va durer une journée…

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A peine arrivés dans notre hôtel grande classe (piscine and Cie), on nous offre le repas. Cela débute bien. Puis c'est la découverte de la ville, à pied. Nous marchons lentement vers les portes de la citadelle, [on est rentré complètement plein] (blague carnavaleuse), en partie détruite par les bombardements américains de 1968. Oui, ils mettent du temps à reconstruire dans le coin. Il faut dire que Hué, en 1968, fut une ville martyre, bombardée lourdement par les Américains après la prise de la ville par les communistes lors de l'offensive du Têt (combat de rues), ces mêmes communistes assassinant les 2 500 hommes les plus éduqués de la ville (on s’amuse comme on peut en temps de guerre).

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Hué, un peu plus joyeuse aujourd'hui, fut également l'ancienne capitale impériale du pays, entre 1802 et 1945. Ce qu'il en reste : une architecture grandement développée (et encouragée pendant la colonisation française), un centre historique important et une cité interdite ! Après Pékin, voici une nouvelle cite interdite, un peu plus petite certes, mais Unesco quand même ! Les bâtiments sont architecturalement très intéressants. Ma partenaire préfère d'ailleurs ceux-ci à Pékin (les goûts et les couleurs...). Nous y avons rencontré un groupe de moines en excursion touristique (après les épisodes, les moines boivent un coup, le moine en Nike, le moine et son téléphone portable... oui, le moine est comme vous et moi en fait, mais il porte une jolie robe !)

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Une partie de la cité est détruite, après la guerre... française. Oui, chers compatriotes, nous avons brûlé une bonne partie du lieu (quand je dis nous, je veux dire la France, mais je ne nous tiens pas responsable des actes de nos aînés) et les Vietnamiens sont toujours en train de reconstruire ! Oui, les délais dans la construction, c'est un peu pareil qu'en France, il y a pas mal de retard.

 

Pour repartir vers notre hôtel, nous longeons la rivière des parfums, ainsi nommée car en automne, les fleurs des arbres fruitiers qui tombent dans la rivière embaument ensuite la ville de Hué (magnifique n'est-ce pas !).

 

A Hué, restent le temple, la pagode Thien Mu, les tombes des empereurs... oui, Hué me laisse un petit goût d'inachevé, mais la météo joue clairement contre nous depuis quelques jours. La route vers le sud est ouverte, nous nous y engouffrons avec rapidité.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:52

Quand je suis parti de France, je fantasmais sur plusieurs pays et  sur la façon de les découvrir. Ainsi j’imaginais la Mongolie sur un cheval (sans trop penser aux températures excessivement froides à cette période de l’année, à la barrière de la langue ou à la totale absence de panneaux indicateurs..). Et je me voyais bien faire l’Asie du sud-est sur une moto. Les choses ont un peu évolué. A deux sur une moto c’est faisable. Mais avec deux gros sacs, cela devient compliqué. Et quand la pluie s’en mêle… c’est tout de suite moins agréable !

Une tempête tropicale, le typhon Washi, se balade en Asie du sud-est depuis quelques jours et a fait des dégâts très importants aux Philippines. Rien de très grave pour  le Viêt-Nam, si ce n’est une pluie constante et surtout un froid de canard.

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Je n’ai jamais fait de moto. Je veux dire conduire. Je suis déjà monté sur une moto, une fois ou deux, mais à l’époque je devais encore fréquenter le collège. Alors quand il a fallu m’asseoir sur le siège, j’avoue avoir ressenti une certaine pression. Et une certaine excitation. En quelques secondes je me transforme en Valentino Rossi, qui respecte les limitations de vitesse, bien entendu (ma mère lit ce blog !) Plus sérieusement difficile de rouler vite avec une moto dont la vitesse plafonne à 60 !

Nous faisons le plein (2€ !) et partons vers le nord, à la recherche d’un parc naturel, Phong Na, inscrit à l’Unesco.

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Oui, rechercher est le mot. Nous n’avons toujours pas trouvé. Après 40 kilomètres frigorifiés (je n’ai pas les habits adéquats pour faire de la moto), nous pensons arriver. Perdu, « il faut repartir sur vos pas ». Bien gentil, on repart sur nos pas. Perdu, « il faut repartir d’où vous venez ». Après quelques allers-retours nous abandonnons (en fait nous nous sommes trompés de route depuis le départ !). Notre pensée : une douche chaude, une couette, un lit, que sais-je mais plus de moto ! On veut du soleil !

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La route fut cependant très intéressante. Pouvoir s’arrêter là où on le souhaite est un avantage certain. Nous avons retrouvé la côte, la mer, la plage. Nous avons aussi perdu les clefs de la moto pendant une dizaine de minutes (blague François Pignon).

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Nous avons enfin découvert les cimetières vietnamiens. Les cimetières n’existent quasiment pas en Chine (quelques tombes éparpillées çà et là sur des collines). Au Viêt-Nam ils sont de retour. Le cimetière vietnamien ci-dessus présente plusieurs originalités : au premier plan des tombes de sable, au second de style bouddhiste. L'art funéraire est une discipline en université, j'avoue m'y être toujours intéressé, assez fasciné que je suis par l’idée que les gens se font d’une habitation après leur mort. Et d'ailleurs, après la mort, c'est quoi ?

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:47

Chute ! chute à l’arrière du peloton !

Pour rejoindre l’hôtel, nous avons une grande route à traverser. Mission possible sur le papier. Petit handicap, il fait sombre. Sur le terre-plein du milieu je ne vois pas un fil noir. Et c’est la chute en avant. Mon sac à dos me passe au-dessus de la tête, je m’étale de tout mon long au milieu de la route. Mon premier réflexe est de regarder sur ma droite, afin d’observer le camion arrivant dans ma direction. Vaut mieux se relever, et en vitesse ! Problème le sac de ma coéquipière est plutôt lourd, je souffre pour me mettre sur les genoux. Debout, je peux enfin comprendre un peu mieux mes problèmes de respiration : la bretelle du sac a sauté l’épaule et est maintenant autour de mon cou, à essayer de m’étrangler ! François Pignon fut en moi.

 

Ha Long Bay et Couchsurfing c’est une histoire qui mériterait d’être écrite. Malheureusement, ce fut l’hôtel. Mais quel hôtel ! On vient nous récupérer à la descente du bus, on porte nos sacs. Nous avons une suite avec vue sur la baie, deux grands lits, le frigo… Grand luxe pour 5€ chacun !

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Pour visiter la baie d’Ha Long, une solution : le bateau. Nous ne sommes pas seuls. En 30 minutes d’attente, nous avons dû voir une trentaine de bus arriver, tous remplis d’Européens en short et en tongs. Cela fait très touristique, surtout que la température extérieure est plus proche de 10 degrés que de 30 !

Sur notre bateau (15$ pour 4 heures, mais je suis sûr que c’est possible de négocier jusque 10), nous observons les paysages. Rien de tel que des photos pour mieux expliquer.

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P1050638La baie d’Ha Long est l’une de sept nouvelles merveilles du monde de la nature selon un site internet coréen (qui fonctionne selon les votes des internautes). Wulingyan sur l’eau. Beaucoup de karst, des caves, des passages souterrains. Nous choisissons l’option kayak (5$), un régal. Nous nous dirigeons dans une grotte qui se révèle être un tunnel vers un lac intérieur, entouré de karst. Epoustouflant.

P1050659-copie-1Avec la brume, j’ai vraiment l’impression d’être dans Pirates des Caraïbes.

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P1050786Nous avons enchaîné avec une grotte, la première que je fais depuis un temps indéterminé (j’ai de vagues souvenirs d’enfance à ce sujet). Là encore je suis subjugué. Haut-bas, gauche-droite, la tête n’arrête pas. Je bloque parfois une minute sur une scène. La grotte est mise en couleur, cela intensifie le charme.

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Le lendemain l’idée est de faire Cat Ba Island. Problème, je suis malade. La première fois pour ce périple, sans doute pas la dernière. J’accuse la nourriture vietnamienne et/ou la météo (fraîche). Pas d’appétit, pas d’envie, un manque de sommeil constant même après une nuit de 14 heures. L’important c’est la santé. True story. Nous restons deux nuits supplémentaires à l’hôtel, le temps d’être à nouveau d’aplomb. 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 03:35

Après une nuit de bus au départ de Sapa, nous débarquons dès l’aube à Hanoï, capitale du Viêt-Nam, deuxième plus grande ville du pays avec ses 3 millions d’habitants (cela paraît peu par rapport aux mégalopoles chinoises !) Un taxi nous pigeonne un peu d’entrée pour nous emmener chez ma Couchsurfer, Yojin, Coréenne ayant grandi à New York et vécu à Paris et Helsinki. Elle habite un appartement de fou qu’elle partage avec une Canadienne et une Américaine, toutes 3 sont professeures (avec businessman, j’ai l’impression que l’enseignement est le meilleur job pour voyager et s’installer à l’étranger !)

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L’appartement est situé du côté de Ho Tay, le plus grand lac d’Hanoï, un quartier très européen. Nous faisons le tour de la zone et je découvre que la France a laissé une influence plus profonde qu’imaginé jusque-là. L’architecture des maisons (ou plutôt des villas) est grandement française, le nombre de boulangeries « made in France » est incalculable. Les Vietnamiens appellent toujours les étrangères « Madame », avec une prononciation française s’il vous plaît ! J’ai rencontré plusieurs vieilles dames qui ne parlaient pas anglais, mais qui se débrouillaient avec la langue de Molière.

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La France a quitté le Viêt-Nam (et l’Indochine) en 1954 (accords de Genève, deux mois après la défaite de Dien Bien Phu). Depuis, le pays a traversé la guerre contre les Etats-Unis, un conflit entre le nord et le sud, occupé le Cambodge dix ans et mis fin au régime des Khmers rouges, et entretenu des relations diplomatiques très difficiles avec la Chine (conflit frontalier en 1979). Je rappelle aussi que le Viêt-Nam est officiellement un pays communiste et c’est donc sans surprise que l’on peut visiter le mausolée d’Ho Chi Minh, figure de l’indépendance et de la résistance à l’envahisseur étranger (après le mausolée de Lénine et de Mao… tradition des communistes ces mausolées !).

Alors oui le Vietnamien paraît petit comme ça. Il sourit, il est gentil, serviable… mais en temps de guerre il se révèle un redoutable combattant, capable de résister aux envahisseurs mongols au XIIIème siècle ou de mettre à la porte les Américains malgré une différence dans les technologies assez abyssales.


 

Assez d’histoire, revenons à la ville de Hanoï qui restera un très bon souvenir. Beaucoup de lacs, un grand soleil, une température correcte : les conditions étaient réunies pour que l’on puisse passer un agréable séjour. Nous avons dépensé deux jours dans les 36 vieilles rues du centre-ville à marchander et négocier  (épisode déjà longuement évoqué dans mon précédent article). Point intéressant : la plupart des prix sont annoncés en dollars. Etonnant de la part d’un pays sous embargo américain jusque 1994 ! L’explication est assez simple, 1€ vaut 28 000 dongs, monnaie locale. Alors quand nous demandons un prix, le vendeur préfère dire 5$ que 100 000 dongs, cela paraît beaucoup moins cher à l’oreille. Mieux, alors que nous payons au restaurant, nous obtenons 1$ américain de change. Pour ma partenaire n’ayant jamais visité les Etats-Unis, c’est l’occasion d’avoir un nouveau billet dans sa collection !

 

Concernant les restaurants, et la nourriture en général, on m’a dit beaucoup de bien de la nourriture vietnamienne. Je suis déçu, très clairement. J’en viendrais presque à regretter la nourriture chinoise ! Depuis 48 heures je suis un peu malade et j’accuse très clairement la cuisine locale ! De la soupe, des nuddles, du bœuf, du riz. Rien d’extraordinaire pour l’Asie, et moins bien préparé, pour le moment, qu’en Chine.

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Traverser la rue à Hanoï est un challenge. Le nombre de motos est extraordinaire (je mise sur une voiture pour 20-30 motos). Comment traverser ? Les locaux nous ont expliqué : il ne faut pas regarder ! Marcher lentement en diagonale, les motos vont vous effleurer mais réussiront toujours à vous éviter ! Cela paraît dangereux ? Ça l’est ! Cela a bien fonctionné jusqu’au dernier jour, lorsqu’une voiture ne m’a pas évité… heureusement elle roulait à une vitesse très limitée, due à la dense circulation. Je m’en sors sans dégâts. Ce système fonctionne donc avec les motos, moins avec les autos.

Enfin, nous avons pu découvrir les joies de la poste au Vietnam. Objectif : envoyer un colis (15 kilos !) en France. Temps estimé : 3 mois (réduit à deux après discussions, à croire qu’il faut tout négocier ici !). Bien sûr il faut protéger ce que nous envoyons, papier journal, rouleau d’adhésif, polystyrène… tout ce que nous trouvons dans le coin entre dans le carton ! Nous sommes finalement restés dans la poste… 3h30 ! Dany Boon pourrait en faire un sketch.

 

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Pour quitter Hanoï c’est la galère. Nous pensons pouvoir prendre un bus depuis une station, finalement ce n’est pas la bonne. Les locaux nous aident, nous montrent le bus numéro 1. Le chauffeur nous explique que ce n’est pas le bon bus. Même histoire pour le bus 28. Nous prenons finalement un taxi qui nous pigeonne assez magistralement avec son compteur : lorsque j’observe le compteur il évolue lentement… 1, 2, 3… je tourne la tête deux secondes : 13 ! J’ai renouvelé l’expérience deux fois, la même ! Ensuite je n’ai pas quitté le compteur des yeux !

Une nouvelle station de bus. Au guichet on nous explique qu’il n’y a pas de ticket disponible aujourd’hui. Les locaux veulent nous venir en aide, mais ils en viennent surtout presqu’aux mains, à savoir qui a raison sur la solution à apporter à notre problème. Ils s’énervent, se crient dessus. Nous, au milieu de tout ça, on en regrette presque d’avoir posé la question. Finalement, une demoiselle, plus énervée que les autres, nous prend par la main et nous fout dans un bus, qui se révèlera être le bon ! A nous la côte !

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:09

Dans l’école de la négociation, j’ai débuté par les souks égyptiens, une école très formatrice, reconnue de tous les spécialistes. Et après quelques stages intensifs aux Philippines, en Turquie, en Russie, en Mongolie et en Chine (ou dans le quartier chinois de New York !), je pense être devenu un bon négociateur. L’objectif : ne pas se faire pigeonner parce que tu es un touriste (occidental qui plus est !).

 

Le moment shopping présenté ci-dessous est extrait des histoires merveilleuses de Phileas Fogg dans les 36 old streets de Hanoi (36 rues de shopping, le fantasme de chaque demoiselle, le cauchemar de chaque homme).

 

A l’étranger, nous sommes souvent fascinés par les produits locaux,  ceux que nous n’avons pas dans notre supermarché, et dont nos voisins ignorent même l’existence. L’idée : ramener un produit dont nous serons le seul possesseur à 200 kilomètres à la ronde (tout le contraire des meubles Ikéa).

Personnellement j’ai craqué pour les couvertures de Tintin. Des 22 albums officiels, je me demande donc lequel ramener à la maison. Après mûre réflexion, et après m’être souvenu que demain, j’envoie un paquet pour la France, je décide d’acheter les 22 couvertures. Au-delà du problème du poids et de l’encombrement, c’est surtout le prix qui me fait un peu hésiter. 140 000 dongs, 5€ la couverture. Multiplié par 22, cela fait 110€ (j’espère que les filles suivent toujours après ces opérations compliquées). Une somme en soi.

 

Le premier jour, je touche un peu une couverture devant le propriétaire. Il me fixe son prix. Je le repose directement et fais une mauvaise tête. « C’est cher ». En France, 5€ ce n’est pas cher. Mais pour le Viet Nam c’est en effet un peu cher. 140 000 dongs, j’espère arriver à 100 000. « Pour vous, je peux le faire à 120 000 ». Mes pensées s’éclairent, s’il descend aussi vite, je peux arriver aisément à 80 000. Je quitte cependant le magasin et entre dans un autre. Prix de base : 100 000 dongs ! Houla, ça dégringole dans le coin !

Après une journée de lèche vitrine (fantasme de chaque demoiselle, cauchemar de chaque homme…), j’ai pu faire un comparatif des prix. Celui de base pour mon Tintin : 80 000 dongs ! Belle différence quand on veut en acheter 22 !

 

Le lendemain, je vais chez mon amie 80 000 (ce n’est pas son prénom, mais cela facilite la compréhension). 80 000 c’est le prix pour 1, combien si j’en achète 10 ? 75 000. D’accord mais si j’en achète 20 ? La vendeuse a du mal à diminuer. Elle sort 70 000 mais je sens bien qu’elle est dans sa zone limite. 70 000 c’est exactement 2,50€ la couverture. Moitié-prix depuis hier, je suis sur la bonne voie, la voie du prix juste.

70 000 x 22 = 1 540 000. Ça ne tombe pas juste ! J’explique que les ronds comptes font les bons amis (expression française, true story !). La vendeuse n’apprécie pas l’expression, mais quand je lui dis que je reviens un peu plus tard, elle finit par enlever les 40 000 gênants.

Je suis plutôt content de mon affaire. Problème, ma vendeuse n’arrive pas à mettre la main sur 3 couvertures manquantes. « Ah, c’est embêtant ». Surtout ne pas dire que ce n’est pas grave, que les 3 manquantes sont dans un magasin une rue plus loin. Elle me regarde avec un air dépité. Elle a déjà empaqueté 12 couvertures, un gros travail.

Je lui explique qu’il me faut la collection complète, que je ne peux pas ramener 19 couvertures en France… Je me dirige vers la sortie. Elle me demande un dernier prix. Je lui fixe 65 000 par couverture sinon je pars. Je sors l’argent.

A la vue de l’argent, à la vue des couvertures empaquetées, et à la vue du regard de sa mère, son fils me dit ok en anglais. Sa mère me m’adressera plus un sourire, elle est franchement en colère. Oui, règle de base : si le vendeur vous fait un grand sourire en partant, vous êtes un pigeon. Si le vendeur est en colère (tout en vous vendant le produit), pensez que vous avez obtenu le meilleur prix, le Juste prix !

 

Bon cela fait un peu salaud sur les bords de négocier pour 8 centimes d’euros par-ci par-là, mais, comme le dit l’expression, business is business. Et ça rattrape le fait de se faire pigeonner par le taxi parce que, de toute façon, vous ne connaissez pas la bonne route.

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Les règles de la négoce

Règle de base : faire marcher la concurrence, regarder dans les magasins d’à côté le prix pour le même produit.

Règle numéro 1 : ne jamais prononcer les premiers mots ou demander le prix, attendre que le vendeur parle en premier.

Règle numéro 2 : reposer l’objet lorsque le premier prix est annoncé, avec une mine de dépit.

Règle numéro 3 : ne jamais prononcer un seul prix, même lorsque le vendeur vous demande combien vous seriez prêt à mettre.

Règle numéro 4 : ne jamais verser l’argent tant que le produit n’est pas dans vos mains. S’il existe un seul petit défaut dans le produit, demander une ristourne.

Règle numéro 5 : tant que l’argent n’a pas été versé, la négociation continue. Si une offre a été acceptée, possibilité de revenir en arrière et de tester l’offre – 5/10% dans le magasin d’en face.

Règle numéro 6 : ne pas oublier que la négoce est un jeu, que l’important c’est de participer. Et surtout qu’il y ait deux vainqueurs, pas seulement le vendeur.

 

Je reste à l’écoute d’autres conseils de la part de négociants avisés.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:24

Pour rejoindre le Viet Nam depuis la Chine, deux points frontières s’offrent à nous. Nous avons choisi Hekou-Lao Cai, ce point de passage étant le plus proche de Kunming. Une nuit de bus plus tard, 7 heures, heure chinoise, nous sommes devant la frontière. C’est fermé, embêtant ! Nous en profitons pour échanger nos derniers yuans. A côté de nous, les travailleurs transfrontaliers attendent également, bien alignés.P1050302 La frontière ouvre, je montre au douanier où il doit mettre son foutu tampon (mon nombre de pages libres a considérablement diminué après les différents épisodes chinois !) et nous voici au Viet Nam. Il est 7 heures !

Oui, le Viet Nam, c’est une heure de moins que la Chine, 6 heures de décalage horaire avec la France.

 

D’entrée nous sommes assaillis par des taxis et des chauffeurs de bus qui nous proposent leurs services pour rejoindre Sa Pa, destination du jour. On prend celui qui fait le plus sérieux tout en ignorant ce qui va se passer un peu plus tard.

Nous avons besoin de dongs, la monnaie vietnamienne. Taux de change : 1€ pour 30 000 dongs. On retire 1 million chacun ! 1 million dans mes poches, ce n’est pas tous les jours ! Oui, en franchissant la frontière, je suis devenu milliardaire !

 

Nous sommes dans le bus. Nous attendons. 1h. 2 h. Oui, le bus ne démarre pas tant qu’il reste de la place. 3h30 plus tard (sic !) nous partons enfin. Le bus est très chargé : différents paquets, une tonne de papier toilette, du ciment et… des passagers, qui tentent de respirer entre tout ça. Chauffeur de bus et postier, drôle de métier. Jusqu’ici tout allait bien.

Tout le long de la route, l’acolyte du chauffeur nous demande de payer. Le problème ? Nous avons déjà payé, il y a 4 heures de cela. Alzheimer précoce ou envie de pigeonner un blanc ? Cela commence à sérieusement énerver ma partenaire, surtout qu’il nous explique que « si vous ne payez pas, vous finissez à pied ». Le bus continue cependant jusque Sa Pa. Là, la menace se transforme en « si vous ne payez pas, nous ne nous arrêtons pas ! »

Bon, fini la rigolade, je me lève (et je ne le bouscule pas), ouvre la porte du bus en marche. Le chauffeur s’arrête. Nous descendons. Il veut nous serrer la main. Ma partenaire souhaite plutôt lui mettre en pleine face !

 

Sa Pa c’est comment ? Froid. Pluvieux. Avec du brouillard. Pas l’idéal pour observer les terrasses de riz qui nous entourent. Sa Pa c’est super touristique. Dans certaines rues, le nombre d’Occidentaux est supérieur aux locaux. Ça nous change de la Chine et nous prépare pour l’ensemble des pays d’Asie du sud-est. Deux-trois blancs discutent avec des jeunes filles. L’un d’entre-eux est particulièrement collant. Je n’aime pas. Sensation étrange qui me rappelle les Philippines.

Sa Pa et ses environs ce sont des minorités ethniques qui vivent pour la plupart de la riziculture ou… du tourisme. Le marché est l’attraction principale de la ville, l’occasion de faire des affaires à l’approche des fêtes.

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3 jours où nous avons très peu bougé de notre chambre d’hôtel ou des restaurants. Manger, dormir. Faire des cours d’allemand aussi. D’ailleurs ceci est un ersatz de banana split façon Viet Nam ! (où sont les boules chocolat et fraise ? où est la chantilly ?) Je pense que Sa Pa restera simplement dans nos mémoires comme la première cité que nous avons visitée au Viet Nam. Une déception. Peut-être due au sud de la Chine qui est encore dans nos mémoires.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 04:09

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Un itinéraire, ça évolue ! La preuve, j’étais parti pour 3 semaines de Russie, de Mongolie et de Chine. J’ai finalement bien raccourci les deux premiers et allongé le dernier pays cité. Rien n’est figé !

 

Cette carte, c’est mes deux-trois prochains mois de voyages.

Actuellement nous sommes au Viêt-Nam, que nous allons longer du nord au sud (ligne Hanoï-Ho Chi Minh Ville, ex-Saïgon), en passant par la baie d’Ha Long (et Cat Bah), puis Nam Dinh, Hué, Nha Tang (sur les plages à Noël), Da Lat, et le delta du Mékong. Le 31 décembre sur Saïgon.

Nous nous dirigerons ensuite vers le Cambodge puis le Laos.

 

Logiquement la suite voulait la Thaïlande, puis la Malaisie avant l’Australie. Les rumeurs disent que la cote de la Birmanie a bien remonté, tout comme celle de l’Indonésie. La Papouasie-Nouvelle-Guinée reste un fantasme seulement réalisable en cas de présence en Indonésie. Les Philippines ont été éliminées au premier tour (la faute à un voyage en 2008 !)

 

Bref, nous hésitons, et déciderons selon le temps (et l’argent) disponible dans quelques semaines/mois. Je relance l’invitation à tous ceux qui souhaitent me rejoindre dans l’un des pays cités un peu plus haut (jusque l’Australie !), vous êtes les bienvenu(e)s !

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