24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 22:53

C'est l'une des choses que l'on remarque très vite en Angleterre. Des bandes d'écolières aux habits semblables se baladent dans les rues de ma ville. Cette uniforme n'a pas l'air de les déranger. Avec l'Irlande, la Grande-Bretagne est l'un des derniers pays européens a obligé le port de l'uniforme dans ses écoles publiques. En France, celui-ci a totalement disparu du public après 1968. Nous avons choisi la liberté, les anglais l'égalité.
Plusieurs fois la critique est revenu dans notre hexagone : l'école est un lieu où on affiche les marques,  ou le racket prospère. De leur côté, nos amis de 100 ans n'ont pas vu de vol d'uniforme, et pour cause, ils ont tous le même. Pas de jalousie. Mais pas de liberté. Pas d'égalité de notre côté. Certains peuvent montrer leur richesse en achetant les derniers vêtements à la mode, les plus pauvres ont repris ceux du grand frère.

C'est malheureusement l'un des gros problèmes de la liberté et de l'égalité, une tendance à l'opposition.

Pour moi, le plus grand exemple est la lutte entre le capitalisme et le communisme, le premier privilégiant la liberté, le second l'égalité. La liberté a gagné, mais avec elle un grand cortège d'inégalité. Economie de marché, liberté d'investir, mais également liberté d'instaurer des salaires différents et de ce fait, liberté d'instaurer une inégalité. Nos amis Bolcheviques avait d'abord choisi d'instaurer une grande égalité dans le niveau de vie mais ils ont sacrifier la liberté sur l'autel de l'égalité. Quel est le meilleur sacrifice ? Que choisir ? Egalitarisme liberticide ou libéralisme inégalitaire ?

Heureusement, dans notre belle devise symbole que nous a transmis Robespierre, il reste la fraternité. Les liens de solidarité et d'amitié entre les hommes. C'est peut-être ce mot là qui doit rassembler les deux autres.l-abb-.jpg

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 14:45

Le transport se fait en bus entre Belfast et Dublin. L'occasion d'admirer les paysages irlandais, souvent en pleine construction. Et l'arrivée offre un contraste saisissant. Je sortais d'une petite ville sympa chargé d'histoire, Belfast. Et me voici en plein coeur d'une sorte de City irlandaise : immeuble immense, circulation dense et siège des banques. Ce que je connaissais de Dublin revient à ma mémoire, le Tigre celtique et sa croissance économique faramineuse, sa politique ultralibérale et son savoir-faire technologique. L'Irlande fut l'un des principaux bénéficiaires de l'UE. Néanmoins, le boeuf risque vite de se retransformer en grenouille. Prévision pour l'année prochaine : - 8% pour le PIB. C'est le pays européen le plus touché. Néanmoins, au-delà des considérations économiques, j'attendais beaucoup culturellement de cette visite. J'avais à l'esprit les traditions irlandaises, les chansons de U2, les combats pour la liberté. L'Irlande me faisait déjà kiffer avant d'y rentrer. Plus dure sera la chute...

Après une première soirée en toute tranquillité c'est parti pour la visite. Et là, c'est le drame... Le froid est présent dans le ciel et sur la ville. Loin de l'histoirienne Belfast, je suis en pleine mégapole. Les monuments sont planqués entre deux immeubles, la circulation est dense. On manque le free tour et décidons finalement de faire notre propre visite. Je suis peu impressionné par les lieux, l'université est une petite déception. On se pose ensuite dans un pub pour se réchauffer, le blouse monte en moi. L'après-midi on visite l'usine Guiness... oui c'est un programme commun. Mais pour l'anti-alcool que je suis, c'est un second drame. Aucune information sur les méfaits de l'alcool, juste une immense publicité : "Guiness, la meilleure bière du monde" ou encore "Guiness est bon pour vous". Autant expliquer à un accidenté de la route les bienfaits de cette voiture qui fait des pointes à 200 km/h. Beaucoup sont d'accord avec moi concernant l'aspect vendeur de la visite. Le seul point positif est le 7ème étage avec la magnifique vue de la ville sous la pluie irlandaise. Une pinte gratuite, pour moi un coca. En soirée c'est un restaurant bien sympa.

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Les voyages forment la jeunesse. Oui, mais ils forment aussi parfois quelques trous dans les comptes; Dublin en est l'exemple illustrateur. Clope 8€. Kébab-Pepsi : 9,70€. Les prix sont hallucinants. Chaque bouchée est savourée, compte-tenu de la somme contenu dans la cuillère. J'ai l'impression de manger mon Livret A. On est loin d'un Tour de France avec un euro par jour. La soirée continue du côté de Temple Bar, le quartier des artistes et des assoiffés. La musique est bien sympa et réévalue ma première vision de la ville.

P1040423.JPG

Celle-ci remonte un peu plus dans mon esprit à la suite du Free Tour de mardi. Le principe est simple. Rendez-vous à 11 heures dans un lieu stratégique de la ville. Un guide est présent et vous fait une visite gratuite de 3 heures. Il aborde l'histoire de la ville, l'histoire du pays, l'anecdote sur certains lieux. On y découvre où U2 a commencé sa carrière, on y écoute un peu de musique traditionnelle. Le soleil revient dans le ciel et dans nos coeurs. Le guide mérite son gros pourboires, le temps passe trop vite. Lunch dans un pub bien Irlandais, je teste comme à chaque fois la nourriture locale, toujours avec succès. L'après-midi, les filles sont partis faire du shopping (étonnant, non ?) et les garçons continuent à la découverte de la ville. On se pose ensuite dans un pub (étonnant, non ?) et apprécions les paysages irlandaises (non, il n'y a pas de faute d'accord !)

Aujourd'hui c'est le 14 avril, je m'attends donc à quelques choses. Le coup de la surprise je connais. Alors chaque signe que je décèle me font penser que quelques choses se préparent. Dans le magasins, l'un des boys me tient à l'écart des autres pour que les autres fassent un achat spécial. Je le sais mais je fais genre de ne pas comprendre et de n'avoir rien vu. Internet café, un des mecs reçoit un appel curieux des filles et doit partir de toute urgence. Ok, je le vois venir. J'arrive à l'auberge, ils sont dehors. Que vont-ils faire ? Suspense.
En vérité je me suis fait un film. L'appel bizarre était vrai. L'auberge nous a compté 2 nuits au lieu de 3. Nous voici à la rue. Notre staff a disparu. Tout le monde a sorti les crocs dès que nous croisons celui en charge des réservations. Il comprend notre douleur, 2 bonnes heures de négociations, d'appel, d'attente. Et le dénouement heureux. Ce soir nous dormons dans l'hôtel d'à côté. Grand lit, 4 par chambre maximum. Le grand luxe. Finalement on ne regrette pas le temps perdus. La douche dans la chambre, l'eau est chaude, on a une armoire et on peux faire notre lessive. Une sorte de "Bon anniversaire Jérémy" de la part de l'hôtel. Ma soirée anniversaire fut d'être entouré d'eux, ma nouvelle famille Erasmus. Et puis la cadeau de sa part, quelque chose d'extraordinaire sur quoi je reviendrai assez vite.

Le dernier jour à Dublin me permet de visiter les deux gros musées de la ville, le musée d'histoire de l'Irlande et la National Gallery. L'étudiant en histoire de l'art apprécie plus le second. On sent la fin de notre petit séjour approché. Le groupe perd 3 éléments, parti pour rentrer au pays ou sur Londres. Alors on savoure les derniers moments together, avant, pour elle et moi, de découvrir l'Ecosse pour la deuxième partie du séjour en tête-à-tête.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 14:21

Les vacances d'un Erasmus. Vous allez dire : "hum, c'est un pléonasme". En effet, Erasmus = grande vacance. Mais à l'intérieur de la période Erasmus je me suis accordé 10 jours de découverte. A l'assaul des îles Britanniques !
Vendredi matin, départ en bus vers Londres où nous devons prendre l'avion. Comme souvent, les Espagnols sont en retard et n'ont pas acheter leur ticket de bus...ils courent pour prendre le train et nous rejoindrons à Londres. Ensuite c'est direction Belfast et son aéroport Georges Best (les fans de foot apprécieront).
Je pars vraiment à l'inconnu dans cette ville. J'ai quelques souvenirs lointains des histoires ensanglantées de Belfast dans les journaux télévisés aux milieux des années 90. Le reste, c'est très flou. J'ai bien compris que Belfast fait parti du Royaume-Uni, le reste ce sera de la découverte. La première soirée se fera dans un restaurant assez chic, à une heure trop tardive pour nos amis British. Aujourd'hui 10 avril, c'est le Good Friday, celui qui précède Pâques. Alors la plupart des pubs ferment à minuit. Nos espagnols sont en pleurs. Heureusement, un bar reste ouvert et nos nouveaux guides nord-irlandais nous emmènent dans ce lieu où il n'y a pas d'alcool... mes amis Erasmus sont en pleurs. J'ai beau expliqué que cela est possible, qu'une soirée sans alcool c'est sympa, il n'y arrive pas...

Samedi matin, l'empereur, sa femme...ok j'ai déjà fait cette blague dans un article récemment, je sors ! Brunch anglais ! Je n'ai pas choisi mais j'ai le droit aux saucisses et aux oeufs à 10 heures du mat'. Mon chocolat chaud me manque... mais j'apprécie la chose. Ensuite visite de Belfast. Là, c'est le choc.
Belfast c'est un peu le Berlin d'avant 1990. Une ville coupée en deux. D'un côté on vend des maillots de foot de l'Angleterre, de l'autre de l'équipe d'Irlande. D'un côté le drapeau de la couronne flotte, de l'autre les drapeaux irlandais sur les maisons. Catholique contre protestant. On comprend très vite dans quels quartiers nous sommes, il suffit de regarder les murs. Les dessins me glacent le sang.

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On ne peux pas être plus explicite. Partout on vous explique les méfaits de l'IRA. Bienvenue en terre protestante. P1040385.JPGLes plaques commémores les morts. Et puis le mur. Berlin, 1980 ? Non, Belfast 2009. Il est immense et laisse de marbre. Partout des inscriptions. Pour la paix. Ou pas. Du genre : "L'IRA a tué plus de catholiques qu'aucune armée Britaniques". Ou "I have a dream : Peace in Belfast". Alors que nous sommes là, ébahis, des touristes s'approchent et gravent leur nom sur le mur. Une façon de dire : j'y étais. On continue notre marche et découvrons que la route est fermée. Le quartier est l'un des plus sensible. L'un des plus pauvres aussi. De l'autre côté les grillages se prolongent jusqu'aux maisons. Pour éviter que les pierres lancées ne brisent ou tuent. Des fils barbelés, un quartier désert, sorte de No man's land. Et enfin on traverse la route. Second choc. Les drapeaux irlandais flottent sur les maisons. On commémore les martyrs tombés pour la liberté. Des vitres sont encore brisées, les plaques commémoratives ornent les murs. Ici sont morts .... tombés pour la liberté. Un cimetière est spécialement dédié aux catholiques tués par cette guerre civile. La dernière plaque : 2008. En 2009, deux policiers britanniques se sont fait descendre ici.

 

P1040393.JPGJe ne sais pas pourquoi, mais j'avais plus de sympathie pour le côté catholique, irlandais. Peut-être parce qu'il souhaitait le liberté. Ou alors c'est mon côté français anti-anglais qui ressurgit. Ou les symptômes de ma communion qui me vont croire que les catholiques étaient des martyrs. En vérité, il n'y a pas vraiment de bon ou mauvais côté. Des deux côtés ce sont des civils innocents tués, car présent au mauvais endroit au mauvais moment. Femmes, enfants, les listes sont longues. L'IRA date de 1916. Plus de 80 ans de guerre. L'accord du Good Friday en 1998 à Belfast. Et néanmoins certaines branches de l'IRA qui continue de tuer comme l'IRA véritable. L'historien que je suis est passionné.

Néanmoins il n'y a pas que des endroits flippants dans cette ville, direction le pub ! Match de foot, ambiance assurée. On s'installe à côté de deux grand-pères qui nous font la discussion. J'écoute avec attention l'accent irlandais, moins pire que je ne le croyais. Belfast, c'est aussi l'une des villes de conception de Titanic. On se dirige vers les docks mais il y a peu de trace de l'insubmersible (sic !) Petit repas, petite séance de bowling. On se remet de nos émotions et reprenons plaisir à vivre. Le choc fut important et ce fut difficile de rire ou de sourire après notre matinée.
La soirée se passe dans un pub, où nous pouvons déguster les spécialités locales. Puis l'Empire, une sorte de cabaret à l'ancienne, installé dans une ancienne... église !P1040412.JPG Musique irlandaise, petite danse. Une journée parfaite, où nous avons découvert les multiples facettes de cette ville qui mérite d'être vue. Une petite rose achetée pour Elle et c'est parti pour la deuxième et dernière journée.

Déjà le réveil à la douche froide, ça n'est pas sympa ! Le brunch anglais, ça c'est fait ! Ensuite nouveau quartier de Belfast, son université, sorte de mini-Oxford. J'ai déjà vu le vrai, mais ça me rappelle quelques bons souvenirs en sa compagnie. Le soleil nous accompagne (oui il y a du soleil en Irlande du Nord ^^) dans notre visite du jardin botanique. Ceux qui me connaissent bien savent que je suis plus historien que jardinier. Néanmoins j'apprécie les décisions prises en commun. Oui car nous sommes 9 pendant ce voyage Eramus. Autant dire que les risques de prise de tête et de désaccord sur le programme sont élevés. Mais cela se déroule très bien.
C'est quand même assez fou Erasmus. Je ne connaissais pas la plupart de ces étudiants avant janvier (ce sont beaucoup d'Erasmus du second Term) et pourtant on dort ensemble, on mange ensemble, on en arrive même parfois à partager notre déo...(oui, je sais que vous appréciez la précision du texte !) La famille Erasmus en quelque sorte. Et après un petit foot (on ne perd pas les bonnes habitudes, même en Irlande du Nord !) départ pour Dublin.
Vous nous accompagnez ?

  P1040421.JPG

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 22:51

22 ans. Aie.
Depuis déjà plusieurs mois, j'envisage ce chiffre avec inquiétude. Non pas que 22 ans soit une étape importante de la vie. Ca n'est pas 18 ans et le permis. Ca n'est pas 20 ans et sa grande fête surprise. Non, mais 22 ans c'est peut-être plus que cela. 22 ans ça m'amène à réfléchir sur mon avenir encore un peu plus. Que faire de ma vie, c'est un peu MA question existentielle de ses 22 ans. Le fait de devoir faire des dossiers, de se présenter à des concours, d'avoir des risques d'échecs...tout cela est bien nouveau pour moi. Pour le moment, ma vie était guidé par l'université, voilà qu'il se peut que je quitte celle-ci dans quelques mois. Avec regret ? Pas forcément mais j'avoue que le rythme de travail (sic !) risque de me laisser mélancolique ces prochaines années.

22 ans. Ca y est, on passe dans le décompte inversé. Jusque 21 ans, ça me plaisait de grandir. 22 ça me fait beaucoup moins rire. On n'a plus 20 ans... Expression qui nous fait bien marrer quand on les a encore, beaucoup moins aujourd'hui. Je prends beaucoup plus de temps qu'auparavant à regarder certaines photos, à revenir en arrière, à relire quelques pages de blogs pour me rappeler de l'époque du lycée ou de la fac. "Déjà !" diront certains. Oui, en effet, il peut paraître dérisoire de regretter le passé à un âge aussi peu avancé. Mais c'est peut-être la peur d'un futur moins joyeux.

A 22 ans j'ai déjà réaliser pas mal de mes rêves. Les pyramides, un voyage exotique, un tour de France en mode galère. De la radio, de la presse écrite. 3 années de fac, une année Erasmus. Et devant moi ? Pfffff, le flou en fait. La seule chose dont je suis sûr pour ma vingt-troisième année (putain, ça fout encore plus les boules de le dire comme ça, j'ai l'impression de prendre une année de plus !), c'est un Tour d'Europe. Le reste ce sera une histoire de chance.

Ah oui, il paraît que ça se fête ! Rassurer-vous, je suis actuellement (et logiquement) en Ecosse en compagnie de la demoiselle. Néanmoins je pense toujours à vous, que vous ayez 20 ans (ah le bel âge !) ou plus (bon courage !)...

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 22:49

Mardi ce fut le dernier Ruby Tuesday. Déjà ? Merde alors, j'en ai pas assez profité (sic !). Every mardi c'était devenu un rituel, et tel un bon chrétien allant à la paroisse chaque jour du seigneur, j'allais trainé mes guêtres du côté d'Origins, ce bar tant accueillant, aussi connu pour sa fondu au chocolat que pour cette fête hebdomadaire. J'ai beaucoup trémoussé mon corps au départ, histoire de me faire remarqué, notamment des filles. Et puis depuis quelques semaines je lui ai préféré le Bluesday Tuesday et ses music live, bien sympa et un peu plus reposant.

Jeudi, ce fut la dernière présentation et le dernier Seminar. Pour faire simple, mon dernier cours ici. Déjà ? Oui, là j'avoue que ça me fait limite un peu ch***. 9 avril, et presque en vacance. Reste 4 examens... Alors je me suis rappelé des premiers seminars, ceux où je ne comprenais pas ce qui se passait, où j'essayais de rester accrocher la première demi-heure. Je me suis souvenu des profs qui m'ont toujours accordé un peu plus d'attention qu'aux autres élèves, qui essayent de faire des blagues en français...pas toujours drôle, mais j'avais toujours un sourire pour les récompenser de leur gentillesse.

Jeudi soir, dernière soirée du semestre à Parkwood. Je n'y vais même pas. House party, c'est fini pour le moment. Envie d'être chez moi à préparer mon avenir. Car oui, les house party font déjà plus parti du passé que de l'avenir. 9 avril, je croise Alicia, Sean, Liz dans le couloir et la cuisine à 3 heures du mat'. Une habitude qui ne change pas. J'explique que demain c'est le départ. Irlande, Ecosse. 10 jours de vacances dans une année où le travail n'aura pas toujours été de la partie (sic !). Certains diront que ça n'est pas mérité. Pas faux, mais je profite au maximum du système Erasmus. Ce fut donc des accolades, des imitations de pleurs, de "on se revoit dans 15 jours..." Pour le moment, ce fut du cinéma. Mais on est bien conscient que ça ne le sera pas le jour J.
Mercredi, Myrthe est définitivement parti. Une néerlandaise, avec qui j'ai passé quelques soirées. Certains l'ont vu devant sa maison, en pleurs. Ca me fait déjà mal d'imaginer que ce temps risque d'arriver pour moi, et pour nous tous ici. Le paradis à une fin. Il me reste maintenant à en trouver un autre pour m'accueillir.

Néanmoins, après cette petite déprime de fin de semestre, une vidéo de nous, Erasmus, en partance pour le Works ce lundi, deuxième étage du bus complet. Les Italiens se mettent à chanter leur hymne, les Français leurs répondent. Enorme... Une soirée qui fut encore magique.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 22:48

Elle-et-moi.jpgQue dire en ce moment, hormis que ma vie tourne autour d'elle. Que chacun de mes choix, de mes décisions dépendent de ses actions, de ses sentiments. Que même mes déplacements et mes activités se font selon ses désirs, ou plutôt les miens : être avec elle.
Le futur est incertain, je le sais bien. Pour le moment j'essaie de profiter de l'instant présent, sans trop me poser de questions (oui, vous ne me croyez pas, et vous avez raison !) Va t-on continuer après Erasmus ? On compte bien essayer. Les relations à distance ? Je n'y crois pas. Mais avec elle je crois à tout.

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 22:47

P1040297.jpgRéveil matin dans ses bras
Pic-nique à la plage
Sieste dans ses bras au soleil
Foot avec les Erasmus
Foot avec les collocs
Repas avec les collocs
Dormir dans ses bras
Résumé : 3 fois "dans ses bras", 2 fois "collocs" et "foot", Erasmus, plage et repas


Il y a le ciel, les oiseaux et la mer... Qui a dit cela ? Aurait-il oublié l'amour ? Parce que sans cela c'est tout de même un peu moins sympa. Je suis bien au paradis ici, à n'en pas douter. Je profite un maximum mais le temps passe très vite. Je serai de retour le 19 juin, mais je risque de passer du 6 au 8,9 mai.
Je vous aime, elle aussi

                                                                        Un ami qui vous souhaite de vivre la même chose

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 22:46

3h du mat', une silhouette longe les murs. Qui peut bien être cet individu encore réveillé ? Et que fait-il donc ? Il se rend à la laverie. Pas bête, à cette heure là, il n'y a pas foule.
5H, la lumière est encore allumée dans sa chambre. Il continue de vivre alors que le reste de la population est tranquillement plongé dans le monde de Nounours.
6H, il sourit. L'essai est transformé.

   Une soirée qui résume une semaine. J'ai vécu la nuit et dormit le jour. Pourquoi ? Mais pourquoi pas ! Se réveiller avec la coucher du soleil, s'endormir avec son lever. C'est un peu une mode Erasmus. En plein coeur de l'hiver je ne voyais parfois pas la lumière du jour. Et je sais que je ne suis pas le seul. Hier je croise Sean à 5H30 dans la cuisine. Mardi on mange ensemble à 3H du mat', avec Miss Alicia and Manu. Cela m'encourage ! Forcément le réveil se fait aux alentours de 14-15 heures. Petit-déjeuner. Lunch à 19h...en compagnie d'Alicia ! Ah les espagnoles !

   La nuit je me sens bien. Libre en fait. Je travaille bien mieux. L'inspiration est en moi, plus que le jour. La nuit m'apporte quelques conseils. Surtout c'est la motivation qui fait son effet. Si je veux travailler le jour, il y a toujours le risque d'une invitation au sport, ou à la sortie en ville. Pas facile de résister quand vous êtes en train de lire du Marx. Enfin, on a beau se balader à la laverie, on ne rencontre pas grand monde. C'est calme Erasmus en fait. Il faut juste choisir la bonne heure.

   Néanmoins, la nuit peut nuire à mon entourage. Alors même si je peux l'admirer à chaque mouvement de tête, il me faut faire un effort. Reprenons le goût du jour.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:43

Pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on peut remettre à demain ?

A chaque fois c'est pareil, je me dis "allez, cette fois-ci on commence les essais deux semaines avant, histoire de ne pas stresser le dernier jour". Et c'est toujours la même chose : "tiens, je peux le faire demain, c'est pas trop urgent, j'ai encore une semaine". Et voilà comment je me retrouve mardi à commencer mon premier essai. 2 essais pour vendredi, cela fait donc 2 jours par essai. Et en anglais !

Alors certes il y a toujours le petit démon en moi qui me dit : "tu es Erasmus, tu peux faire ce que tu veux". Presque, en effet. Cela fait trois fois que je rends mes essais en retard. Pas de beaucoup, toujours quelques minutes ou quelques heures. Mais à la mi-février, ce fut la fois de trop. Menace : vous allez avoir zéro ! "Merde, pour quelques heures... vous pourriez pas faire un effort ?" Réponse : ok mais la prochaine fois, soyez à l'heure !

Donc cette fois-ci je dois finir avant l'heure fatidique, vendredi 17h. Et c'est bien cela le problème. Je ne peux pas empêchais mon cerveau de dire : "c'est pour vendredi 17h !" Comme-ci le fait de le rendre avant était prohibé ! Alors le dernier jour, ou plutôt la dernière nuit, c'est le grand stress. La course contre la montre, les arrêts de jeu. J'ai beau avoir 90 minutes pour forcer la décision c'est toujours dans le temps additionnel que je marque le but.

Mercredi, 23h20. Je suis à la mi-temps. Et toujours pas de changement. Il y a encore le temps pour cela...

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 23:42

Je me sens fort. Je vole. Presque invincible.00945.jpgNéanmois, l'important, ce n'est pas le vol, c'est l'atterrissage.
A moins que... l'amour et l'eau fraîche ?
:-)

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