5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 22:47

P1040297.jpgRéveil matin dans ses bras
Pic-nique à la plage
Sieste dans ses bras au soleil
Foot avec les Erasmus
Foot avec les collocs
Repas avec les collocs
Dormir dans ses bras
Résumé : 3 fois "dans ses bras", 2 fois "collocs" et "foot", Erasmus, plage et repas


Il y a le ciel, les oiseaux et la mer... Qui a dit cela ? Aurait-il oublié l'amour ? Parce que sans cela c'est tout de même un peu moins sympa. Je suis bien au paradis ici, à n'en pas douter. Je profite un maximum mais le temps passe très vite. Je serai de retour le 19 juin, mais je risque de passer du 6 au 8,9 mai.
Je vous aime, elle aussi

                                                                        Un ami qui vous souhaite de vivre la même chose

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 22:46

3h du mat', une silhouette longe les murs. Qui peut bien être cet individu encore réveillé ? Et que fait-il donc ? Il se rend à la laverie. Pas bête, à cette heure là, il n'y a pas foule.
5H, la lumière est encore allumée dans sa chambre. Il continue de vivre alors que le reste de la population est tranquillement plongé dans le monde de Nounours.
6H, il sourit. L'essai est transformé.

   Une soirée qui résume une semaine. J'ai vécu la nuit et dormit le jour. Pourquoi ? Mais pourquoi pas ! Se réveiller avec la coucher du soleil, s'endormir avec son lever. C'est un peu une mode Erasmus. En plein coeur de l'hiver je ne voyais parfois pas la lumière du jour. Et je sais que je ne suis pas le seul. Hier je croise Sean à 5H30 dans la cuisine. Mardi on mange ensemble à 3H du mat', avec Miss Alicia and Manu. Cela m'encourage ! Forcément le réveil se fait aux alentours de 14-15 heures. Petit-déjeuner. Lunch à 19h...en compagnie d'Alicia ! Ah les espagnoles !

   La nuit je me sens bien. Libre en fait. Je travaille bien mieux. L'inspiration est en moi, plus que le jour. La nuit m'apporte quelques conseils. Surtout c'est la motivation qui fait son effet. Si je veux travailler le jour, il y a toujours le risque d'une invitation au sport, ou à la sortie en ville. Pas facile de résister quand vous êtes en train de lire du Marx. Enfin, on a beau se balader à la laverie, on ne rencontre pas grand monde. C'est calme Erasmus en fait. Il faut juste choisir la bonne heure.

   Néanmoins, la nuit peut nuire à mon entourage. Alors même si je peux l'admirer à chaque mouvement de tête, il me faut faire un effort. Reprenons le goût du jour.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:43

Pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on peut remettre à demain ?

A chaque fois c'est pareil, je me dis "allez, cette fois-ci on commence les essais deux semaines avant, histoire de ne pas stresser le dernier jour". Et c'est toujours la même chose : "tiens, je peux le faire demain, c'est pas trop urgent, j'ai encore une semaine". Et voilà comment je me retrouve mardi à commencer mon premier essai. 2 essais pour vendredi, cela fait donc 2 jours par essai. Et en anglais !

Alors certes il y a toujours le petit démon en moi qui me dit : "tu es Erasmus, tu peux faire ce que tu veux". Presque, en effet. Cela fait trois fois que je rends mes essais en retard. Pas de beaucoup, toujours quelques minutes ou quelques heures. Mais à la mi-février, ce fut la fois de trop. Menace : vous allez avoir zéro ! "Merde, pour quelques heures... vous pourriez pas faire un effort ?" Réponse : ok mais la prochaine fois, soyez à l'heure !

Donc cette fois-ci je dois finir avant l'heure fatidique, vendredi 17h. Et c'est bien cela le problème. Je ne peux pas empêchais mon cerveau de dire : "c'est pour vendredi 17h !" Comme-ci le fait de le rendre avant était prohibé ! Alors le dernier jour, ou plutôt la dernière nuit, c'est le grand stress. La course contre la montre, les arrêts de jeu. J'ai beau avoir 90 minutes pour forcer la décision c'est toujours dans le temps additionnel que je marque le but.

Mercredi, 23h20. Je suis à la mi-temps. Et toujours pas de changement. Il y a encore le temps pour cela...

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 23:42

Je me sens fort. Je vole. Presque invincible.00945.jpgNéanmois, l'important, ce n'est pas le vol, c'est l'atterrissage.
A moins que... l'amour et l'eau fraîche ?
:-)

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 23:37

Je l'annonce déjà, cet article sera compliqué à comprendre et laissera apparaître de nombreux sous-entendus, pas forcément les plus simples.

Hier j'ai marqué le plus beau but de ma vie de footballeur. Pourtant en France j'ai une formation de libéro, ou de défenseur pour le non-spécialiste de football. Depuis que je suis arrivé ici, les Erasmus me font jouer attaquant. Et je prends du plaisir à ce poste. Donc revenons à hier, et à un match entre notre équipe Erasmus et des anglais. Je restais assez mécontent de mon dernier gros match face à nos amis British. Un espèce d'esprit de revanche a fait que j'étais intenable. Première action, premier but de la tête. Corner pour nous et tel Zidane face au Brésil je surgis au premier poteau pour le doublé. J'arrête la comparaison avec Zidane tout de suite, le niveau est loin d'être le même. Toujours est-il qu'à la mi-temps 6-3 pour nous, avec à mon palmarès 4 buts et une passe décisive. Le match parfait pour moi, je m'éclate. 2ème période, quelques erreurs défensives, 6-6. Heureusement une passe décisive plus tard et nous reprenons l'avantage. S'en suis deux attentats sur moi, non sifflés. Le premier j'ai le ballon, je dribble un joueur et hop, un ippon ! David Douillet n'aurait pas fait mieux. Deuxième faute, c'est une reconstitution de France-RFA, Séville, 1982. Je suis dans le rôle de Battiston, le goal adverse dans celui de Schumacher. Pour expliquer aux non-spécialistes, balle en profondeur, je prends le ballon avant le gardien et celui-ci me rentre dedans. Je tombe sans trop comprendre pourquoi je n'entends pas la faute... Bref, ça m'énerve sérieusement. Et là
Là, c'est le but de ma vie. Corner, je pique au premier poteau. Le ballon est derrière moi. Je me jette. Coup du scorpion. Petit filet opposé. Je revois le ballon dans le but alors que je suis à terre. S'en suis une course vers le passeur pour le remercier, une petite danse festive devant les autres Erasmus et les félicitations par l'équipe adverse le reste du match. Au final une victoire 13-9 (oui, ça n'est pas la Ligue 1 ^^) et 7 buts personnels (pourquoi il n'existe pas un classement des buteurs ici ??).
Bref, vous allez vous dire que je me la pète avec mes buts, mais c'était juste pour vous expliquer le contexte du plus beau but de ma vie.

Hier soir j'ai marqué l'un des buts les plus difficiles de ma vie. La rencontre a démarré il y a bien longtemps. Et je n'avais pas encore réussi à marquer. Pourtant j'ai reçu de belle passe de beaucoup. Mais je n'avais pas envie de scorer. Le contexte est une nouvelle fois important, Erasmus, l'atmosphère de vacance, le bonheur. Et l'envie tout d'un coup. J'ai eu une coéquipière qui a réussi à m'aider. Et ce fut parti. Pas forcément un beau but, pas forcément une belle action, c'était beaucoup de contres favorables, de passes manquées et un jeu à l'anglaise. Pas de spectateurs, ni vous, ni eux, juste elle, moi et ce qui se passait là-haut. Enfin.

Aujourd'hui c'est une réflexion. Que faire de sa vie ? Et surtout que faire l'année prochaine ? Les deux questions sont fortement liées alors qu'elles ne l'étaient pas encore il y a quelques années. J'avais choisi 12 possibilités. Ils en restent 3 : Rennes, Lille, Paris. Ensuite c'est une question de réussite. Mais je n'en voudrais pas à la chance de ne pas me choisir cette fois-ci. J'en ai déjà eu beaucoup hier.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:36

Ils s'embrassent au mois de Janvier,
Car une nouvelle année commence,
Mais depuis des éternités
L'a pas tellement changé la France.
Passent les jours et les semaines,
Y'a que le décor qui évolue,
La mentalité est la même:
Tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
À se souvenir de Charonne,
Des matraqueurs assermentés
Qui fignolèrent leur besogne,
La France est un pays de flics,
À tous les coins de rue y'en a 100,
Pour faire régner l'ordre public
Ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois de mars,
De l'autre côté des Pyrénées,
Un anarchiste du Pays basque,
Pour lui apprendre à se révolter,
Ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
De cette immonde mise à mort,
Mais ils oublient que la guillotine
Chez nous aussi fonctionne encore.

Être né sous le signe de l'hexagone,
C'est pas ce qu'on fait de mieux en ce moment,
Et le roi des cons, sur son trône,
Je parierai pas qu'il est allemand.

On leur a dit, au mois d'avril,
À la télé, dans les journaux,
De pas se découvrir d'un fil,
Que le printemps c'était pour bientôt,
Les vieux principes du seizième siècle,
Et les vieilles traditions débiles,
Ils les appliquent tous à la lettre,
Y me font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
D'un sang qui coula rouge et noir,
D'une révolution manquée
Qui faillit renverser l'Histoire,
Je me souviens surtout de ces moutons,
Effrayés par la Liberté,
S'en allant voter par millions
Pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
Un débarquement de Normandie,
Ils pensent au brave soldat ricain
Qu'est venu se faire tuer loin de chez lui,
Ils oublient qu'à l'abri des bombes,
Les Français criaient "Vive Pétain",
Qu'ils étaient bien planqués à Londres,
Qu'y'avait pas beaucoup de Jean Moulin.
http://www.free-lyrics.org

Être né sous le signe de l'hexagone,
C'est pas la gloire, en vérité,
Et le roi des cons, sur son trône,
Me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois de juillet,
En souvenir d'une révolution,
Qui n'a jamais éliminé
La misère et l'exploitation,
Ils s'abreuvent de bals populaires,
De feux d'artifice et de flonflons,
Ils pensent oublier dans la bière
Qu'ils sont gouvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
Après une longue année d'usine,
Ils crient: "Vive les congés payés",
Ils oublient un peu la machine,
En Espagne, en Grèce ou en France,
Ils vont polluer toutes les plages,
Et par leur unique présence,
Abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
Un peuple et une liberté,
Au coeur de l'Amérique latine,
Ils sont pas nombreux à gueuler,
Un ambassadeur se ramène,
Bras ouverts il est accueilli,
Le fascisme c'est la gangrène
À Santiago comme à Paris.

Être né sous le signe de l'hexagone,
C'est vraiment pas une sinécure,
Et le roi des cons, sur son trône,
Il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
Le raisin fermente en tonneaux,
Ils sont très fiers de leurs vignobles,
Leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
Ils exportent le sang de la terre
Un peu partout à l'étranger,
Leur pinard et leur camembert
C'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon de l'auto,
Ils vont admirer par milliers
Le dernier modèle de chez Peugeot,
Qu'ils pourront jamais se payer,
La bagnole, la télé, le tiercé,
C'est l'opium du peuple de France,
Lui supprimer c'est le tuer,
C'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
La grande bouffe et les petits cadeaux,
Ils sont toujours aussi moroses,
Mais y'a de la joie dans les ghettos,
La Terre peut s'arrêter de tourner,
Ils rateront pas leur réveillon;
Moi je voudrais tous les voir crever,
Étouffés de dinde aux marrons.

Être né sous le signe de l'hexagone,
On peut pas dire que ça soit bandant
Si le roi des cons perdait son trône,
Y'aurait 50 millions de prétendants.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 14:33

Etre une année en vacance, ça n'est pas toujours facile ! Heureusement, de temps à autres, je m'accorde quelques poses touristiques. La meilleure occasion reste la venue d'une soeur en Angleterre.
Arrivée dimanche, Mélanie a d'abord eu la chance de manquer son bus, et d'attendre sous la pluie battante. Heureusement ce fut le seul incident et la seule pluie du week-end ! Dimanche soir, petit repas avec mes collocs, un peu perturbé en raison de l'accident d'une Erasmus ici. L'ambiance est moyennement à la fête, mais la tartiflette et les bons fromages français nous ont remonté le moral ! Hum le bon maroille et son odeur si particulière !

 

DSC00866.JPGLe lundi, c'est Canterbury ! Et Canterbury c'est d'abord fish and chips ! Après le repas anglais traditionnel, ce fut la visite d'une ville que je commence à vraiment bien connaître, sa cathédrale somptueuse, ces ruelles traditionnelles, sa rue commerçante et sa porte penchée.
Après quelques courses à Tesco, je lui offre gentiment quelques spaghetti histoire de se rappeler la bonne époque de la collocation !
Pour bien comprendre mon Erasmus, quoi de mieux que d'organiser une house party dans mon appart. L'occasion de voir les plus proches amis et la demoiselle. Ca parle autant espagnole qu'en anglais, avec du français et de l'allemand. De l'Erasmus en fait !

Pour continuer à présenter mon Erasmus, c'est le Works, traditionnel le lundi soir ! Quelques espagnoles, une française et un Tchèque nous accompagnent. Un DJ venu spécialement de Londres nous fait payer quelques euros supplémentaires mais peu importe, on verra le Works ! Après la salle Rap-R'N'B' dont Mélanie se souviendra longtemps, bienvenue dans ma salle, un peu ambiance, pop-rock, années 80, qui fait bouger à chaque fois les français et les Erasmus.

 

Mardi matin, l'empereur Jérémy (et le petit prince) sont allés en cours....Et oui, pendant ce temps-là une limace dort sur une jolie chauffeuse ! Revenu à midi, je lui fait découvrir mes nouveaux talents de cuisinier, moi qui carburer aux pâtes... Le steak à la façon Jérémy, un plat que je commence sérieusement à maîtriser à force de le pratiquer ! Et mon invitée a apprécié !
On prend un peu de retard de ce fait et on doit un peu se dépêcher pour trouver où emprunter une voiture le lendemain. Après une petite marche, nous voila rassurer, les jours qui vont suivre seront plus tranquilles. Mardi, c'est également opération relooking pour la famille. Un pull et un jean pour moi, des chaussures pour Nanie (étonnant, non ?)
Ensuite on va retrouver mon tandem pour un repas bien français, enfin je croyais. Un welsh, bien typique du Nord, du fromage fondu en bière sur un toast avec du jambon. Bien bourratif également, et qui apparemment viendrait d'Angleterre, puisque les Anglais ont à peu près le même ^^ Ils nous ont envahi les salauds !
Mardi soir c'est Bluesday Tuesday avec un sacré bon groupe. Du jazz, du rock, de la bonne musique que j'aime. Nanie a l'occasion de pouvoir discuter avec la demoiselle et de découvrir que leur goût vestimentaires se ressemblent ! Elle craque néanmoins avant d'atteindre le Ruby Tuesday, emportée par la fatigue !

Mercredi, direction Brighton. Une première pour moi, tout comme celle de conduire une voiture anglaise. Le volant est à droite, la boîte de vitesse doit être utilisée avec la main gauche et il faut conduire du mauvais côté de la route ^^ Bref, ne pas se tromper de sens dans les ronds-points, regarder à droite avant la gauche... Une partie de plaisir pour l'anglais que je suis devenu ! 2 heures plus tard, nous voici à Brighton, station balnéaire du Sud de l'Angleterre. C'est la fameuse "côte d'Azur anglaise". Le soleil est au rendez-vous, la chance aussi, je suis garé devant la plage. Après un repas Bruger King (on continue le régime !), quelques photos devant la mer du Nord/Manche et on prend route vers le ponton. L'occasion de pas mal de photo stupide, petit florilège :P1040065.JPG

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Bref, beaucoup d'inspiration et de plaisir. Ces sentiments vont laisser place à l'admiration devant le pavillon royal de Brighton, sorte de Taj Mahal anglais. Là, on débloque. Quelques photos sympa, en mode free-style !

 

P1040083.JPG

P1040084

Après s'être posés pour boire un verre aux rythmes du saxo, nous sommes rentrés au paradis. L'entrée était gratuite car une partie du bâtiment est en travaux. Nous sommes ressortis ébahis par autant de beauté, une salle des banquets et une salle de musique aux allures de maison du Seigneur. Extraordinaire endroit.
Mercredi soir, c'est le repos du guerrier, en prévision des prochaines échéances.

 

Jeudi matin, l'empereur Jérémy (et le petit prince) repartent en cours, à savoir en direct de la cathédral pour visiter les DSC00950.JPGarchives bien sympa, mais à 9h du mat' !). L'après-midi est occupée par le Leeds Castle, château médiéval un temps occupé par les familles royales. Le soleil fait du cache-cache, comme nous dans le labyrinthe du parc. On galère bien avant de trouver l'arrivée. On joue comme des grands enfants à des jeux prévus pour les petits.
Le Leeds Castle ne vaut pas le Taj Mahal, la comparaison fait même apparaître une certaine déception pour moi, étant donné que ce n'est pas une découverte. Mais les jardins restent bien sympathiques et Nanie a l'air d'apprécié. Coco le perroquet commence à nous parler, mais on ne saisi pas très bien ses propos en anglais, peut-être a-t-il trop l'accent ^^ Elle appréciera également la victoire de la Team Révillon au billard pendant la soirée au Woodies, le bar de Park Wood.

 

Vendredi et samedi, c'est Londres. Une ville que je connais aussi bien que Canterbury, pour l'avoir fréquenté une septième fois. La national Gallery (et ses chefs d'oeuvres), le British Museum, (et ses cailloux) le Tate (et ses malades mentaux), Big Ben, Westminster, Buckingam Palace, Chinatown, Leicester Square, Saint James Park, Hyde Park, Oxford Street.... Nanie a eu fortement mal aux pieds, mais elle a tout vu ! Vraiment tout ! Difficile de faire plus en deux jours que les trois principaux musées londoniens et les grands monuments. London, plus grande métropole d'Europe, apparaît désormais comme bien petite pour la team Révillon ! En résumé photographique :

DSC00994.JPG

DSC01006.JPG

Attention, la dernière image peut choquer. Ame sensible s'abstenir !
On prend un peu froid dans le bus du retour, un peu de retard aussi, puis on rejoint Romain, Lapin et Perrine. L'occasion du repas maison après quelques toasts au saumon et jeux alcoolisés. La soirée commence à une house party en mode fire alarm et se conclut au Loft. Le même nom qu'à Saint-Omer mais pas le même lieu. Bonne ambiance, pas mal d'Erasmus notamment la première dame de Finlande. Quelques danses et une petite virée à 6 dans une voiture qui apparaît très petite de ce fait. La nuit est calme (enfin je crois ^^) et le réveil sous le soleil laisse prévoir un dimanche en apothéose !

 

Dimanche, cette apothéose s'appelle England-France en direct de Twickenham. Les places récupérées par P1040133Romain alors que l'on ne s'y attendais pas nous permettent de réaliser un beau rêve commun. On est des fous, on est des dingues, on part sans plan et on trouve le stade sans trop de frayeur. L'ambiance est assez indescriptible à l'intérieur comme à l'extérieur. Les anglais sont franchement sympa, ça mange et boit dans tous les coins. On se pose au soleil, un verre à la main. C'est déjà le bonheur d'être à l'extérieur ! A l'intérieur c'est une arène, où les combattants sont surtout d'un côté. On se prend une déroute, une branlée, une sorte de Waterloo, mélangé à Trafalgar tellement on prend fuite de toute part. Premier essai au bout d'une minute. 29-0 à la mi-temps. Deuxième mi-temps, premier essai au bout d'une minute... Azincourt ne leur a pas suffit les salauds ! Néanmoins une réaction d'orgueil nous fait revenir à 34-10.
Mais je n'oublierai pas le God Save the Queen et les Swing low, sweet chariot, Coming for to carry me home....
Le retour à la maison est pour moi un retour à la vie Erasmus. Mes amis français repartent aussi vite qu'ils sont arrivés, Nanie est déjà à Tilques depuis quelques temps.

Cette semaine de vacance a vraiment fait du bien et comme la prochaine est prévu très bientôt.... :-)

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Published by milevjeryleron - dans L'Angleterre et ses ennemis
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 23:31

silence.jpgParfois, je rêve de silence.

Notamment cette nuit, alors que la musique de Sean empêche tout le monde de dormir. Je l'aime bien, Sean. Mais sur le moment j'ai une envie d'homicide volontaire. Après plusieurs hésitations, je me lève. 2H30. Que lui dire ? Rien. J'entre dans la chambre, mon regard fatigué se tourne vers lui, je fais deux gestes avec le bras, il comprend et baisse la musique. Pas besoin des mots pour exprimer mon idée, je la pensais si fortement qu'il l'a entendu.

3H30, l'alarme incendie se déclenche. Ce n'est pas la première fois, sans doute pas la dernière. Je metterai ma main au feu qu'il n'y a pas d'incendie. Elle est avec moi et m'oblige à sortir. Tout le quartier est dehors, frigorifié, à attendre la fin de ce bruit infernal. Les pompiers débarquent, Campus Watch également. La rumeur fait état d'un toast au fromage qui aurait brûlé. Mais dîtes-moi pourquoi manger un toast au fromage à 3H30 ? Et si la personne le fait, qu'elle le fasse en silence !
Néanmoins je garde mon calme. 30 minutes dehors, pas un mot. Avec pour seul réaction un silence roi. 4H, dodo.

5H30, deuxième alarme incendie. Mon silence veut dire quelque chose. On sort de l'apartement et c'est un grand cri de rage : ahhhhhhhhhhhhhhhhHHHHHH !!! Oui, trop de silence tue parfois le silence. Surtout trop d'alarme incendie tue l'alarme incendie. Le risque c'est le jour où il y aura un véritable incendie et que nous déciderons de rester dans l'appartement...
Cette fois-ci je change d'habitation. Direction son appartement. Calme, paisible, je reprends le court de ma nuit.

Et j'ai rêvé en silence.

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 23:29

It has come to my attention that your HI739 "Revolution or Reform?" and HI719 "Britain and the American Revolution" essays were submitted after the 5pm deadlines on Friday 27 March.  Under School of History rules this essay will receive a zero for late submission.  If you have reason for missing the deadline then you should collect a concessions form from the School of History, or download it from the History website, and return it to the School of History in Rutherford College.

Voila le message que j´ai recu aujourd´hui, sur ma boite mail de la fac. Pour les non-bilingues, cela signifie que je vais avoir un zero si je ne donne pas d´explication pour mon retard dans la remise de mes essais. Comme vous pouvez vous en doutez, l´excuse "je suis un stupide erasmus" va valoir avant tout. Neanmoins cette chose m´a un peu pourri la journée. Je vous tient au courant.

Heureusement, les projets de voyage m´ont remis de le bon et droit chemin, celui de la joie. En effet, je pourrais passer énormément de temps rien qu´á imaginer oú je vais aller, ce que je vais y faire and Cie. En ce moment, j´ai surtout une tâche, prévoir ce que je vais faire avant mon départ d´Angleterre. Déjà en décembre j´y avais réfléchi....et je n´ai toujours pas fait ce que je souhaitais faire. Il y a bien Oxford et Londres. Il y a bien sûr les soirées Erasmus que je continue d´harpenter. Mais il reste deux, trois choses encore :
- l´Irlande, l´objectif prioritaire. Cela devrait se faire en avril et en amoureux. Dublin et la campagne irlandaise j´arrive ! 90% sur
- l´Ecosse, le deuxième voyage d´avril, qui devrait se faire avec les plus proches Erasmus, sans doute Italian et Espagnole. On en a déjà discuté avec une Italienne et on devrait commencer à s'organiser la semaine prochaine. 80% sur
- Brighton, la famous station balnéaire, ma prochaine destination, la semaine prochaine, avec Nanie. 90% sur (il n´y a plus qu´à louer la voiture !)

Ensuite il y a les choses moins facile á réaliser comme le match de foot. C´était un grand espoir personnel, et pas seulement, mais malheureusement les conditions d´attribution des places sont assez drastiques. Si tu n´es pas abonné, n´espère pas aller voir Arsenal-Manchester. D´ailleurs pour Arsenal, la seul chance en ce moment, c´est Barnsley en Cup, le reste c´est impossible... Néanmoins, il n´y a pas qu´Arsenal dans la vie. Et il n´y a pas que moi d´intéressé. De ce fait l´espoir demeure et Tottenham ou Porthmouth pourraient me voir débarquer pour un match de championnat. Chance de réussite : 50%

Enfin, il y a le plus ou moins impossible, à moins d´un exploit. Le Pays de Galles et Cardiff par exemple, avec des espoirs à 10%. Ou Liverpool et Manchester, à 20%. Des choses que je voulais faire mais que le temps et le coût financier (les voyages ne coûtent pas un euro par jour ici...) rendent très difficile. Mais on est pas à l´abri d´une surprise !

Mais si vous avez d´autres suggestions, je suis tout ouie ! Et bien sûr, je vous attends ici !

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 23:22

Cher journal intime

Comment te raconter ma vie pour bien que tu comprennes ? Je vais essayer de faire dans l'ordre chronologique, mais excuse-moi si parfois je dérape. Tout commença en début de semaine dernière, lorsque j'ai compris que je devrai faire mes essais avant que la fac n'arrive. C'est de là qu'est parti cette mauvaise habitude : un jour ça va ; un jour, ça ne va pas. La première conséquence fut des performances à taux variables : des jours productifs et des jours dépressifs. De ce fait, les essais ont avancé à un rythme soutenu, mais pas assez pour que je les termine quand la fac arrive.

P1040008.jpg
Peu importe, l'arrivée de Sam, Mick, Rose-Marie et Emilie m'a fait un bien fou. Je les attendais vraiment avec impatience. L'objectif est de partager avec ces vrais potes ce que je vis ici. Et le vivre sans eux est tout de même différent. Arrivés mercredi, je leur ai d'abord fait visité mon appartement, avec déjà un hall d'entrée façon loft qui a mis les choses aux claires. Puis l'immense cuisine et la chambre, avec son mur de souvenir où ils se sont retrouvés. Puis, spaghetti bolognaise, pour reprendre les bonnes habitudes gastronomiques du temps passé. Vient ensuite le temps des touristes avec la découverte de Canterbury, des jardins, ses ruelles typiques anglaises, sa cathédrale (un peu rapide mais gratuite). Au soir le fish and ship traditionnel chez mon nouveau pote originaire du Kurdistan. Et le soir, après les tergiversations devant la Salsa party, bienvenue dans le monde du karaoké et les années 70s. Une espèce de soirée à l'ancienne que je pourrais retranscrire à Arras, avec la découverte du beffroi, un repas à la friterie et l'OV... Je me croyais revenu dans le passé.
Le lendemain matin, une bonne marche de trois-quarts d'heure pour s'aérer les poumons et nous voici en route vers Londres. La mégapole n'est pas trop grande pour nous et c'est avec aisance que nous pourrons respecter notre emploi du temps. On a tout fait ! Tout ! Buckingham, Saint James Park, Big Ben, Westminster, Piccadily Circus, Leicester Square, Chinatown, la National Gallery, les bords de la Tamise, St Paul's cathedral, la Tour de Londres et le Tower Bridge. Certes on a mangé debout et on a marché comme rarement mais le Starbuck et les photos nous ont requinqués. Un grand plaisir pour cette ville devenu un peu la mienne (6ème visite depuis octobre tout de même...)
Au soir ce fut presque un soulagement pour certain(e)s de rester dans l'appart pour manger tranquillement et dormir.
Le lendemain, vendredi, fut déjà le jour du départ. J'ai pu démontrer mes talents gastronomiques (apparu Outre-Manche) avec de les laisser filer avec un peu de retard.
Ce séjour me laissera des bons souvenirs, quelques traces ou odeurs (sic !) et c'est déjà avec impatience que j'attends la sister, qui devrait arrivée dimanche prochain, J-8.

Hier soir, j'ai rendu mon dernier essai à 23h30. J'avais jusque 00h, heure de fermeture sur le site internet. Certes, officiellement j'avais jusque 17h pour le remettre au secrétariat mais ils ne m'en tiendront pas rigueur, je suis Erasmus. Néanmoins, depuis quelques semaines maintenant, je ne suis plus le même Erasmus. J'ai changé. Les house party me saoulent un peu. Les soirée galères à chercher que faire. Depuis, je suis avec elle, avec je reste avec elle. Les espagnoles sont désormais un peu plus long, les français également. Même les collocs. Juste elle. C'est pour cela que je suis un peu moins bien parfois. Parce qu'elle n'est pas 24/24 avec moi. Heureusement, tout de même. Mais cela me fait drôle. Je me sens attaché, dans les deux sens, et cette sensation est très difficile.

Et puis il y a surtout ce cerveau. C'est de lui que viennent tous mes problèmes. C'est lui qui se souvient, c'est lui qui imagine, c'est lui qui dérape et qui se pose des tas de questions. Je souhaiterai tellement parfois le mettre à l'arrêt, position stop. Mais je ne peux pas et je dois faire avec. Souvent, de plus en plus souvent, je regrette de ne pas être quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui ne réfléchirai pas, qui serait content avec sa fête du week-end et qui travaillerai dur toute la semaine sans réfléchir au sort du monde. Plus j'avance et plus je me dis que je vais partir un jour sur un coup de tête. Je ne sais pas quand et comment mais je sens de plus en plus que je "péterai un câble", comme diront sur le coup la famille et les amis. Mais je pense que ce sera bien pour moi. Les vacances me tardent d'arriver, je veux le sac sur mon dos et découvrir d'autres horizons. Je veux galérer dans la rue plutôt que de squatter cet Internet tranquillement installé avec ces chocolats et coca.

Il faut que je ralentisse Internet. Après la fin de la télévision, après la fin du portable, c'est la dernière étape, la plus difficile pour moi. Internet c'est les informations, les sites de sport, de "lien social", le blog.... Oui mais Internet c'est ce qui me rend triste parfois. Parce que parfois une heure devant est un peu une heure de perdue. Je vais essayer d'y aller crescendo. Tout d'abord, j'ai décidé de lâcher Dailymotion et Youtube aujourd'hui. Puis ce sera les sites de sport. Puis Facebook... Les sites d'info, MSN, le blog.... Je ne sais pas comment je vais faire mais je dois y arriver. Voila la seul façon de vivre au jour le jour, de ne rien prévoir. Juste sortir de chez soi, et faire ce que j'ai envie sur le moment. Alors ce sera un decrescendo au niveau temps. Descendre sous les 2 heures d'Internet par jour, voilà l'objectif. Réalisable mais pas facile pour le drogué que je suis.

Tu remarqueras, cher journal intime, que je part dans tous les sens. Mais je sens que je vais mieux maintenant. Concernant le sujet que je n'ai pas traité, tu me connais bien, je n'y arrive pas. Mais sache que j'y arriverai avant ma mort, si celle-ci n'est pas trop précoce.

Salutations distinguées
Je vous aime

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Published by milevjeryleron - dans Erasmus
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