10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 10:22

Alors que ma première visiteuse est repartie, voici treize bonnes raisons pour lui succéder :

1 – J'y suis ! Oui, c'est la raison principale de ta venue ici ! Je suis là, j'ai une chambre et un lit pour toi, je connais la ville, je connais un peu la langue. Je serai ton guide. Ca serait con de venir quand je ne suis pas là !

2 – La demoiselle. Oui, c'est l'occasion pour toi de connaître un peu mieux ma partenaire. Et de comprendre pourquoi j'ai déjà passé deux ans en sa compagnie.

3 – Les collines boisées. C'est peut-être l'élément le plus frappant lorsque l'on visite Fribourg. A chaque instant, on peut se tourner vers l'horizon et voir une colline boisée. Il y en a une à 100 mètres de la cathédrale, qui surplombe la ville. Il y en a beaucoup d'autres autour. Une impression de nature dans une vie citadine.Freibourg (9)

4 – Le vélo. Fribourg est une ville de vélo. Chance pour toi, j'en ai un de disponible pour mieux visiter la ville ou les alentours ! Ça pourra donc être une visite un peu sportive, ou au moins relaxante !

5 – Les pistes de ski. C'est une Breaking News ! Il y a des pistes de ski à quelques minutes de chez moi ! Alors Fribourg en hiver, c'est bien aussi !

6 – Fribourg en été, c'est aussi quelque chose de cool ! Car à Fribourg, il y a des lacs ! Des rivières ! Une bonne baignade sous la chaleur allemande, why not ?Freibourg (12)

7 – Une randonnée ! Fribourg c'est la porte d'entrée de la Forêt Noire. Alors Fribourg peut être une visite nature. Quitte la ville, et viens respirer l'air pur de la forêt !

8 – Les Bächle. Ce sont des petits cours d'eau qui traversent la ville. Ils en font le charme. On peut entendre l'eau circuler, y mettre les pieds en cas de fortes chaleurs. A découvrir.

9 – Le charme de la langue. Venir à Fribourg, c'est pouvoir bénéficier des joies de la langue allemande, de son datif et de son accusatif. L'occasion d'apprendre quelques mots qui feront de toi un véritable germanophone à ton départ !

10 – La gastronomie locale ! La région est connue pour ses Straussi, des jardins ouverts où l'on a l'habitude de déguster du vin. Dans cees brasseries, tu pourras aussi goûter à la bière allemande de ton choix, ou manger quelques Würste avec des Pommel.
11 – Europa Park. Plus de 100 attractions, 11 montagnes russes, 13 quartiers d'Europe, près de 5 millions de visiteurs, ce qui en fait le parc saisonnier le plus visité d'Europe. Et une ligne de bus qui nous relie à Fribourg en 45 minutes.

12 – Aller voir un match de Bundesliga. Des frappes de 30 mètres cadrés, des défenseurs d'1m90 et un odeur de saucisse à la mi-temps. Fribourg a fait une bonne saison l'année dernière, ils sont d'ailleurs en Europa League cette année. Ils sont aussi relégables. Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Jonathan Schmid et Francis Coquelin seront présents !Freibourg (14)

 

13 – Les vitraux de la cathédrale. L'édifice en soi est impressionnant, un mélange d'art roman et d'art gothique. L'entrée est splendide. Mais les vitraux... Si la lumière est avec vous (et avec votre esprit), ils resplendiront.Freibourg (1)
Elle semble avoir apprécié ! Alors, pourquoi pas toi ?
Anais-a-Fribourg.JPG 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 18:54

Il n'y a pas si longtemps de cela, j'avais un furieux besoin d'écrire. Une journée sans quelques lignes n'était pas une bonne journée. Mon humeur dépendait de cette action, et quelques jours sans un article me mettaient hors de moi.
Mais depuis quelques mois, il y a comme une cassure. Je ne trouve plus les mots. Je n'arrive plus à enchaîner les lignes. Des idées, j'en ai encore beaucoup, des cours d'allemand à l'insociable, en passant par la Françafrique et Renaud. Mais je suis incapable d'aller plus loin. Je n'y arrive plus. Alors plutôt que d'écrire quelque chose, je me décide à écrire sur mes difficultés d'écriture. On tourne en rond.

J'avais besoin d'écrire pour exprimer mes sentiments. Je sais que ce fut pendant de nombreuses années l'un de mes gros soucis : j'étais incapable de parler de moi. Je n'y arrivais pas, je gardais tout pour moi. Maladie familiale. Le risque, c'était d'exploser, de tout lâcher par une journée pluvieuse de novembre. Alors je me suis décidé à écrire ce que je pensais, ce que je vivais, ce que je ressentais. Ce fut là le meilleur des remèdes.
Depuis, j'ai beaucoup appris, sur moi, sur la vie, sur les autres. Par mes écrits aussi, par les réactions qu'ils ont parfois suscitées. Et ça m'a permis de passer au-dessus de ma feu timidité. Oui, elle est bien morte, et celui qui me connaît depuis moins de cinq ans serait bien surpris d'entendre le récit de mes exploits d'amoureux timide. Depuis, je peux parler de moi à d'autres personnes (trop?) sans éprouver de véritables complexes ou peur de jugement. Après avoir balancé sur la toile des choses comme ça, pourquoi reculer devant un ami ? Ce serait stupide.

La raison initiale du blog a donc disparu, mais je continuais cependant à écrire sur tout, et un peu n'importe quoi. Des voyages, des pensées, des découvertes, un peu de politique. Mais depuis quelques mois, ça vient beaucoup moins. Ça ne vient plus du tout depuis quelques semaines. J'essaie de me forcer, je me plante devant mon document « 850 dollars pour un Visa », qui trimbale 178 pages d'archives, sans pour autant trouver la solution.

J'essaie de comprendre quelle fut la coupure. Je pense de plus en plus à des discussions que j'ai eues avec des bons amis plusieurs fois, sur la protection de la vie privée. Ils en sont arrivés à me faire douter de l'intérêt d'un blog, et surtout des articles touchant à ma vie personnelle. « Pourquoi étaler ta vie sur Internet, à portée de main d'inconnus et de vieilles connaissances ? » C'est vrai, ça, pourquoi ? J'essayais de me justifier tant bien que mal, d'expliquer que mes expériences pouvaient servir à d'autres... Mais n'est-ce pas là du narcissisme ? Parler de soi, chaque jour ? Trouver un intérêt à sa vie par les commentaires et les mentions « j'aime » sur chaque article ? Merde, est-ce vraiment ça ?

Ces conversations m'ont un peu déboussolé, surtout venant d'amis proches, avec qui j'ai même partagé un blog de voyage, l'un d'eux ayant eu un blog intéressant (et souvent mis à jour) à l'époque. Alors j'ai essayé de changer un peu ce blog, de ne plus écrire sur moi. Ça s'est fait de manière un peu inconsciente au départ. Et puis peu à peu j'en suis arrivé à me lancer dans un article que je peux qualifier d'intime, touchant à ma vie, ou à des pensées qui me traversent, et à le supprimer après quelques dizaines de lignes, me trouvant ridicule d'exposer ainsi mes pensées. Je n'en voyais plus l'intérêt, je me plaignais pour pas grand chose, ou je voulais donner une petite leçon. Je regardais mon article avec condescendance, le trouvant inutile.

Le problème, c"est que c'étaient ces articles qui étaient à la base de ce blog. J'avais l'impression d'entretenir une vraie relation de confiance avec mes lecteurs, je pouvais me confier à eux sans avoir trop peur d'être jugé. Alors ne plus écrire sur moi, c'est perdre tout intérêt à ce blog.

Depuis quelques jours, je dois valider mon nom de domaine, qui arrive à expiration à la fin du mois. J'ai plusieurs fois pensé que ce serait l'occasion d'arrêter, de prendre ma petite retraite de l'écriture une fois ce moment venu, afin d'aller explorer d'autres horizons. Mais ça ne sera pas encore le cas cette fois. Le fait d'être en Allemagne, loin de tout, loin de vous, m'obligera très vite à reprendre la plume, et mes bonnes vieilles habitudes d'expatrié. Car sans ce blog, j'aurais vraiment l'impression de vivre ma vie seul, ou en tout cas sans vous. Le fait de l'avoir me permet de partager ma vie, malgré le petit millier de kilomètres qui nous sépare. Alors je vais m'y remettre, qu'importe la vie privée, la NSA, ou mon futur employeur. Ils ne décideront pas de ce que je peux ou veux écrire. Ce sera mon choix. Ce sera mon blog.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:11

Je remercie chaque jour que Dieu fait les envies cinématographiques de ma coéquipière. Intéressée par à peu près tout, elle accepte que l’on se fasse des soirées en noir et blanc. Et nous apprécions tous les deux. Bon, nous n’avons pas pris de risques pour commencer. Frank Capra, c’est l’une des valeurs sûres du cinéma américain d’avant-guerre. Des comédies enjouées où le gentil gagne toujours, où les valeurs triomphent, où l’amour l’emporte. Il peut y avoir un risque d’un air de déjà vu, mais l’on repartira toujours avec le sourire.

 

Nous avons débuté par It happened one night (1934) : 16,5/20 (New York-Miami pour le titre francais).

 

Clark Gable rayonne, tout simplement. Le film n’a pas pris une ride, les blagues fonctionnent toujours. Certains moments sont irrésistibles (les scènes dans le bus notamment). L’histoire d’Ellie Andrews (Claudette Colbert) qui fugue de chez son père afin d’imposer ses choix. S’en suit une course-poursuite à travers le pays pour tenter de la retrouver. Peter Warne (Clark Gable), journaliste, profite du hasard de la rencontre pour faire l’article de sa vie. Le film a remporté les cinq principaux Oscars (film, réalisateur, acteur, actrice, scénario).

it-happened-one-night-for-milev.jpg

 

Meet John Doe (1941), 15/20. Titre français : L'homme de la rue.

Ann Mitchell (Barbara Stanwyck) va être licenciée (l’une des conséquences de la crise économique qui touche les USA au milieu des années 30). Journaliste, elle décide d’écrire un dernier article en forme de lettre, un homme qui a tout perdu et qui annonce son suicide. L’émotion est à son paroxysme, beaucoup veulent le sauver. Encore faut-il le créer. Gary Cooper sera l’homme parfait. Beaucoup d’humour, beaucoup de journalisme et de politique, deux milieux qui ne me laissent pas insensible.

 

Mr Deeds goes to town (1936), 13,5/20. Titre français : L'extravagant Mr Deeds.

Gary Cooper hérite d’une grosse fortune. Habitant à la campagne, il se retrouve propulsé à New York, où, au milieu des moqueries, beaucoup tentent de tirer avantage de sa prétendue stupidité. Peu de surprise, mais la scène du tribunal ou le comportement de Cooper avec ses domestiques vous donneront le sourire. Une vue que je partage souvent vis-à-vis de la grande pomme. Oscar du meilleur réalisateur pour Capra

 Mr.-Deeds-Goes-to-Town-pr-Milev.jpg

Mr Smith goes to Washington (1939) : 15/20. Titre français : Mr Smith au Sénat.

L’obstruction du Sénat américain par James Stewart, sénateur par hasard, pour tenter de protéger un territoire menacé par un barrage. La corruption du système, la perte des valeurs en politique…

 

You can’t take it with you (1938) : 15,5/20. Titre français : Vous ne l'emporterez pas avec vous.

Troisième Oscar du meilleur réalisateur pour Capra ! 7 nominations. Une famille étrange dont Jean Arthur, muse de Capra, fait partie. Manque de chance, James Stewart est amoureux de celle-ci, alors que leurs pères respectifs sont en conflit. Des scènes parfois dépassant la réalité. Un peu de Beetlejuice pour certaines danses. Très drôle.

 You can't take it with you

 

It’s a wonderfull life (1946) : 17/20. Titre français : La vie est belle.

Nous avons fini avec un chef d’œuvre. James Stewart, Donna Reed. Un ange-gardien pour un ange tout court. S’il y a un film à voir, c’est celui-là. Des sourires, des rires, un peu de larmes peut-être. 5 fois nominé aux Oscars.

It-s-a-wonderfull-life-pr-Milev.jpg

 

Frank Capra, Arsenic and Old Lace (1944) : 16/20. Avec Cary Grant et Priscilla Lane. Titre français : Arsenic et vieilles dentelles.

 

Mortimer Brewster vient annoncer à ses deux tantes Abby (Dorothy dans la pièce de Théâtre) et Martha, qui l'ont élevé, son prochain mariage avec la fille du révérend Harper, qui habite à quelques dizaines de mètres de là. Mais il découvre, caché dans un coffre sous la fenêtre, le cadavre d'un vieil homme. Ses deux tantes lui avouent alors, le plus ingénument et le plus naturellement du monde, qu'elles se sont fait une spécialité de supprimer les vieux messieurs seuls au monde en vue de leur rendre service, non sans prononcer pour eux des éloges funèbres.

Mortimer et ses vieilles tantes envisagent de faire envoyer en asile psychiatrique leur oncle et frère Theodore, un fou qui se prend pour le Président Roosevelt et sonne la charge à tout bout de champ avec un clairon ou en hurlant.

Apparaît alors Jonathan Brewster, frère de Mortimer, un dangereux psychopathe — accompagné du couard Docteur Einstein qui l'a opéré plusieurs fois pour masquer son identité à la police — venu lui aussi cacher un cadavre dans la maison de ses tantes.

 

 

Film fantastique, jouant énormément sur le comique de situation. Grant est très bon dans l'homme étonné et parfois perdu. Son jeu donne beaucoup d'activité au film. Le scénario est bien huilé, le film étant l'adaptation d'une pièce de théâtre (on reste énormément dans la même pièce).

Arsenic-et-vieilles-dentelles-Capra-Grant.jpg


Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 14 (13 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 16:55
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:14

Pour les Français, l’Allemagne n'est pas sexy. Les Allemands non plus. La langue encore pire. On n'imagine pas forcément partir en vacances en Allemagne. Italie, Espagne, bien sûr. Mais notre voisin du Rhin, on n'y a jamais pensé.

 

Le but de mon année allemande sera donc de vous donner envie de venir. Au moins à Fribourg, pour me rendre visite. Et plus si affinités. Je veux vous vendre une Allemagne sexy, une Allemagne chaleureuse, une Allemagne à découvrir. Et je commence par l'un des plus jolis coins : la Bavière.

Quand on pense Bavière, on pense Munich. La fête de la Bière, Franck Ribéry, les châteaux. Mais il n'y a pas que ça.

 

La Bavière est une région de lacs : plus de 150 lacs naturels et des dizaines d'artificiels. Il est donc très facile quand un rayon de soleil pointe à l'horizon de prendre sa voiture, ou le métro, direction un lac. Cette année, j'en ai découvert quatre. Tout d'abord Lußsee, quinze kilomètres à l'ouest de Munich. Le lac en soi est plutôt petit, mais il bénéficie d'un avantage : tout autour il y a une immense pelouse. Certains font du sport (terrain de foot, de volley), d'autres font un barbecue. Ambiance relax et bon enfant.

 

Puis ce fut Wörthsee. Là on commence à s'éloigner de la capitale bavaroise, 35 kilomètres séparant le lac de Munich. Nous y sommes allés un dimanche, et c'était bondé. Wörthsee est le lieu où se rassemble une partie de la bourgeoisie munichoise, laissant Lußsee aux prolos. Du fait de l'affluence, clairement pas mon lac préféré. Nous sommes entassés sur un espace très réduit, et la plage est minuscule.

 

Notre dernier périple fut le meilleur : direction Kochelsee et Walchensee. On s'éloigne à 85 kilomètres de Munich et on se rapproche de la frontière. Innsbruck et les Alpes ne sont plus très loin.

Walchensee

 On peut même déjà se considérer à la montagne : les routes forment des lacets et l'eau provient des rivières abreuvées par la fonte des glaces. On se décide à faire du camping. Je ressors mon sleeping-bed. Nous sommes devant Kochelsee, et une montagne nous sépare de Walchensee.

Bavière (1)

On mange local : les schnitzels sont mes amis. On découvre un drôle de distributeur, avec écrit « ouvrez-moi ». A l'intérieur, des œufs et du miel ! De l'autre côté du distributeur, c'est une ferme. Le commerce, directement du producteur au consommateur. Les églises locales ont des oignons très orthodoxes. On continue notre chemin.

Bavière (2)Bavière (3)


 

 

Bavière (4)Walchensee est clairement le plus beau lac bavarois que j'aie pu voir jusqu'à maintenant. L'eau est d'un bleu fantastique, et le site est entouré d'une forêt et d'une montagne. Toute une partie du lac est classée parc national, ce qui a permis d'éviter les constructions. Le lac est resté propriété de la nature. S'y baigner reste une performance, l'eau étant glaciale. Mais les Allemands ne s'arrêtent pas à si peu. Une Allemande se déshabille devant moi, et part nue dans l'eau. Ce n'est pas la première fois que je suis surpris par l'excès exhibitionniste de nos voisins. A titre d'exemple, alors que le Français se change sous une serviette, enlève un sous-vêtement, met le maillot de bain, tout en tenant comme il peut la serviette, l'Allemand, lui, ne s'embête pas : les fesses à l'air, il se change rapidement. Je suis choqué, mais pas eux. Une autre culture.

Bavière (5)Bavière (6)

Après avoir longé le lac en voiture (c'est également possible de le faire à vélo), nous sommes partis en randonnée. Avec un ami papillon (qui nous suit pendant 30 minutes), nous entrons dans la forêt bavaroise. Nous, la nature, la verdure : un grand bol d'air pur.

Bavière (7)Bavière (8)Bavière (9)Bavière (10)Bavière (11)

Ça donne envie, non ?

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:26

L'une de mes bonnes résolutions de l'année 2013 était de me remettre au sport. Non pas que j'avais vraiment arrêté, mais plutôt baissé le rythme. Alors depuis le 1er janvier, j'ai sauté sur chaque occasion pour un peu d'exercice physique. Le football, ma passion, la course à pied, et même récemment la piscine.

 

Depuis quelques jours, je suis à Fribourg (et je suis bien en vie). Et je me suis posé la question : que vais-je faire comme sport ici ?

Je me souviens qu'à chaque rentrée universitaire, c'était la même question. Et c'était d'ailleurs très souvent la même réponse : du foot en salle. Et du badminton. Et aussi de la muscu.

Ça, c'était le jour de l'inscription. Si vous m'avez vu une fois au cours de ces cinq dernières années, vous avez dû remarquer que ma musculature n'a pas vraiment progressé (sic!). Car s'inscrire est une chose facile, surtout quand c'est gratuit. Y aller chaque semaine, c'en est une autre.

 

Cette année, j'ai donc axé mon programme sur quatre sports : le football, la natation, la course à pied, et le vélo. Rien que ça. Je préfère être ambitieux au départ et ensuite revoir mes objectifs à la baisse si ce n'est pas possible d'enchaîner.

Tout d'abord, le football. Ça a déjà commencé. Hier, ce fut mon premier entraînement avec le SV Blau-Weiss Wiehre. Et je pense aussi que ce fut mon dernier entraînement. Pourtant, j'étais tout excité d'y aller. J'ai arrêté le foot en club il y a cinq années, après douze ans de bons et loyaux services (ESSOR). Alors reprendre le football était une réelle volonté. Ça me trottait dans la tête depuis une bonne année, mais étant sans domicile fixe (ou sans pays fixe), c'était jusque là compliqué. Cette année est la bonne année.

Oui, mais non. Car si j'ai arrêté le football en club, c'était pour une raison précise : je ne prenais plus de plaisir. Et hier, lors de l'entraînement avec mon équipe allemande, j'ai retrouvé cette sensation, l'absence de plaisir. Voyez-vous, je ne suis pas un grand compétiteur. Là vous m'arrêtez, et m'évoquez le semi-marathon. Exact, mais c'est assez différent. Pour le football, je suis un fan du football plaisir, du football beau-jeu. Du football sans stress, sans coup, avec des contacts réguliers. Et hier, à l'entraînement, j'ai revu ce que je n'aimais pas forcément : des contacts, une engueulade, et du stress. Le stress de la mauvaise passe, le stress du mauvais choix.

Attention, je ne critique pas le football en club. Je dis simplement que ce n'est pas (plus?) pour moi. Quand je fais la comparaison du football à l'université de Fribourg, en salle, sans arbitre, et celui en club, j'opte sans hésitation pour le premier. C'est d'ailleurs ce que je compte faire cette année. Il y a trois sessions par semaine, et c'est gratuit. Que des matchs, plein de buts, pas d'arbitre : j'ai l'impression d'être à Tilques ! Et c'est ce qui me correspond.

 

Concernant les autres sports - piscine, course à pied, vélo - certains remarqueront que ça pourrait me permettre de faire des triathlons. Ça tombe bien, c'est un projet 2014 ! (projet partagé avec d'autres). Pour le vélo, ce sera mon moyen de déplacement dans Fribourg. L'Allemagne est un pays de vélo, et Fribourg est considéré en Allemagne comme l'une des villes du vélo. Vous comprenez donc que le vélo ici, c'est quasi une obligation. Quand j'ai emménagé, ce fut la première question des mes colocs : où est ton vélo ? Je ne l'ai pas avec moi, mais mon retour dans le Nord ce week-end me permettra dans quinze jours de repartir avec ma bicyclette.

Parler de sport est donc un peu présomptueux ; je ne compte pas faire des déplacements de 50 bornes. Mais ça reste une activité physique, bonne pour l'environnement qui plus est.

 

foulees-eperlecquoises-3.jpgConcernant la course à pied, je reste dans mon objectif marathon de Paris 2014. D'ailleurs, si toi aussi, qui lis ces lignes, tu as l'envie de courir un jour un marathon, n'hésite pas ! C'est la bonne année, et nous pouvons le courir ensemble ! Il y a un « mais ». Oui, l'hiver approche, « winter is coming » comme ils disent. Et courir en hiver, c'est parfois un peu folklo. Surtout que je suis au nord des Alpes et que mon terrain d'entraînement est des collines boisées non goudronnées. Déjà quand il pleut un peu c'est la gadoue, alors quand il neige... On a beau dire, on a beau faire, la course à pied n'est pas un sport d'hiver dans nos régions. Reste la possibilité de courir en salle, mais le coût financier est élevé (j'en connais d'autres qui l'ont fait, mais ce sont des types qui se font cirer les sandalettes, c'est dire).

 

Enfin, la surprise du chef : la natation. Pour être clair : je n'aime pas nager. Et d'ailleurs, la nage me le rend bien : je suis un plomb. Mais il y a beaucoup d'avantages à la pratique de la nage : c'est bon pour l'ensemble du corps (ce qui n'est pas le cas du foot et surtout de la course à pied), c'est pratique en hiver (on est abrité), ce n'est pas très cher (avec le tarif étudiant) et il y a une piscine à 5 minutes de chez moi. Après avoir essayé la musculation à chaque rentrée scolaire, je me suis dit que c'était le moment d'être objectif : je n'ai pas la motivation pour aller chaque semaine de l'autre côté de la ville pour porter des poids. On va donc essayer autrement, avec la pistoche municipale.

 

Rendez-vous dans trois mois pour voir si je suis autant motivé !

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 13:25

Onfield.jpgC'était le milieu du mois d'août et j'avais décidé de rejoindre un projet que je trouvais particulièrement intéressant. Le projet Onfield. L'objectif est simple, clair, précis : récolter un cahier de doléances. Pour cela, c'est facile, il suffit d'écouter la population. De lui demander son avis. Direction le marché et la rue de Dunkerque. La politique, vous en pensez quoi ?

« Ché du brin ! » Avec l'accent de chez nous. « C'est de la merde », pour une petite dizaine de personnes. « Coupons leur la tête ! ». Les accents révolutionnaires étaient de mise, on demande « l'abolition des privilèges ».

 

Clairement j'ai été surpris. Je savais que les Français n'avaient pas confiance dans leurs politiques. Mais à ce point... Près de 90% des passants interrogés témoignèrent d'un réel mécontentement et d'une totale défiance à l'égard de nos représentants.

 

Certains trouveront peut-être cela normal, les nombreuses histoires politico-judicaires n'aidant pas à la confiance du peuple dans ses représentants. Mais ça fait chier ! Merde alors, c'est tout de même de notre démocratie que l'on parle. Si le peuple n'a plus aucune confiance dans ceux qu'ils envoient pour le représenter, pour prendre les décisions à sa place, c'est un ENORME problème.

Bien sûr j'en veux à nos représentants, tout au moins à ceux qui donnent le mauvais exemple. Mais j'en veux aussi à la population, aux citoyens. Pourquoi mettre tout le monde dans le même sac ? Pourquoi prendre un exemple précis (au hasard Cahuzac) et penser qu'ils sont tous pareils ? Dans un autre contexte, cette généralisation s’appellerait racisme.
Les Français, en tout cas ceux de Saint-Omer, font donc preuve d'un véritable racisme à l'égard d'une catégorie de la population : les hommes politiques.



Attention, quand on disait politique, les gens pensaient gouvernement (actuel ou ancien), députés, sénateurs. Quand on parlait du maire, le discours changeait, surtout si on parle d'un maire de petit village. Et pour cause, on le côtoie tous les jours. La confiance s'instaure. On l'aime bien notre maire.

C'est un peu comme l'Arabe du coin. Celui que l'on connaît depuis 20 ans, à qui l'on dit bonjour et qui nous répond poliment. Celui qui vient nous aider quand on a besoin d'un service. Il est sympa, hein. Mais ça n'empêche qu'avec tout(s) ce(ux) qu'on voit à la télé, on ne peut pas s'empêcher de dire qu'ils sont un problème.



L'expérience fut sympa dans l'ensemble. On rencontre du monde, on revoit des têtes, on entend la population. Mais on ne peut pas répondre. Nous n'étions pas là pour donner notre avis, mais pour écouter. Et ça peut parfois être frustrant. Par exemple, à chaque fois que l'on nous dit que seule Marine peut changer les choses, on se doit de sourire. Merci, et bonne journée.

 

Surtout, on en est revenu les mains vides de propositions pour changer les choses. Nos fameuses doléances. La population s'accorde pour dire qu'il y a un problème, mais personne ne semble avoir la solution. Certes, le concept n'était pas propice à de longues réflexions (on interrogeait les gens dans la rue), mais cela n'empêche : les citoyens n'ont pas d'idée pour résoudre le problème. En tout cas, pas dans ce contexte. Il faudrait peut-être le faire différemment, par écrit, sur internet. Mais là encore, je doute un peu. Il me semblait que les gens étaient résignés. Ou qu'ils s'en foutaient quasi-royalement, c'était selon. 

 

En repensant à cette journée, je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine tristesse. Et beaucoup d'inquiétude concernant l'avenir.
Ça m'a cependant donné envie de persévérer, de me battre pour cette démocratie à laquelle je crois. Car on n'a pas encore trouvé mieux.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:10

J+1. Hier matin, nous étions sur la ligne de départ. Plus de 5000 participants prêts à en découdre avec les 21,1 kilomètres de la métropole, avec les pavés et les faux-plats. Il y avait des Kényans, qui courent une heure. Et puis il y avait les autres, qui courent un peu plus longtemps. Dont moi.

Je restais sur un temps réel d'1h38 et 30 secondes. C'était l'année dernière. Alors cette année j'avais revu mes objectifs à la hausse. Finir le semi était une obligation, faire un meilleur temps également. 1H35 et surtout 1H30 étaient le plan du jour.

Sur la ligne de départ, j'étais plutôt bien positionné. Comme j'avais fait moins d'1h40 l'année dernière, je bénéficiais d'un sas de départ. J'étais un peu un VIP. Cela m'évita la cohue traditionnelle du départ quand on est un peu plus éloigné de la ligne.

Très vite je repère un monsieur avec un panneau 1h30. Ils sont plusieurs à courir avec un sponsor et un panneau indicatif au-dessus d'eux. Cela permet à des personnes comme moi, avec un objectif, de calquer leur course sur ces personnes. Alors je me mets à ses côtés.
Très vite je vois que le rythme est élevé. Au-dessus de mes rythmes d'entraînement. Mais c'est la course, alors c'est logique. Je continue à côté du groupe 1h30. Lorsque je me laisse un peu aller à suivre mon propre rythme je perds très vite quelques mètres sur le groupe. Alors je relance, très régulièrement.


 

Autour de nous, le public de la braderie nous encourage. J'ai l'impression qu'ils sont un peu moins nombreux que l'année dernière. La plupart du temps, ce sont des encouragements précis, des spectateurs qui connaissent un coureur. Je vois et entends la Truquet connection, Sophie et Max, Rémi qui va dans quelques minutes se lancer pour les 10 km.

Vient le 8ème kilomètre. Le rythme du groupe 1h30 est trop élevé. Je le sens, je le sais. Je décide un peu à contre-coeur de le laisser filer. Pas énormément. Au 10ème kilomètre, je suis en 43'20. Pour réaliser 1h30, il faut 43 minutes. 20 secondes de retard, ce n'est pas un drame.

Le drame, c'est mon corps. Je suis à court de souffle. J'étais en surrégime. Je le paye. J'ai un point au niveau du cœur. Je dois ralentir l'allure. De toute façon, je ne pouvais pas tenir. Au douzième kilomètre, j'ai mal au genou droit. Comme lors de mes deux derniers entraînements. Je soupçonne un début de tendinite. Le moral descend au niveau des chaussettes. Je vois la Truquet connection, j'ai moins le sourire. Je fais un signe, l'air de dire « je suis mort ».

Ma traversée du désert durera jusqu'au 14ème kilomètre. Pendant ces 4 kilomètres j'ai perdu de vue le groupe 1h30. Puis je me suis fais dépasser par des centaines de coureurs, sans en dépasser un. J'avais l'impression de ne plus avancer, de ne plus pouvoir accélérer. Plusieurs fois je me suis dit que j'allais abandonner. Ne pas pouvoir suivre le groupe 1H30 fut une réelle déception, telle que je ne voyais plus l'intérêt de continuer. Aux deux ravitaillements suivants, j'ai bien mangé. Je me suis arrêté pour boire mon verre d'eau. Ça m'a requinqué.

Au 15ème kilomètre, j'ai repris mon souffle. Et puis je me suis rappelé mes objectifs de base. Il faut finir le semi-marathon, et il faut un meilleur temps que l'année dernière. Mon corps suit, je peux à nouveau accélérer. Du côté de la citadelle, lieu qui fut ma grande souffrance l'édition précédente, je double pas mal de coureurs. Avec l'aide de mon chrono, je vois que je suis sur 1h37 et 30 secondes. Il me reste 4 kilomètres, je réaccélère un peu pour finir sans regret.

La ligne d'arrivée est là, et je passe sous les 1h36. 1H35 et 33 secondes, temps réel. J'ai donc gagné 3 minutes par rapport à l'année dernière. Classement : 830ème.

Une fois passée la ligne d'arrivée, j'ai récupéré mon moral. J'ai vu tous ces gens autour de moi, fiers d'avoir terminé la course. Moi-aussi j'étais fier. Alors qu'au milieu de la course je n'en voyais plus l'intérêt, j'ai compris de l'autre côté de la ligne à quel point on peut être heureux d'avoir terminé une course. Mes jambes ne sont pas trop lourdes, je ne suis pas blessé. Un type est allongé depuis 20 minutes dans un coin, entouré par les secours. Alors je regarde le bon côté de la vie. Matthieu et Lucas me rejoignent. Cette année nous étions à 3 à le courir. Nous partageons nos impressions, la douleur de nos jambes and Cie. Nous sommes fiers d'être là.

A J+1, je repense à ma course avec le sourire. Si hier, après la course, j'étais prêt à prendre ma retraite sportive, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Je suis même allé courir un peu avec ma sœur. Et je vois mes prochains objectifs devant moi. Finir un 10km en moins de 40 minutes. Finir un semi-marathon en moins 1h35 puis en moins d'1h30. Et finir un marathon, peu importe le temps. Paris 2014.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:57

Souvenirs-de-la-maison-des-morts-russe-dostoievski.jpgAprès L'idiot, après Crime et châtiment, voici le troisième ouvrage de celui que je considère à l'heure actuelle comme mon auteur favori.

J'aime Dostoïevski car j'aime la belle littérature, j'aime le rythme des descriptions, j'aime la phrase qui me fait m'arrêter pour réfléchir à son sens. J'aime Dostoïevski car il peut exprimer en quelques mots ce que d'autres expriment en plusieurs pages. Et puis ce style russe me plaît énormément. C'est d'ailleurs pour cette raison, je pense, que j'ai trouvé le style de Boris Vian si faible. Le problème de la comparaison avec le maître russe.

 

Pourtant, Souvenirs de la maison des morts n'est pas le meilleur livre de Fiodor. Mais il est sans aucun doute le plus personnel. Dostoïevski a passé quatre années dans un bagne de Sibérie, à Omsk. Ce qu'il écrit là est quelque chose de vrai, de véritable, quelque chose qui s'est vraiment déroulé au milieu du XIXème siècle. L'auteur a été envoyé là-bas en raison de ses idées politiques, il avait rejoint un club « progressiste », et l'empereur Nicolas Ier avait la phobie de ces clubs depuis une insurrection (les décabristes de 1825). 

Dostoïevski est un noble, et il nous fait bien comprendre que ce n'est pas un avantage dans le bagne. Il évite cependant les punitions corporelles, véritable hantise de chaque prisonnier.

Le temps qu'il passe dans la prison lui permet de mieux comprendre ses contemporains. Il les observe, il les scrute, il nous les décrit. Nul doute que ce temps passé là-bas aura servi à ses prochains livres (dont Crime et châtiment).


Le livre narre le quotidien des bagnards. Les premiers mois, les rencontres, le rythme à prendre. La routine. Le travail. L’hôpital. Noël. Les animaux. L'hiver. L'été. L'envie d'évasion. Tout y passe, et c'est pour cela que j'aime à dire que Dostoïevski est un auteur complet. Ces ouvrages abordent une idée simple, ici la vie au bagne, mais l'idée est retournée et observée dans tous les sens si bien que l'on finit par en avoir fait le tour. Et lorsque l'on tourne la dernière page, on ne peut s'empêcher de penser que tout a été dit. Cela ne vaudrait plus le coup de reprendre le même sujet, à cette même époque, car on ne pourrait faire mieux. 

 

Extraits : « Oui, l'homme a la vie dure ! Un être qui s'habitue à tout. Voilà, je pense, la meilleure définition qu'on puisse donner de l'homme. » "L'homme est un animal d'accoutumance"


« Ce qui m'a frappé dès mon entrée dans cette vie, c'est, il m'en souvient, de n'y pouvoir rien trouver d'extraordinaire ou pour mieux dire d'inattendu. »

" On ne peut juger de certaines choses, si on ne les a pas éprouvées soi-même".

" On trouve quelquefois une jouissance aiguë dans la conscience de l'immensité de son propre malheur"

 

Vocabulaire

 

Outrecuidant : Qui a une confiance excessive envers lui-même, qui a une propension à se croire supérieure aux autres

 

Couard : Qui est poltron, qui n'a pas de courage.

 

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Published by Phileas Frog - dans Les arts
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:44

Pour le deuxième été consécutif, je me suis fait une petite expérience internet. Après le mois sans Facebook, voici la semaine sans Internet. L'idée est de voir si mon addiction à la toile est si forte que je ne peux m'en passer.

Une-semaine-sans-Internet.jpg

Le bilan est rapide :

Points positifs :
 

- J'ai lu six bouquins en sept jours. En sachant que j'avais lu un bouquin en six mois. Une bouffée d'oxygène littéraire. 

- Je ne suis pas resté dans la maison. Chaque jour, j'étais en dehors. J'ai couru, j'ai vu les amies et la famille d'Alba, j'ai voyagé à travers la Bavière.

- Je n'ai pas eu d'informations pendant une semaine. Et ça fait parfois du bien de ne pas savoir ce qui se passe en Syrie ou la politique économique de l'Hexagone.


Points négatifs :


- Je n'ai pas eu d'informations pendant une semaine. Et parfois c'est important de savoir ce qui se passe en Syrie ou de comprendre la politique économique de notre Hexagone.

- Je me suis ennuyé. Cela faisait bien longtemps que je n'avais ressenti ce sentiment. Il pleuvait, j'avais déjà lu une partie de la journée, la demoiselle dormait. J'étais seul dans la maison. L'ennui, sentiment que l'on apprécie quand il ne dure que quelques heures et pas quelques semaines.

 

Le bilan est très satisfaisant. Vivre sans internet, sans facebook, sans mail, sans information, ce fut souffler. Ce fut un repos pour le cerveau, un bonheur pour l'inspiration, un renouveau pour la culture. Et je me suis demandé si Internet était finalement si primordial à ma vie. Pour ma thèse, cela ne fait aucun doute. Mais ensuite, il faudra que je réfléchisse à l'utilisation que je souhaite vraiment faire de la toile. Une année sans Internet, un jour, peut-être, pour pouvoir lire énormément et écrire quelque chose de plus grand.

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Published by Phileas Frog - dans Autre
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