13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 09:43

Pour moi, la Sainte-Victoire, c'était Beaurecueil et mes vacances d'enfant. A partir d'aujourd'hui, ce sera la souffrance et les 1011 mètres d'ascension. Tout ça, c'est de la faute d'un type, celui qui travaille dans la maison Sainte-Victoire. Nous demandons quelques informations et cherchons un chemin d'ascension. Il nous en présente plusieurs. « Le noir, il est un peu plus sportif, il faut poser deux-trois fois les mains ». Bon, nous sommes sportifs. Alors on se dit : bingo !


Nous nous retrouvons face à ce mur de falaises calcaires, sur le versant sud. Et nous débutons l'ascension, suivant les marques noires, parfois très espacées (on galère parfois un bon quart d'heure pour retrouver la suivante). Surtout, le type en bas est un comique : poser deux-trois fois les mains ah ah ah. Deux cents à trois cents fois les mains serait plus correct ! Le montée est vraiment compliquée, on se retrouve parfois au-dessus du vide, il y a des ascensions de pierre à 90°C où nous faisons de l'escalade, mais sans le matériel adéquat. Je suis en sandales, de marche, certes, mais en sandales. La fin est la plus escarpée. Bizarrement, nous n'avons pas rencontré d'autres marcheurs tout au long de notre ascension. Nous finissons par arriver dans la grotte, celle qui nous paraissait si petite vue d'en bas. De l'autre côté, un chemin tranquille pour arriver au niveau de la croix de Provence, haute de 19 mètres. Une victoire (et nous comprenons le nom de la montagne à ce moment là!). Nous sommes fiers. Autour de nous, des dizaines de marcheurs, à peine fatigués alors que nous sommes au bout de notre vie ! Les salauds, ils ont pris le chemin blanc ou jaune !

Pour le retour, la descente, nous sommes tous les trois d'accord : ce ne sera pas le chemin noir ! Manque de chance, nous sommes incapables de mettre la main sur le chemin jaune. Nous nous retrouvons sur le chemin rouge, « difficile » selon les marques. Pas vraiment pour nous, sauf un dénivelé de 6-7 mètres en mode escalade. La descente est périleuse et j'ai les jambes qui flageolent. Heureux, nous sommes en bas....

 

… enfin, ça, c'est ce qu'on croit. Car le parking est vraiment loin. Nous devons à nouveau, et à notre grande tristesse, remonter une partie de la montagne. Nous suivons le chemin marron, ayant entre-aperçu le jaune une fois, avant qu'il disparaisse. Foutu chemin jaune ! 6 heures après notre départ, nous revoyons notre belle et tendre voiture. Un bar, un coca, une première gorgée. Orgasmique. Nous l'avons fait, et pas peu fiers nous sommes !

L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire

Et il faut rendre à Cézanne ce qui appartient à Cézanne.

L'acension de la Sainte-Victoire
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 17:23

Parfois, nous nous faisons des idées sur Marseille. Une ville sale, les quartiers Nord, les coups de feu, une équipe en bois. Et parfois, nous visitons la ville, et sommes surpris. La ville abrite plusieurs calanques. Une petite marche d'une heure le long de la mer, absorbé par le paysage et cette mer Méditerrannée si fascinante.

 

La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre

Et surgissant devant nous la calanque de Marseilleveyre. Une baignade. Un soleil. L'eau. La plage. Le bonheur, c'est si peu de chose.

La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 08:20

Parfois je suis surpris de l'impact de l'un de mes articles. Non, pas que "les élucubrations d'un célibataire" ait changé le monde. Disons, surpris de la lecture que les lecteurs s'en font parfois. Certains (et surtout certaines) ont lu des critères indispensables pour la (les?) future(s) femme(s) de ma vie. Alors que non, les critères indispensables sont ceux là :

  • elle ne boit pas d'alcool, les soirées seront plus sympas ainsi

  • elle doit être végétarienne (sans être stricte), car ça sera plus facile pour cuisiner ensemble

  • elle doit connaître les répliques cultes de How I Met, et être à jour dans Game of Thrones. True story.

  • elle doit aimer les musées, la peinture, sauf l'art contemporain (faut pas déconner non plus!)

  • ses connaissances en matière de politique et d'histoire africaine doivent être importantes, afin que nous puissions partager mon quotidien

  • il faut qu'elle apprécie le football, pour aller au stade ensemble

  • elle doit parler français, pour que mon entière famille puisse la comprendre

  • elle ne doit pas habiter trop loin, car j'ai assez donné de la relation à distance

  • elle doit courir 10 kms en 45 minutes, pour que l'on puisse s'améliorer ensemble

  • il faut qu'elle ait réalisé son arbre généalogique, pour vérifier notre degré de consanguinité (on reste dans le Pas-de-Calais tout de même, mieux vaut se méfier!)

  • elle doit être trilingue, anglais et allemand sont obligatoires, pour que l'on puisse s'amuser à changer de langue quand on veut

  • il faut qu'elle ait été supportrice du PSG entre 1994 et 2012, afin de se remémorer le doublé d'Amara Diané et les percées de Samy Maradona Traoré

  • elle doit avoir voyagé dans les mêmes pays que moi, et dans les mêmes villes, pour que l'on puisse évoquer nos souvenirs

  • elle doit avoir une fibre politique, en ayant voté auparavant au centre, à gauche, à droite, pour les verts et l'extrême-gauche, on pourra ainsi retourner notre veste ensemble

  • elle doit aimer les bichons frisés blancs, sinon elle ne pourra pas rentrer dans la famille

 

Si, et seulement si, tu remplis ces 15 critères, surtout : ne m'appelle pas ! Non, tu vois, nous serions trop similaires et ça risquerait de ne pas fonctionner ! Par contre, si tu ne remplis pas les quinze critères, nous sommes peut être faits pour nous entendre ! Alors n'hésite pas à me contacter !


 

Elucubrations : Réflexion laborieuse. S'emploie surtout de manière ironique pour souligner un résultat prétentieux, peu convaincant, dérisoire ou franchement ridicule.

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 21:58

Je termine ma triptyque élucubrations par quelque chose d'un peu différent. Si les voyages et l'amour regardaient vers le futur, le pénitent regarde vers son passé.

 

Être quelqu'un de bien. Telle était l'une de mes bonnes résolutions de l'année 2015. Si j'en avais fait une résolution, c'est que je considérais que je n'étais pas forcément quelqu'un de bien l'année dernière. Et figurez-vous que je crois bien ne pas avoir tenu ma résolution (comme toute bonne résolution du 1er janvier me direz-vous...).

 

Être quelqu'un de bien, c'est difficile. C'est très subjectif d'abord. Être quelqu'un de bien pour qui ? Pour les autres ? Non, pour un jugement encore plus critique, moi-même. Être quelqu'un de bien pour moi-même, ça signifie suivre et respecter des valeurs auxquelles je crois, des normes qui me semblent justes et bonnes. Malheureusement, si ces valeurs sont faciles à énumérer, à penser, elles sont parfois difficiles à suivre dans la vraie vie, au jour le jour.

 

Or, j'ai de plus en plus tendance à imaginer un moi, et à en être un autre. Oui, désolé, cet article sentira bon la réflexion. Disons que je vois un idéal, quelqu'un que j'aimerais être, que je veux être. Et puis je me vois, tel que je suis. Loin de cet idéal. De plus en plus. Le jugement est sévère, mais il est selon moi le plus objectif possible, car je me connais plus que les autres.

 

Nous sommes la somme de nos actes. Pas la somme de nos pensées ou de nos volontés. Et je suis de moins en moins fier de mes actes. Je considère que je prends régulièrement de mauvaises décisions. J'essaie de faire jouer ma morale, mais je la sens de plus en plus faible. Et je suis déçu, de mon comportement.

 

Le souci, au-delà de ma déception, est la tristesse que je peux entraîner chez l'autre. Oui, je sais, je ne suis pas le seul, et que celui qui n'a jamais rendu triste quelqu'un me jette la première pierre. Mais je pense avoir été meilleur dans le passé. Meilleur vis-à-vis de moi-même, et surtout meilleur avec les autres. J'ai l'impression que je suis de plus en plus égoïste et de moins en moins attentif ; de plus en plus impatient et de moins en moins loyal.

S'en rendre compte, c'est un début. La pénitence est faite pour ça. Être quelqu'un de meilleur, pour les autres, et pour moi-même. Amen.

 

Élucubrations d'un pénitent
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 20:47

Sarlat, 17 août.

 

Après des réponses à mes questions sur le sens de la vie par les voyages, il fallait bien que le sujet amour débarque.

Mes idées noires de l'automne-hiver sont parties. Ça devait être la saison. Ou le temps. Le temps de l'oublier, un peu, d'une certaine façon. Le temps de cicatriser. Je pense pouvoir l'écrire, je suis guéri de ce sale virus que l'on appelle amour.

Pourtant je suis prêt à replonger. Et ce voyage me rappelle ce que je cherche chez l'autre : un grain de folie. Une soif de voyager. Que ce soit une nécessité pour elle. Non, bien sûr, pas la Côte d'Azur au mois d'août. Vous me connaissez un peu maintenant, il me faut quelqu'un prête à tendre le pouce à mes côtés, prête à partir en Islande, Bolivie ou Iran sur un coup de tête.

Déjà, ça en élimine quelques-unes.

 

Parmi les autres critères un peu originaux (parce que oui, gentille, avec de l'humour et du charme ça aide bien!), il faut aussi qu'elle ait une conscience politique. Parce que débattre des grands sujets du moment semble être important à mes yeux, et qu'il n'est pas exclu que ça me prenne de plus en plus de temps dans les années à venir.

Ça en élimine un peu plus encore.

 

Enfin, je ne suis pas un citadin. Je m'en rends de plus en plus compte, je hais les grandes villes, je hais le métro, je hais le temps perdu dans les bouchons. Je hais les gens qui me bousculent, et je hais le fait de ne pas connaître mon voisin. Alors oui, une fille qui a besoin d'un jardin, d'un marais ou d'un océan pas trop loin, d'une nature abondante, est un critère.

Enfin, je veux des enfants, et ce n'est pas négociable.

 

Alors, si tu te reconnais dans ces lignes, ou ta meilleure pote, voire ta nièce (qui a plus de 18 ans tout de même!), n'hésite pas à me faire signe. Je suis sûr que l'on aura une chouette vie.

Élucubrations d'un célibataire
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:24

Anglet, 10 août.

Content de voyager. Content d'être là. Heureux. Pour chaque rencontre, pour chaque discussion. Pour chaque pouce levé, chaque panneau affiché, chaque sourire lancé. Je cherchais des réponses. Je les trouve chaque jour. Oui, le voyage est toujours fait pour moi. Pas n'importe lequel, pas seul, mais c'est dans ce contexte où je me sens le plus vivant, où je me sens le plus moi-même. C'est dans ces moments-là où je crois le plus à la beauté de la vie, à ses folies. Rien ne me paraît impossible aujourd'hui, tout n'est qu'une question des moyens que l'on se donne arriver à ses objectifs. Si c'est possible de voyager pour rien à travers la France, c'est possible de faire beaucoup d'autres périples avec pas grand chose, enfin, beaucoup de motivation et de la débrouillardise, mais j'en ai à revendre.

Dans un an, je crois être libre. Et cette liberté, il faudra en faire quelque chose. Forcément, l'option grand grand grand voyage sera sur l table. Je souris juste à écrire la phrase. Et j'imagine. Où ? Comment ? Et surtout, avec qui ?

Élucubrations d'un voyageur
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 20:26

Demain matin, le pouce levé, je serai sur une route de France, les cheveux au vent, des étoiles plein les yeux. Car demain, une nouvelle aventure débute.

 

Pour une fois, l'idée n'est pas de moi. J'avais prévu d'écrire ma thèse ces prochains mois, sans forcément prendre de vacances. Mais le brave Lucas est arrivé, avec son envie de découverte. Et me proposer un voyage, c'est comme proposer un verre à un alcoolique, je suis incapable de résister.


Et c'est parti ainsi ! On regarde les possibilités, on rêve tous deux de traverser les États-Unis à la Kerouac depuis plusieurs années. Mais il faut des fonds que nous ne possédons pas encore. Lucas observe l'Asie d'un air envieux. Je regarde le Caucase. On en arrive à s'imaginer au Kazakhstan. Et puis cette bonne vieille France nous est apparue comme une évidence. C'est bien beau d'arpenter le monde, mais c'est tout aussi bien de connaître son coin, son pays, ses paysages, ses habitants. Le grand ouest nous est tous deux assez peu connu, et c'est la direction que nous prendrons. Les châteaux de la Loire, le marais poitevin, Bayonne et le pays basque, Dax et la féria, le Cirque de Gavarnie, le Périgord, les gorges de la Dordogne et les volcans d'Auvergne. Le programme est ambitieux, surtout pour les trois semaines que nous avons devant nous. Mais une fille m'a dit un jour que je n'avais pas d'ambition dans la vie, j'essaie de me (lui?) prouver que j'en déborde.

 

Une nouvelle aventure

Et puis ce stop. C'est l'origine. La Genèse. Tout a commencé ainsi, il y a 7 ans, avec Antoine. A travers la France. C'est ce qui m'a donné le goût du voyage, la soif de la découverte. Et cet amour de l'autre. J'ai aimé toutes ces personnes qui se sont arrêtées pour nous, sur le bord du chemin, avec cette envie de nous aider, cette volonté de nous dépanner. Ce voyage fut mon rite initiatique. C'est l'un des trois moments clefs de ma vie.

Certes, ce sera différent. Car le programme n'est pas le même, l'ambition est différente, mon partenaire a changé. Et j'ai surtout sept années de vie supplémentaires derrière moi, avec moi, en moi. Mais l'esprit est le même, l'aventure. Et ce grain de folie qu'il faut avoir pour ça. Le bonheur sera le long de ces routes, dans chacune de ces voitures, dans les discussions de leur conducteur, dans les demeures de nos Couchsurfers. Nous allons savourer les repas avec allégresse, les paysages avec délectation, les moments avec joie et bonheur. Car repartir ainsi, c'est rechercher tout ça. Tout ce que j'ai un peu perdu lors de mes derniers périples. Je n'étais plus un homme heureux. Et je sais très bien pourquoi : Le bonheur n'est réel que s'il est partagé. Et ce brave qui m'a déjà accompagné à travers cette idée folle européenne de 25 pays en 40 jours, avec qui j'ai bourlingué de Dublin à New York, de Wroclaw à Colombey, qui m'a fait découvrir la vie lilloise quand je lui ai montré Chaban, oui, ce brave, ce pote, un type comme on en fait trois fois le siècle, est la bonne personne pour ça.

Une nouvelle aventure

Si par hasard vous nous croisez au bord du chemin, n'ayez pas peur. Tirez sur le frein à main, arrêtez-vous à nos côtés, et on fera un petit bout de bonheur ensemble. Si vous êtes dans l'un de ces coins stratégiques, faites-nous signe. On viendra passer la soirée avec vous, on dormira dans votre humble demeure et en échange on vous racontera cette nouvelle aventure que l'on vit. Une vie. Une seule. Ne pas se manquer. Profiter. Toujours.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 18:44

Clap Clap (oui, je me félicite pour mon titre que j'apprécie beaucoup, mais c'est une private joke comité 4).

 

J'avoue, je n'ai pas donné de nouvelles pendant une semaine. Et pour cause, le wifi à Romorantin, c'est comme les bars à Romorantin, une chose assez rare. Comment me suis-je perdu à Romorantin ? Bonne question ! Je me pose la même lundi matin, alors que je suis entouré d'une cinquantaine de jeunes de 20 à 30 ans venus suivre une formation de l'Institut des Hautes Études de la Défense Nationale. Les costards sont de sortie, et on m'a gentiment demandé d'aller me changer, parce que le pull à capuche ça ne va pas le faire. Je ne fais pas mon rebelle, le colonel n'étant pas très loin, et je sors la chemise. J'observe tout ce beau monde avec curiosité. Et je me dis que dans quelques jours, ils seront pour la plupart devenus des proches...

 

Dimanche soir. Une petite chambre de Bordeaux. Un seul lit. Pas besoin de retrouver la carte cachée au fond de ma poche pour entrer. Pas besoin de redescendre d'un étage pour récupérer ma pochette IHEDN oubliée une nouvelle fois entre le baby-foot et l'ersatz de billard. Pas de coloc absent car au café des Turcs. Le silence. La solitude. Pour la première fois depuis lundi. Et ces cons me manquent un peu.

Romorantin et ses otaries

Ces cons là, c'est mon comité 4. Je pourrais vous les présenter un par un, écrire quelques compliments sur chacun d'eux, mais comme on est devenu « ami facebook » je vais garder tout ça pour moi, pudeur oblige. Et puis il y a la règle de Chatham House, à savoir que tout ce qui s'est passé à Romorantin doit rester à Romorantin. Alors je ne vous dirai pas qui dans ce groupe ronfle abondamment la nuit, qui est passé sous un baby-foot à la suite d'une défaite humiliante, qui vote Dupont-Aignan ou qui a montré ses genoux. Je pourrais écrire sur la JAPD, enfin, je veux dire la JDC, mais ça risquerait de vous ennuyer autant que cette journée. Je pourrais aussi écrire sur l'épisode 10 de Game of Thrones que l'on a regardé là-bas, ensemble, mais je risquerais de spoiler.

Clap Clap

J'ai pris un sale réflexe, j'applaudis pour rien. J'ai essayé hier au café, mais personne n'a suivi. Les gens ne sont pas très drôles. Trop sérieux. Nous l'étions sans doute aussi. Nous avons fait des journées de malade pour quelqu'un comme moi, qui aime se reposer après 17h (ou 15h). 8h-Minuit. Des conférences (vraiment intéressantes, la palme pour l'opération Sangaris), des visites (Nexter et une base aérienne), des travaux de comité jusqu'au bout de la nuit. Et pendant que certains comités visitaient vendredi soir la boîte de nuit de Romorantin (si, si, il y en a une), nous étions encore plongés dans une ultime répétition. Mais samedi matin, nous étions fiers du dénouement. Ce comité ne faisait plus qu'un, au point que j'avais moi-même cette petite boule au ventre avant notre présentation, et cela alors que je restais tranquillement assis dans le public. Je les ai vus faire le show, je les ai vus à l'aise. Et je me suis rappelé le moment où j'ai appris que notre sujet était cette réforme de la JDC. « Sujet de merde » ai-je alors directement pensé. Mais entre les histoires de Mc Donalds et de boue, de bivouac et de JDC-JSC (Je suis Charlie), nous nous sommes passionnés. Et je pense qu'on a tous kiffé. Putain de bonne semaine. A Romorantin. Oui, c'est possible. Avec eux.

Romorantin et ses otaries

Clap Clap

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 08:40

Je vous ai parlé deux fois de mon arrière-grand-père, et de son parcours pendant la première guerre mondiale (ici et ici). Le front, les blessures, l'Algérie et une légion d'honneur bien méritée quelques décennies plus tard. J'y avais inclus une photo de lui à la fin de sa vie. Aujourd'hui, c'est avec quelques photos supplémentaires et d'époque que je termine son histoire.

Elie Guilbert, suite et fin, en photos

La première, c'est Élie Guilbert en 1913. Il vient de terminer son service militaire au sein du 148ème d'infanterie (vous pouvez voir le numéro sur son col) à Givet, dans les Ardennes.

Elie Guilbert, suite et fin, en photos

La seconde est ma préférée. Élie Guilbert est en Algérie lors de la seconde partie de la guerre. Il pose ici avec un chèche le 6 septembre 1918. C'est une carte postale qu'il envoie à sa famille. Au verso un petit mot :

« Me voilà en tirailleur ! Pas très bien réussi mais, en bonne santé. Je me fais peur à moi-même tellement j'ai l'air méchant. Bons baisers à tous. »

Elie Guilbert, suite et fin, en photos

sCe qui est assez fou avec cette recherche généalogique, ayant abouti à une quête encore plus poussée pour les soldats de la première guerre mondiale, c'est que je suis entré en contact avec des membres de ma famille que je n'avais jamais rencontrés. Ainsi, ma petite-cousine possédait la photo précédente, mais aussi d'autres, tout aussi intéressantes.

Elie Guilbert, suite et fin, en photos

Jules Guilbert, son grand-frère, de 10 ans plus vieux. Il fait partie du 301ème régiment d'infanterie, constitué en 1914. Ce régiment est décimé en avril 1915 (les survivants sont reversés dans d'autres unités) mais Jules est déjà loin. Il est adjudant dans une compagnie d'instruction à Bergerac. Élie va le rejoindre à la suite d'une blessure. Cette photo est en fait une carte postale. A l'arrière, un petit mot : "Cher oncle et tante, Je profite pour vous envoyer ma photo et en même temps pour vous dire que le métier va toujours bien. J'espère que ma carte vous trouve tous en bonne santé. Je termine en vous embrassant tous de bien loin. Votre neveu."  Il passe au 43ème régiment d'infanterie le 10 janvier 1916. Il est fait prisonnier le 5 mars à la côte du Poivre (au-dessus de Verdun), et est interné à Stuttgart. Il est rapatrié le 14 janvier 1919.

Elie Guilbert, suite et fin, en photos

Ci-dessus, Léon Guilbert. Âgé de 31 ans (!!), il fait partie du 15ème régiment d'infanterie. Après avoir combattu à Morhange et Rozelieures en Moselle, il est tué le 10 novembre 1914 à Bixschoote (au nord d'Ypres), laissant derrière lui trois enfants.
A noter que le dernier frère de la famille, Winocq Guilbert, a commencé sa guerre en 1916 dans le 27 RI avant d'être dans la 8ème section d'infirmiers miliaires, puis dans la 1ère section.

Enfin, je termine avec des civils. A savoir les parents d’Élie Guilbert, Winoc et Héloïse (Clay de son nom de jeune fille), tous deux nés et morts à Moulle (ils posent devant leur maison). Puis sa femme, Rose Dubois, avec qui il se marie en 1920. Ils auront quatre enfants, dont Alexandre Guilbert, mon grand-père.

Elie Guilbert, suite et fin, en photos
Elie Guilbert, suite et fin, en photos
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:47

Très honnêtement, je ne suis pas venu à Toronto pour voir Toronto. C'était juste la ville la plus pratique pour découvrir les chutes du Niagara. Et très vite, je me suis rendu compte que je n'avais pas envie de rester.
Toronto c'est la plus grande ville du Canada (2,5M d'habitants), la cinquième aire urbaine d'Amérique du Nord (6M !), une capitale économique majeure. Ayant eu la chance (?) de vivre à New York quelques mois, j'ai une impression de déjà-vu pour ces villes hautes, faites de gratte-ciel, et où les gens ont un degré de carriérisme bien plus élevé que la moyenne. Toutefois, ma Couchsurfer, d'origine polonaise (et qui me confirme une idée bien ancrée en moi que les filles originaires de Pologne sont les plus jolies de cette planète) me propose d'échapper à la ville tout en gardant un œil sur elle : « va dans les îles de Toronto ! ».

Les îles de Toronto, connais pas. En fait, elles n'existent que depuis 1858. Cette année-là, une énorme tempête les coupe du littoral. Aujourd'hui, elles sont donc placées juste devant la ville de Toronto, au sein du lac Ontario. Je prends donc un petit bateau pour 7$ l'aller-retour et je profite de la vue. La ville s'éloigne minute après minute. Et retrouve de la splendeur à mes yeux.

 

Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown

La tour la plus haute (d'assez loin) est la tour CN, le symbole de la ville. D'une hauteur de 553 mètres, elle est construite en 1976 par la compagnie des chemins de fer canadiens. C'est la plus haute tour du monde jusqu'en 2007.

Me voici ensuite dans les Toronto Islands (oui, je suis en pays anglophone). C'est la plus grande zone piétonne d'Amérique du Nord. Parc de jeux, jardins, plages, randonnée... une espèce de petit paradis dans ce monde de citadins. Je savoure le soleil et le Monde Diplomatique. Les vagues du lac Ontario me bercent. Une impression de vacances.

Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown

En fin d'après-midi, je m'oblige à faire une petite visite de Toronto. Mais avec un angle assez précis : direction Chinatown. Toronto est comme beaucoup de villes nord-américaines multi-culturelles : environ la moitié de ses habitants sont nés en dehors du Canada ! 13% de la ville se considère est-asiatique. Chinatown se concentre à l'ouest des stations de métro Queen's Park et Osgoode. Ici j'ai l'impression d'avoir quitté le Canada et d'être dans l'empire du milieu. Les magasins sont chinois, les devantures sont chinoises, même les panneaux des rues sont traduits en chinois. Je retrouve les mêmes produits qu'en Chine, à savoir un sacré mêle-tout dans les magasins (et surtout des produits dont j'ignore l'utilité). L'ambiance est vraiment sympa et les prix sont deux fois moins chers que dans le reste de la ville !

Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown

Ici est la fin du voyage. Je suis dans le bus entre Toronto et Montréal. Je m'envole ce soir. L'impression d'avoir bien profité. Une chouette vie tout de même. Profitez !

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