6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 13:25

Onfield.jpgC'était le milieu du mois d'août et j'avais décidé de rejoindre un projet que je trouvais particulièrement intéressant. Le projet Onfield. L'objectif est simple, clair, précis : récolter un cahier de doléances. Pour cela, c'est facile, il suffit d'écouter la population. De lui demander son avis. Direction le marché et la rue de Dunkerque. La politique, vous en pensez quoi ?

« Ché du brin ! » Avec l'accent de chez nous. « C'est de la merde », pour une petite dizaine de personnes. « Coupons leur la tête ! ». Les accents révolutionnaires étaient de mise, on demande « l'abolition des privilèges ».

 

Clairement j'ai été surpris. Je savais que les Français n'avaient pas confiance dans leurs politiques. Mais à ce point... Près de 90% des passants interrogés témoignèrent d'un réel mécontentement et d'une totale défiance à l'égard de nos représentants.

 

Certains trouveront peut-être cela normal, les nombreuses histoires politico-judicaires n'aidant pas à la confiance du peuple dans ses représentants. Mais ça fait chier ! Merde alors, c'est tout de même de notre démocratie que l'on parle. Si le peuple n'a plus aucune confiance dans ceux qu'ils envoient pour le représenter, pour prendre les décisions à sa place, c'est un ENORME problème.

Bien sûr j'en veux à nos représentants, tout au moins à ceux qui donnent le mauvais exemple. Mais j'en veux aussi à la population, aux citoyens. Pourquoi mettre tout le monde dans le même sac ? Pourquoi prendre un exemple précis (au hasard Cahuzac) et penser qu'ils sont tous pareils ? Dans un autre contexte, cette généralisation s’appellerait racisme.
Les Français, en tout cas ceux de Saint-Omer, font donc preuve d'un véritable racisme à l'égard d'une catégorie de la population : les hommes politiques.



Attention, quand on disait politique, les gens pensaient gouvernement (actuel ou ancien), députés, sénateurs. Quand on parlait du maire, le discours changeait, surtout si on parle d'un maire de petit village. Et pour cause, on le côtoie tous les jours. La confiance s'instaure. On l'aime bien notre maire.

C'est un peu comme l'Arabe du coin. Celui que l'on connaît depuis 20 ans, à qui l'on dit bonjour et qui nous répond poliment. Celui qui vient nous aider quand on a besoin d'un service. Il est sympa, hein. Mais ça n'empêche qu'avec tout(s) ce(ux) qu'on voit à la télé, on ne peut pas s'empêcher de dire qu'ils sont un problème.



L'expérience fut sympa dans l'ensemble. On rencontre du monde, on revoit des têtes, on entend la population. Mais on ne peut pas répondre. Nous n'étions pas là pour donner notre avis, mais pour écouter. Et ça peut parfois être frustrant. Par exemple, à chaque fois que l'on nous dit que seule Marine peut changer les choses, on se doit de sourire. Merci, et bonne journée.

 

Surtout, on en est revenu les mains vides de propositions pour changer les choses. Nos fameuses doléances. La population s'accorde pour dire qu'il y a un problème, mais personne ne semble avoir la solution. Certes, le concept n'était pas propice à de longues réflexions (on interrogeait les gens dans la rue), mais cela n'empêche : les citoyens n'ont pas d'idée pour résoudre le problème. En tout cas, pas dans ce contexte. Il faudrait peut-être le faire différemment, par écrit, sur internet. Mais là encore, je doute un peu. Il me semblait que les gens étaient résignés. Ou qu'ils s'en foutaient quasi-royalement, c'était selon. 

 

En repensant à cette journée, je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine tristesse. Et beaucoup d'inquiétude concernant l'avenir.
Ça m'a cependant donné envie de persévérer, de me battre pour cette démocratie à laquelle je crois. Car on n'a pas encore trouvé mieux.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Politiquement vôtre
commenter cet article
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:10

J+1. Hier matin, nous étions sur la ligne de départ. Plus de 5000 participants prêts à en découdre avec les 21,1 kilomètres de la métropole, avec les pavés et les faux-plats. Il y avait des Kényans, qui courent une heure. Et puis il y avait les autres, qui courent un peu plus longtemps. Dont moi.

Je restais sur un temps réel d'1h38 et 30 secondes. C'était l'année dernière. Alors cette année j'avais revu mes objectifs à la hausse. Finir le semi était une obligation, faire un meilleur temps également. 1H35 et surtout 1H30 étaient le plan du jour.

Sur la ligne de départ, j'étais plutôt bien positionné. Comme j'avais fait moins d'1h40 l'année dernière, je bénéficiais d'un sas de départ. J'étais un peu un VIP. Cela m'évita la cohue traditionnelle du départ quand on est un peu plus éloigné de la ligne.

Très vite je repère un monsieur avec un panneau 1h30. Ils sont plusieurs à courir avec un sponsor et un panneau indicatif au-dessus d'eux. Cela permet à des personnes comme moi, avec un objectif, de calquer leur course sur ces personnes. Alors je me mets à ses côtés.
Très vite je vois que le rythme est élevé. Au-dessus de mes rythmes d'entraînement. Mais c'est la course, alors c'est logique. Je continue à côté du groupe 1h30. Lorsque je me laisse un peu aller à suivre mon propre rythme je perds très vite quelques mètres sur le groupe. Alors je relance, très régulièrement.


 

Autour de nous, le public de la braderie nous encourage. J'ai l'impression qu'ils sont un peu moins nombreux que l'année dernière. La plupart du temps, ce sont des encouragements précis, des spectateurs qui connaissent un coureur. Je vois et entends la Truquet connection, Sophie et Max, Rémi qui va dans quelques minutes se lancer pour les 10 km.

Vient le 8ème kilomètre. Le rythme du groupe 1h30 est trop élevé. Je le sens, je le sais. Je décide un peu à contre-coeur de le laisser filer. Pas énormément. Au 10ème kilomètre, je suis en 43'20. Pour réaliser 1h30, il faut 43 minutes. 20 secondes de retard, ce n'est pas un drame.

Le drame, c'est mon corps. Je suis à court de souffle. J'étais en surrégime. Je le paye. J'ai un point au niveau du cœur. Je dois ralentir l'allure. De toute façon, je ne pouvais pas tenir. Au douzième kilomètre, j'ai mal au genou droit. Comme lors de mes deux derniers entraînements. Je soupçonne un début de tendinite. Le moral descend au niveau des chaussettes. Je vois la Truquet connection, j'ai moins le sourire. Je fais un signe, l'air de dire « je suis mort ».

Ma traversée du désert durera jusqu'au 14ème kilomètre. Pendant ces 4 kilomètres j'ai perdu de vue le groupe 1h30. Puis je me suis fais dépasser par des centaines de coureurs, sans en dépasser un. J'avais l'impression de ne plus avancer, de ne plus pouvoir accélérer. Plusieurs fois je me suis dit que j'allais abandonner. Ne pas pouvoir suivre le groupe 1H30 fut une réelle déception, telle que je ne voyais plus l'intérêt de continuer. Aux deux ravitaillements suivants, j'ai bien mangé. Je me suis arrêté pour boire mon verre d'eau. Ça m'a requinqué.

Au 15ème kilomètre, j'ai repris mon souffle. Et puis je me suis rappelé mes objectifs de base. Il faut finir le semi-marathon, et il faut un meilleur temps que l'année dernière. Mon corps suit, je peux à nouveau accélérer. Du côté de la citadelle, lieu qui fut ma grande souffrance l'édition précédente, je double pas mal de coureurs. Avec l'aide de mon chrono, je vois que je suis sur 1h37 et 30 secondes. Il me reste 4 kilomètres, je réaccélère un peu pour finir sans regret.

La ligne d'arrivée est là, et je passe sous les 1h36. 1H35 et 33 secondes, temps réel. J'ai donc gagné 3 minutes par rapport à l'année dernière. Classement : 830ème.

Une fois passée la ligne d'arrivée, j'ai récupéré mon moral. J'ai vu tous ces gens autour de moi, fiers d'avoir terminé la course. Moi-aussi j'étais fier. Alors qu'au milieu de la course je n'en voyais plus l'intérêt, j'ai compris de l'autre côté de la ligne à quel point on peut être heureux d'avoir terminé une course. Mes jambes ne sont pas trop lourdes, je ne suis pas blessé. Un type est allongé depuis 20 minutes dans un coin, entouré par les secours. Alors je regarde le bon côté de la vie. Matthieu et Lucas me rejoignent. Cette année nous étions à 3 à le courir. Nous partageons nos impressions, la douleur de nos jambes and Cie. Nous sommes fiers d'être là.

A J+1, je repense à ma course avec le sourire. Si hier, après la course, j'étais prêt à prendre ma retraite sportive, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Je suis même allé courir un peu avec ma sœur. Et je vois mes prochains objectifs devant moi. Finir un 10km en moins de 40 minutes. Finir un semi-marathon en moins 1h35 puis en moins d'1h30. Et finir un marathon, peu importe le temps. Paris 2014.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Sport
commenter cet article
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:57

Souvenirs-de-la-maison-des-morts-russe-dostoievski.jpgAprès L'idiot, après Crime et châtiment, voici le troisième ouvrage de celui que je considère à l'heure actuelle comme mon auteur favori.

J'aime Dostoïevski car j'aime la belle littérature, j'aime le rythme des descriptions, j'aime la phrase qui me fait m'arrêter pour réfléchir à son sens. J'aime Dostoïevski car il peut exprimer en quelques mots ce que d'autres expriment en plusieurs pages. Et puis ce style russe me plaît énormément. C'est d'ailleurs pour cette raison, je pense, que j'ai trouvé le style de Boris Vian si faible. Le problème de la comparaison avec le maître russe.

 

Pourtant, Souvenirs de la maison des morts n'est pas le meilleur livre de Fiodor. Mais il est sans aucun doute le plus personnel. Dostoïevski a passé quatre années dans un bagne de Sibérie, à Omsk. Ce qu'il écrit là est quelque chose de vrai, de véritable, quelque chose qui s'est vraiment déroulé au milieu du XIXème siècle. L'auteur a été envoyé là-bas en raison de ses idées politiques, il avait rejoint un club « progressiste », et l'empereur Nicolas Ier avait la phobie de ces clubs depuis une insurrection (les décabristes de 1825). 

Dostoïevski est un noble, et il nous fait bien comprendre que ce n'est pas un avantage dans le bagne. Il évite cependant les punitions corporelles, véritable hantise de chaque prisonnier.

Le temps qu'il passe dans la prison lui permet de mieux comprendre ses contemporains. Il les observe, il les scrute, il nous les décrit. Nul doute que ce temps passé là-bas aura servi à ses prochains livres (dont Crime et châtiment).


Le livre narre le quotidien des bagnards. Les premiers mois, les rencontres, le rythme à prendre. La routine. Le travail. L’hôpital. Noël. Les animaux. L'hiver. L'été. L'envie d'évasion. Tout y passe, et c'est pour cela que j'aime à dire que Dostoïevski est un auteur complet. Ces ouvrages abordent une idée simple, ici la vie au bagne, mais l'idée est retournée et observée dans tous les sens si bien que l'on finit par en avoir fait le tour. Et lorsque l'on tourne la dernière page, on ne peut s'empêcher de penser que tout a été dit. Cela ne vaudrait plus le coup de reprendre le même sujet, à cette même époque, car on ne pourrait faire mieux. 

 

Extraits : « Oui, l'homme a la vie dure ! Un être qui s'habitue à tout. Voilà, je pense, la meilleure définition qu'on puisse donner de l'homme. » "L'homme est un animal d'accoutumance"


« Ce qui m'a frappé dès mon entrée dans cette vie, c'est, il m'en souvient, de n'y pouvoir rien trouver d'extraordinaire ou pour mieux dire d'inattendu. »

" On ne peut juger de certaines choses, si on ne les a pas éprouvées soi-même".

" On trouve quelquefois une jouissance aiguë dans la conscience de l'immensité de son propre malheur"

 

Vocabulaire

 

Outrecuidant : Qui a une confiance excessive envers lui-même, qui a une propension à se croire supérieure aux autres

 

Couard : Qui est poltron, qui n'a pas de courage.

 

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Les arts
commenter cet article
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:44

Pour le deuxième été consécutif, je me suis fait une petite expérience internet. Après le mois sans Facebook, voici la semaine sans Internet. L'idée est de voir si mon addiction à la toile est si forte que je ne peux m'en passer.

Une-semaine-sans-Internet.jpg

Le bilan est rapide :

Points positifs :
 

- J'ai lu six bouquins en sept jours. En sachant que j'avais lu un bouquin en six mois. Une bouffée d'oxygène littéraire. 

- Je ne suis pas resté dans la maison. Chaque jour, j'étais en dehors. J'ai couru, j'ai vu les amies et la famille d'Alba, j'ai voyagé à travers la Bavière.

- Je n'ai pas eu d'informations pendant une semaine. Et ça fait parfois du bien de ne pas savoir ce qui se passe en Syrie ou la politique économique de l'Hexagone.


Points négatifs :


- Je n'ai pas eu d'informations pendant une semaine. Et parfois c'est important de savoir ce qui se passe en Syrie ou de comprendre la politique économique de notre Hexagone.

- Je me suis ennuyé. Cela faisait bien longtemps que je n'avais ressenti ce sentiment. Il pleuvait, j'avais déjà lu une partie de la journée, la demoiselle dormait. J'étais seul dans la maison. L'ennui, sentiment que l'on apprécie quand il ne dure que quelques heures et pas quelques semaines.

 

Le bilan est très satisfaisant. Vivre sans internet, sans facebook, sans mail, sans information, ce fut souffler. Ce fut un repos pour le cerveau, un bonheur pour l'inspiration, un renouveau pour la culture. Et je me suis demandé si Internet était finalement si primordial à ma vie. Pour ma thèse, cela ne fait aucun doute. Mais ensuite, il faudra que je réfléchisse à l'utilisation que je souhaite vraiment faire de la toile. Une année sans Internet, un jour, peut-être, pour pouvoir lire énormément et écrire quelque chose de plus grand.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Autre
commenter cet article
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 14:36

alfred hitchcock pr milevEt si on me demandait : qui est le maître du suspense au cinéma ? La réponse serait évidente : Alfred Hitchcock. Un savant mélange d’angoisse et d’humour sombre, des sueurs froides qui s’installent aux pas d’une musique rythmée et saccadée. J’ai mis du temps à découvrir Hitchcock, bien que son nom me fascinait. Il est rentré dans la légende du cinéma, dans le vocabulaire, et si un film est désigné comme « hitchcockien », il faut s’attendre à un chef d’œuvre. Boudé par les Oscars (il n’a jamais remporté le titre de meilleur réalisateur), il fut cependant reconnu très tôt par les réalisateurs de la Nouvelle Vague (voir le livre entretien Hitchcock/Truffaut), et surtout dans son pays natal, l’Angleterre (il devient Sir 4 mois avant sa mort, considéré comme le plus grand réalisateur britannique selon le Daily Telegraph).

 

Pour ses films, je n’ai eu accès qu’à ses films parlants, et de sa période américaine. Les cheveux d’or, les 39 marches ou Chantage seront donc absents (pour une filmographie complète, il faudrait regarder 54 films, dont 2 sont considérés comme définitivement perdus !)

 

Rebecca (1940) : 17/20

alfred hitchcock rebecca pr Milev

 C’est peut-être mon film préféré d’Hitchcock, malgré le fait qu’il soit un peu tombé en désuétude devant "Psychose" ou "Fenêtre sur cour". Un conte gothique, l’histoire d’une morte, Mrs de Winter, qui reste au centre de la vie de son mari, de sa seconde femme (Rebecca) et surtout de sa dévouée gouvernante. Un film sombre, rempli de crainte, brillamment interprété par Judith Anderson et Laurence Olivier. La scène où Mr de Winter avoue ce qu’il ressentait pour sa femme m’a mis sur les fesses. Oscar du meilleur film (le seul), 11 nominations.

 

L'ombre d'un doute (1943) : 14/20. Avec Teresa Wright et Joseph Cotten.

 

Charlie Oakley est poursuivi. Des hommes lui en veulent. Qu'a-t-il fait ? Il est suspecté d'avoir tué des veuves fortunées. Il se réfugie chez sa soeur, où sa nièce l'admire. Mais celle-ci se retourne peu à peu contre lui alors qu'enflent les soupçons. Le film est un bon Hitchcock, laissant du suspense pour savoir si oui ou non Charlie est coupable de l'assassinat. La fin est sanglante. 


Les enchaînés (1946) : 12/20 Avec Cary Grant et Ingrid Bergman.

 

Alicia Huberman (Bergman), fille d’un espion nazi, est recrutée par le gouvernement américain pour aller espionner un ami de son père, coupable d’activités suspectes au Brésil (uranium, sujet au centre de l’actualité après Hiroshima et Nagasaki). L’histoire est aussi un amour difficile entre Grant et Bergman. Pas forcément le meilleur Hitchcock, bien qu’encensé par la critique. L’histoire d’amour est un peu trop « gnangnan » et le scénario un peu léger. L’impression que l’on tourne parfois en rond.

 

La corde (1948) : 14,5/20 Avec James Stewart et Farley Granger. Titre original : Rope

 

Hitchcock décide de s’autoproduire pour une histoire de gros sous, et "La corde" fut sa première production. C’est pour moi un chef d’œuvre d’humour noir, très (trop) sombre. Deux jeunes gens décident de tuer un de leurs amis, « pour l’expérience ». Sont ensuite invités à dîner les parents de l’ami, la petite copine et surtout leur ancien professeur (Stewart). Tout le monde dîne sur la table (qui est aussi le corbillard). Réalisation très théâtrale (on ne sort pas de l’appartement, sorte de plan-séquence quasi-continu). Malheureusement tiré d’une histoire vraie (université de Chicago, 1924), le film gêne beaucoup par certains aspects : absence de morale chez le meurtrier, homosexualité suggérée, présence de la pensée de Nietzsche. Il fut interdit en France, en Italie, ainsi que dans plusieurs états américains (interdit aux moins de 21 ans un peu partout).

 

Le crime était presque parfait (1954) : 13,5/20 Avec Grace Kelly et Ray Milland. Titre original : Dial M for murder

 

Tony Wendice (Milland), ex-champion de tennis, s’attend à ce que sa femme (Kelly) le quitte. Peur de se retrouver démuni, seul, il décide d’engager un tueur et de réaliser le crime parfait. Seul problème, c’est le meurtrier qui se retrouve assassiné, et l’assassinée qui se retrouve en position de meurtrière, à essayer de justifier son innocence.

L’histoire, au départ un peu longue, est un exemple de film policier. John Williams (l’inspecteur) fait très Hercule Poirot.

 

Fenêtre sur cour (1954) : 15,5/20 Avec James Stewart et Grace Kelly. Titre original : Rear Window.

 

alfred hitchcock rear window fenetre sur cour stewart kellyLe titre de la nouvelle résume bien le film : ça doit être un crime ! Jeff Jeffries, grand photographe, se retrouve bloqué dans son appartement. Pour s’occuper il observe ses voisins
(syndrome scopophilique !), jusqu’à se retrouver persuadé qu’un crime a été commis. 4 fois nominé aux Oscars. C’est l’un des films hitchcockiens de base : la scène se déroule dans un cadre restreint (appartement), le héros ne peut rien faire (plâtré) et assiste notamment avec angoisse à l’arrivée du meurtrier dans son appartement, alors que Grace Kelly y est toujours. Les gros plans sur le visage de Stewart sont splendides d’un point de vue cinématographique (influence de Fritz Lang ?)

 

La main au collet (1955) : 10,5/20 Avec Cary Grant et Grace Kelly. Titre original : To catch a thief.

 

Ce fut pour moi la plus grande déception d’Hitchcock. Pourtant le choix des acteurs, du pays (la France) et le scénario semblaient tenir la route. Mais il se révèle trop léger, le jeu des acteurs (français notamment) est brouillon (Brigitte Auber en particulier). L’histoire d’un ancien cambrioleur, John Robie (surnommé le chat), accusé à tort de nouveaux cambriolages. Il décide de prouver son innocence en arrêtant le nouveau cambrioleur, aux méthodes similaires. L’histoire d’amour est « gnangnan ».

 

L’homme qui en savait trop (1956) : 15/20 Avec James Stewart et Doris Day. Titre original : The man who knew too much

 

Hitchcock qui fait un remake… d’Hitchcock ! Le film de 1934 était muet, noir et blanc et un beau succès. Le remake est cependant meilleur selon le réalisateur ! Benjamin McKenna (James Stewart) est en vacances avec sa femme et son fils au Maroc. Un espion tente de se lier d’amitié avec eux, avant de se faire assassiner en pleine rue. Ses derniers mots sont pour McKenna, qui se retrouve mêlé à une affaire d’espionnage et d’assassinat où son fils est pris en otage. Le film est très bien dirigé, joué et même chanté puisque c’est ici que Doris Day interprète « Que sera sera », récompensée par l’oscar de la meilleur chanson.

 

Sueurs froides (1958) : 16/20. Avec James Stewart et Kim Novak. Titre original : Vertigo.

 

alfred hitchcock vertigo stewartScottie (Stewart), policier, est atteint de vertige. A la suite de la mort d’un de ses collègues dont il se sent coupable, il quitte la police. Un de ses anciens amis du collège le contacte alors pour une affaire privée, suivre sa femme, qu’il prétend être possédée par Carlotta Valdes, morte il y a de nombreuses années. Le scénario est très fort, peut-être bien le meilleur. Le jeu de Kim Novak est en parfaite adéquation avec James Stewart. L’un de mes coups de cœur, assurément. A noter : la première utilisation du travelling compensé (pour illustrer le vertige de Scottie).

 

La mort aux trousses (1959) : 15/20. Avec Cary Grant et Eva Marie Saint. Titre original : North by Northwest,

 

Sacré Hitchcock ! Avec Cary Grant et la fameuse scène de l’avion ! (devenue classique du cinéma).alfred hitchcock north by northwest grant avion plane la mo

À New York, le publicitaire Roger Thornhill (Grant), pris par hasard pour un certain George Kaplan, est enlevé. Il s'échappe puis tente de prouver son innocence. Chaque tentative l'identifie un peu plus au dénommé George Kaplan au point qu'il est accusé d'un meurtre perpétré aux Nations Unies. Il tombe amoureux de la belle Eve Kendall (Marine, si tu me lis, ton sosie), agent de la CIA, qui traque l'espion Vandamm, pour qui a été imaginé le leurre qu'est Kaplan. A noter l’utilisation du Mont Rushmore dans plusieurs scènes (dans ma Bucket List)

 

Psychose (1960) : 14/20. Avec Anthony Perkins. Titre original : Psycho.

 

alfred hitchcock psycho psychose pr milevLe plus connu, le plus reconnu. Avec l’image de Marion Crane (Janet Leigh) criant dans sa douche. Norman Bates (Perkins), propriétaire du motel où se déroule l’intrigue. Que dire, si ce n’est classique ? Presque obligatoire. Ce n’est pas mon préféré, mais le scénario, le suspense et parfois l’horreur ont fait de ce film le chef d’œuvre du maître. 4 fois nominé aux Oscars.

 

Les Oiseaux (1963): 14,5/20. Avec Tippi Hedren et Rod Taylor. Titre original : Birds.

 

Un Hitchcock mythique et très spécial, véritable film d’horreur, une histoire d'oiseaux qui attaquent sans raison la population de Bodega Bay, allant jusqu'à tuer. L’histoire prit du sens lorsqu’en 1961 une pluie d’oiseaux s’est abattue à Santa Cruz, Californie (intoxication alimentaire d’après une étude de 2011). Film avec plus ou moins d'épouvante, très hitchcockien, il faut aimer le maître. Tippi Hedren, dans le rôle de Mélanie Daniels (par qui tout arrive ?) obtient le Golden Globe de la meilleure révélation.

alfred hitchcock birds les oiseaux pr milev

 

Pour finir cette filmographie, je souhaite revenir sur certains points que je n’ai pas évoqués jusque-là. Tout d’abord Hitchcock a l’habitude de s’immiscer dans ses films, dans des rôles insignifiants, c’est ce qu’on appelle une (un ?) Caméo. Des clins d’œil du réalisateur toujours sympas à découvrir.

Enfin, Hitchcock a développé des belles histoires d’amitié avec certains acteurs. Je choisis James Stewart et Grace Kelly. Stewart (4 collaborations) est peut-être mon acteur préféré de cette période, tandis que Kelly rayonne à chacune de ses apparitions (3 collaborations).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

5. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

6. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

7. Frank Capra : 15,07 (7 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 14 (13 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

Repost 0
Published by milevjeryleron - dans Cinema
commenter cet article
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 12:14

Comme l'année dernière je lance un appel à tous ceux qui sont sur Lille samedi matin, pour la braderie ou pour autre chose, vous pouvez venir me supporter, m’encourager, me lancer un chocolat, crier ou hurler mon nom, voire même réaliser une petite chorégraphie kangourou tout au long du parcours. Le semi-marathon débute du côté du boulevard de la liberté, à côté de la station République, à 9 heures. C’est une boucle de deux tours, je vous mets le parcours en photo (le même que l'année dernière). L’arrivée aura lieu rue de Paris, pas très loin du départ. Des stands et/ou d'épongement sont prévus tous les 2,5 km.

Premier tour 

Premier-tour-du-semi-marathon-lille-2012-parcours.jpgSecond tourSecond-tour-du-semi-marathon-lille-2012-parcours.jpg
Mes objectifs

N°1 : finir le semi-marathon. C'est déjà un signe de non-blessure, le plus important.
N°2 : finir en moins de 1h39 et 26 secondes, mon temps de l'année dernière.
N°3 : finir en moins de 1h35.

N°4 : le faire en moins d’1h30. Mon objectif avoué.
 

Côté entraînement, ce fut un peu mieux que l'année dernière. Cela fait quasiment deux mois que j'ai repris les footings réguliers, à raison de trois fois par semaine. J'ai fait du spécifique montée pour ne pas trop souffrir lors du faux-plat montant de la deuxième boucle, celui qui m'avait achevé l'année dernière. J'ai fait quelques fractionnés (les fameux 30/30 détestables mais qui doivent permettre de mieux accélerer). Et j'ai fait les foulées éperlecquoises. Cette année je n'aurai donc pas d'excuse en cas de mauvais temps, je suis fin prêt !

 

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Sport
commenter cet article
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 08:47

J'ai découvert Thomas Mann grâce à Luchino Visconti. Dirk Bogarde m'avait époustouflé, je le revois encore crier « Tadzio » dans Mort à Venise. Alors je me suis lancé.

mort-a-venise-Visconti.jpg

Le livre de l'écrivain allemand est intitulé Der Tod in Venedig dans la langue de Goethe. J'ai été surpris par le vocabulaire utilisé, parfois difficile à comprendre. Et pourtant, je l'ai bien lu en français. Les différences entre le livre et le film sont nombreuses. Dans l'ouvrage nous sortons dans Venise, Gustav Von Aschenbach est un écrivain et non pas un musicien. Mais l'esprit reste le même, celui d'un amour interdit, celui d'un amour pédophile. L'écrivain choisit de rester dans Venise, devenue ville fantôme, déchirée par un mal qu'est le choléra. Il reste pour son amour, pour l'observer, pour le scruter. Il ne saura jamais si cet amour est réciproque, n'osant aborder le jeune Polonais, son Tadzio. 

L’œuvre de Thomas Mann dispose donc d'un vocabulaire extrêmement riche, parfois trop pour moi. Les références à la mythologie sont nombreuses, et j'avoue ne pas toujours avoir compris. Thomas Mann ne cachait pas que son œuvre était inspirée par des personnages réels (les traducteurs polonais ayant retrouvé le Tadzio!).

Extrait :

D'être seul et de se taire, on voit les choses autrement qu'en société ; en même temps qu'elles gardent plus de flou elles frappent davantage l'esprit ; les pensées en deviennent plus graves, elles tendent à se déformer et toujours se teintent de mélancolie. Ce que vous voyez, ce que vous percevez, ce dont en société vous vous seriez débarrassé en échangeant un regard, un rire, un jugement, vous occupe plus qu'il ne convient, et par le silence s'approfondit, prend de la signification, devient événement, aventure, émotion.

 

Thomas Mann, Tristan

Gabrielle Klöteryahn arrive à Einfried, maison de repos. Elle bouleverse l'écrivain Spinell, qui perd son temps chaque année ici. De discussions en discussions, les deux personnages centraux finissent par se rapprocher et l'apogée de leur rencontre se fait une journée, au son du piano, avec l’interprétation par Gabrielle de Tristan et Iseut de Wagner. Spinell, tourmenté, accuse le mari de Gabrielle d'être indigne d'elle, alors que celle-ci décède.


Drôle de passion mise en scène ici par Thomas Mann. L'écrivain raté semble être à la recherche d'un objectif de vie, et il est prêt à tout donner pour Gabrielle. Celle-ci, frêle, fragile, pure, correspond à ses attentes. La scène du piano est magique et terrible à la fois.

Extrait : Sa belle humeur était celle d'un homme dont l'estomac et les finances sont en règle.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Les arts
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 14:45

C'est bien beau de voyager à travers la France, l'Europe ou le monde, mais il ne faudrait pas oublier qu'il y a de très belles choses à voir dans le Nord-Pas-de-Calais. Alors dans la série je découvre ma région, direction LA nouveauté : le Louvre-Lens.
Je ne sais pas si on a encore bien réalisé l'immense chance d'obtenir Le Louvre à Lens. Lens, ses corons, son club de foot et... c'est tout. Il faut reconnaître que la ville n'était pas gâté pour beaucoup de choses. Elle a perdu 7 500 habitants en 50 ans (de 42 500 à 35 000), et présenté un taux de 24% de chômage en 2009 (la moyenne était alors de 8,8%...).

Et puis le Louvre est arrivé. Comme toujours à Lens, on a su l’accueillir.
Nous nous sommes garés sur le parking du stade Bollaert, gratuit et qui retrouve ainsi une deuxième jeunesse. Empruntant l'allée Marc-Vivien Foé, nous sommes arrivés devant les bâtiments.
Le Louvre-Lens a été construit par un architecte japonnais sur l'ancienne fosse n°9 des mines de Lens. Beau symbole. Le musée est tout en long, et l'aspect extérieur est assez impressionnant. Louvre-Lens.JPGA l'intérieur, nous sommes entrés dans l'immense galerie, dénommée galerie du temps. Celle-ci est gratuite pour tout le monde, jusqu'au 3 décembre. Dépêchez-vous donc !
Le fonctionnement du musée est très XXIème siècle. L'audio-guide tactile vous permet de survoler les œuvres, d'écouter des descriptions audio, voire parfois vidéo. L'audio-guide étant également gratuit, pas la peine de s'en priver. Cela vous permet de mieux comprendre les œuvres.Louvre-Lens-grande-galerie.jpg

Les œuvres justement, sont plutôt nombreuses. On avance dans le temps au fur et à mesure de notre marche. La Mésopotamie, les œuvres égyptiennes, grecques et romaines, des statues, des objets et bien sûr de la peinture. Moyen-Age, œuvres de la Chrétienté ou de l'Islam, et puis la Renaissance. Boticelli et sa Vierge et l'enfant, Saint-Sébastien du Pérugin, Raphael, El Greco, Rubens... et mon Georges de la Tour, avec la Madeleine à la veilleuse.

Madeleine-a-la-veilleuse-George-de-la-Tour.jpgRembrandt, Poussin, Gellée, Goya, Ingres et le chef d'oeuvre, l'apogée, La liberté guidant de le peuple de Delacroix.

Louvre-Lens-La-liberte-guidant-le-peuple-Delacroix.JPGIl nous a fallu deux heures pour finir la galerie. Une sortie ludique pour mes cousins/cousines et une piqûre de rappel d'oeuvre d'art pour moi. Finissons avec le duc de Richelieu !
Le-duc-de-Richelieu-Schiaffino.JPG 

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Les arts
commenter cet article
23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 19:41

Boris-Vian--L-ecume-des-jours.jpgL'écume des jours

J'ai été très déçu Boris. Ton nom résonnait en moi comme le créateur du déserteur, chanson devenue mythique. Alors j'attendais beaucoup de L'écume des jours. Ce titre m'inspirait, j'ignore pourquoi. Et puis la déception. Pour être franc, j'ai eu l'impression de lire un livre Harlequin sur les 100 premières pages, avec une amourette entre Colin et Chloé. Le tout dans un univers très étrange, une sorte de science fiction où les objets vivent (wikipédia me dit que c'est surréaliste!). Jean Sol Partre est un des personnages centraux, avec Chick, le meilleur ami de Colin, fan du philosophe. Chloé attrapera très vite un nénuphar au poumon, et Colin finira ruiné. Le tout dans cette atmosphère toujours très bizarre. Une réelle incompréhension face au succès postérieur de l’œuvre (du vivant de Vian, ce fut un échec).


Citation

Je devrais vous conseiller de vous adresser à Dieu, mais j'ai peur que pour une si faible somme, ce ne soit contre-indiqué de le déranger...

 

 

Je voudrais pas crever

Les poèmes de Boris Vian sont reconnus en France. A l'étranger, c'est plus mitigé, mes collègues allemands ne connaissant même pas l'existence de l'écrivain.

Je voudrais pas crever est un recueil de 23 poèmes. Leurs niveaux fluctuent énormément. J'en ai apprécié certains, j'en ai détesté d'autres. Certains sont dans la réalité, certains voguent dans un surréalisme qui ne me plaît guère.

Au final, je reste mitigé. J'ai préféré Baudelaire et Rimbaud.


Quelques extraits :

Un an de plus

Il vaudrait mieux gagner sa vie

Mais ma vie, je l'ai, moi, ma vie

J'ai pas besoin de la gagner


Si les poètes étaient moins bêtes

Mais les poètes sont très bêtes

Ils écrivent pour commencer

Au lieu de s'mettre à travailler

Et ça leur donne des remords

Qu'ils conservent jusqu'à la mort

Ravis d'avoir tellement souffert

On leur donne des grands discours

Et on les oublie en un jour

Mais s'ils étaient moins paresseux

On ne les oublierait qu'en deux


Tout a été dit cent fois (je vous l'offre le poème complet)

Tout a été dit cent fois
Et beaucoup mieux que par moi
Aussi quand j'écris des vers

 

C'est que ça m'amuse
C'est que ça m'amuse
C'est que ça m'amuse et je vous chie au nez.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Les arts
commenter cet article
5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 08:38

Il y a plusieurs mois de cela, j'ai écrit un article au titre similaire. Celui-ci retraçait mes craintes vis-à-vis du temps qui passe et des regrets qui s'amassent. Et je me demandais ce que les personnes âgées, celles qui vivaient en face de chez moi à cette époque, pouvaient bien regretter.

Une infirmière australienne a répondu à ma question. Elle travaille en soins palliatifs et accompagne les gens vers leur dernière demeure. Elle a posé la question à de nombreux patients, et le résultat est le suivant

 

5 – J'aurais dû me laisser être plus heureux.

4 – J'aurais dû rester en contact avec mes ami(e)s.

3 – J'aurais dû avoir le courage d'exprimer mes sentiments.

2 – J'aurais dû moins travailler.

1 – J'aurais dû vivre la vie que je souhaitais vivre, et non pas celle que les autres voulaient que je vive.

 

Depuis plusieurs semaines je repense beaucoup à cet article que j'ai lu dans le Guardian. Et je repense à ces regrets. Le premier, le plus important de tous, est le fait de ne pas avoir vécu ses rêves. C'est clairement un point sur lequel je travaille, comme ma Bucket List en témoigne. J'essaie de faire le maximum pour ne pas avoir ce regret-ci, relisant régulièrement cette liste. A terminer.

Mais ce sont surtout les autres regrets qui m'ont intéressé. C'étaient des points auxquel je n'avais pas pensé. Pour le coup du moins travailler, je ne pense pas être un bourreau de travail. J'ai toujours pensé qu'il fallait travailler pour vivre et non pas l'inverse. A continuer.


Concernant le regret 3, exprimer mes sentiments, c'est quelque chose que je n'arrive pas forcément à faire. Dans ma vie sentimentale, plutôt. Avec mes ami(e)s, j'essaie de leur faire comprendre parfois, à l'aube de quelques articles sur ce blog, que j'ai besoin d'eux. Quant à ma famille, c'est peut-être plus difficile. A méditer.

 

Le point 4 est un point essentiel. Les ami(e)s. Ces vieilles personnes, quelques semaines avant leur mort, pensaient à leurs ami(e)s perdu(e)s. Et je sais que c'est une crainte que je partage. L'amitié est une plante extrêmement fragile. Surtout quand on s'en occupe à distance. Depuis plusieurs années, je fais régulièrement les efforts, par message et à chacun de mes retours dans le Nord. Mon objectif est clair : revoir l'ensemble de mes ami(e)s à chacune de mes venues. Cela semble fonctionner. Les filles du lycée, les Arrageois, deux groupes que j'aurais pu perdre de vue. Mais nous avons fait les efforts pour rester liés. Je sais aussi que j'en ai laissé d'autres sur la route. Et ça me chagrine déjà un peu. A rattraper.

Quant au dernier, le fait de ne pas se laisser à être heureux, je pense qu'il découle beaucoup des regrets précédents. Si je n'ai pas ces quatre premiers regrets à quelques heures de ma mort, je pense que je n'aurai pas celui-ci. J'essaie toujours de faire les choix en terme de bonheur, et jusque là ça m'a plutôt porté chance. A savourer.

Et vous, déjà des regrets ? Quelles sont vos peurs par rapport à ça ?
On n'a qu'une vie. Profitez.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Autre
commenter cet article

Plus De Blogs