18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 08:10

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Cela fait plusieurs semaines que l'on m'interroge sur le parcours de mon futur tour du monde. Comme je le dis souvent, celui-ci est susceptible de changer, il a d'ailleurs quinze fois plus de chances de changer que de rester comme présenté ici. Mais comme il faut vous donner un petit aperçu, le voici.

 

12 septembre, départ pour Moscou. Après une petite semaine, départ le 17 ou le 18 septembre en train pour Irkoutsk, et après 3 jours dans le transsibérien, me voici au bord du lac Baïkal. Je pense rester quelques jours dans la zone avant de reprendre le train pour la Mongolie. Fin septembre, maximum tout début octobre, je dois être à Oulan-Bator. 

En Mongolie, je compte rester entre 2 semaines et demie et trois semaines. Objectif : acheter un cheval et partir peut-être vers le Sud, et le désert de Gobi. 

Lors de la troisième ou quatrième semaine d'octobre, je vogue donc vers la Chine. Je pense rester un mois, afin de découvrir Pékin, Shanghai mais surtout la partie intérieure de l'Empire du milieu. 

Trois ou quatrième semaine de novembre, me voici en Asie du sud-est ! 

Viet-Nam, Cambodge, Laos, Thaïlande. Je pense rester dans ce coin plus de deux mois. Jusque la fin janvier donc (mais d'ici là je peux déjà avoir beaucoup de retard ou d'avance, je le répète, ce voyage est soumis aux aléas de la vie !)

Je vais peut-être traverser un peu la Malaisie afin d'aller jusque Singapour. De là, prendre un bateau (je rêve tout haut) ou un avion pour l'Australie. Attention, entre-temps, je peux avoir eu envie d'inclure un peu plus de Malaisie, ou de l'Indonésie, ou même la Papouasie Nouvelle-Guinée !

 

 

Je compte donc rester plusieurs mois en Australie, afin d'assainir mes finances. Février, mars, avril, mai, juin.... jusqu'à une durée indéterminée !

 

Après l'Australie, il me reste dans mon programme : la Nouvelle-Zélande, la traversée du Pacifique (un bateau, un bateau, un bateau) puis l'ensemble des pays d'Amérique du Sud. Ce serait néanmoins mentir ou se voiler la face que d'y inclure des dates. Je ne sais pas à trois mois près sur quel continent je serai. Surtout, il se peut très bien que je rencontre à Moscou la fille d'un haut dignitaire de l'Etat, à la tête d'une grande entreprise spécialisée dans les matières premières, et que j'y fasse ma vie ! Ah !

 

 

Oui, autre point très important : vous êtes invités à me rejoindre si un (ou plusieurs) de ces pays vous attire ! Si vous me dites dans une semaine (ou plusieurs ou par message Facebook au milieu de mon périple) : "je compte venir te rejoindre dans tel pays, à telle date !" Je me ferai sans aucun doute une joie d'accélérer ou de ralentir un peu mon voyage. Bon, évitez de me dire que vous débarquez en Thaïlande début octobre ou en Australie en 2014...

 

Je me tiens à votre disposition pour toute précision.

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 08:21

Pourquoi mon peintre préféré est-il Georges de la Tour ? Pourquoi déjà je m’intéresse à l’art, alors qu’il y a quelques années, il fallait littéralement me traîner pour entrer dans un musée ? Madame Baudoux, ma professeure d’histoire de l’art à l’université. 3 années de cours obligatoire sur une matière que je n’appréciais guère au départ, ça vous change un homme, ou tout au moins une opinion.

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Pour Georges de la Tour, l’histoire commence avec Le nouveau-né. Vous connaissez forcément ce tableau, il occupe l’appartement de Monsieur Brochant, dans Le dîner de cons ! (ok, il faut avoir l’œil observateur ou l’avoir vu 20 fois !). Dès le départ j’ai été fasciné par le clair-obscur, technique que l’on retrouve notamment chez Le Caravage. Mais Georges de la Tour y ajoute un élément central, la bougie. Bougie que l’on ne peut voir, mais que l’on devine. C’est là tout un art, de montrer quelque chose sans le dessiner.

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Cette technique sera utilisée dans la plupart de ses tableaux nocturnes. Job raillé par sa femme, Saint-Joseph charpentier, Madeleine en pénitence, L’adoration des bergers, Marie-Madeleine en pénitence, Saint-Sébastien soigné par Irène, L’apparition de l’ange à Joseph, La femme à la puce….

Saint-Joseph-charpentier-pr-Milev.jpgInfluencé par le maître italien, il réalise également Le tricheur à l’as de carreau ou La diseuse de bonne aventure. Mais dans ses diurnes, je préfère Le joueur de vielle, conservé à Nantes, qui selon moi présente on ne peut mieux la douleur de la vieillesse et de la vie dans le rue.

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J’ai moi-même été influencé par Georges de la Tour. Je suis fasciné par les photos nocturnes en présence de bougies. Cela est même la raison de ma photo de profil Fb. 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 18:14

Pour la première fois de ma vie, je suis allé dans un cimetière militaire. Thiepval, dans la Somme, abrite un mémorial franco-britannique (le plus grand des mémoriaux britanniques au monde), pour rendre hommage aux 20 000 morts ici, lors de la bataille de la Somme.

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Je ne me rendais pas compte de l’atmosphère d’un tel lieu. D’ordinaire je vois beaucoup de cimetières militaires dans la région, à bord de ma voiture. Mais s’arrêter, se poser quelques minutes, observer chaque tombe, lire les noms de ces hommes… J’avoue avoir ressenti quelques frissons.

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J’ai surtout été choqué. Il doit y avoir 150 tombes avec écrit dessus « inconnu ». Et j’ai pensé à ces hommes, allant se battre pour leur pays. Ils pensaient sans doute ne jamais être oubliés. Leur patrie, cependant, n’a pas réussi à remettre un nom sur leur cadavre. Manque de temps, de moyens techniques ou financiers…

 

Le devoir de mémoire. Les Anglais sont imbattables de ce côté-là. C’est d’ailleurs eux que nous avons croisés dans les cimetières et mémoriaux cet après-midi. Souvent un poppy (petit coquelicot) accroché sur la veste, ils se recueillent en silence. Du côté des Français, le devoir de mémoire reste une exception. Il existe, dans ma branche d’études en tout cas. Il doit exister. Pour n’avoir qu’une envie : se battre, pour la paix.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 07:39

Notre train flotte sur l’eau. Lentement, nous entrons dans la Sérénissime. Venise, ses canaux, sa place Saint-Marc et… ses touristes ! Déjà nous comprenons ce qui nous attend dès la gare de la ville. La queue pour aller aux toilettes ou pour déposer ses bagages est de plusieurs mètres.

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Venise, c’est aussi une histoire de coût. L’industrie touristique sert la ville. Les toilettes sont à 1€50. Faire un tour de gondole peut vous revenir à 150€ les 30 minutes (en partant de la place Saint-Marc), nous avons entendu 20€ pour 30 minutes (en partant d'une zone "désaffectée"). 12€ la bière + supplément de 6€ si un orchestre est présent au café Florian. Les prix varient du simple au triple lorsque tu veux acheter les masques tant réputés.

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L’industrie touristique c’est aussi une plaie pour les habitants. 600€ d’impôt locaux par mois. La raison, le prix de la collecte des déchets, surtout dus aux touristes, qui doivent être récupérés par… des bateaux.

 

Oui, la chose qui fait plaisir à Venise, c’est la totale absence des voitures. Pas de risque de se faire renverser, la ville est entièrement dédiée aux piétons. Enfin, les habitants ont des véhicules, des bateaux. Et si Venise est si touristique, c’est surtout dû à ses canaux, ses ponts, ses gondoles. Oui, c’est joli. La place Saint-Marc vaut le coup d’œil, comme la basilique. De nombreuses églises baroques animent notre visite. Beaucoup de petites ruelles, le pont du Rialto et surtout le Ghetto de Venise, le premier, établi en 1516 (ghetto vient d’un mot italien qui signifie fonderie, présentes en grand nombre dans ce quartier à l’époque de la dénomination).

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Nous avons apprécié la ville. Mais il reste une petite pointe de déception, non pas due à l’orage que nous avons pris en pleine face le dimanche. Non, Venise m’a un peu déçu par son état de conservation et de propreté. Les bâtiments sont assez souvent délabrés, les rues sentent la pisse à 15 mètres (à 1€50 les toilettes ça peut se comprendre). La pub est de plus en plus visible (le pont des Soupirs était impossible à observer tant il était entouré de publicités). Et puis les paysages varient un peu moins qu’à Vérone. Un pont, un canal, c’est joli. 2, 3, 15. J’avoue que pour le vingtième tu fais un peu moins attention.

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Attention, je ne dis pas qu’il faut oublier Venise. Au contraire, il faut y aller une fois dans sa vie. L’expression le dit, voir Venise et mourir (au départ, l’expression était voir Naples et Morire, une petite île à côté de la cité napolitaine. Et depuis le film de Visconti, l’expression est remontée vers le Nord). Mais il a manqué un petit quelque chose. Peut-être un couchsurfing sur place ! (les habitants reçoivent 600 demandes par mois). Oui, pour une fois, nous avons dormi dans un camping, comme toujours envahi par les Néerlandais (si un camping n’est pas envahi par les Néerlandais, méfiez-vous des prestations offertes. Le Néerlandais est un gage de qualité en camping).

 

Prochain voyage, prochaine découverte : Amiens. Ne rigolez pas, on l’appelle parfois la Venise du Nord pour ses canaux et ses hortillonnages !

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 10:57

Pourquoi tu pars ? Question qui m'est posée chaque semaine, par des personnes différentes. Et j'aborde une réponse différente à chaque reprise. Pourquoi je pars ? Même moi j'ai du mal à développer une réponse concrète, complète.

 

Pourquoi je pars ? Ne suis-je pas heureux ici ? N'ai-je pas tout ce qu'il faut pour vivre ? Non. Il y a quelque chose qui ne va pas ici. Non pas ma famille. Non pas mes amis. Juste moi. J'ai l'impression de ne pas être au bon endroit, au bon moment. A chaque reprise, dans mes moments de solitude, j'analyse cette situation. Et je n'ai pas la réponse. Pourquoi cette sensation ? Ca m'a pris en troisième année de fac. C'est parti avec Erasmus. C'est revenu l'année dernière. Ca a empiré depuis. Cet état d'esprit me quitte seulement lors de mes déplacements à l'étranger. De là à en faire une vie, il y a un pas que je m'apprête à franchir.

 

Est-ce que je pars longtemps ? Quelle durée ? Oui, je pense partir quelque temps. La durée n'est pas encore déterminée. 1 an. 1 an et demi. Si je m'écoute je crois de plus en plus à deux ans. Plus si affinités comme je le répète souvent. Cette durée sera soumise aux aléas du voyage, aux aléas de la vie. Je vais peut-être regretter très vite ce pays et ces gens qui le composent. Qui vivra verra.

 

N'as-tu pas l'impression d'abandonner les tiens ? Un peu. Mais en restant ici, je risquerais de m'abandonner. Comme dis Goldman, je me perdrai peut-être là-bas, mais je me perds si je reste là. Je n'ai pas d'autres motivations. Seul ce voyage rythme ma vie, me motive à me lever le matin, m'oblige à me bouger le cul depuis plusieurs mois.

 

Vas-tu retrouver le bonheur ? Je pars à sa recherche, à sa conquête. J'espère le croiser au détour d'un pays, au détour d'une rue éclairée, au détour d'une personne ou d'un regard. J'ai l'impression qu'il est là, devant moi, avec ce tour du monde. N'est-ce qu'un mirage ? Il vaut cependant le coup de s'y accrocher, de s'en approcher. Qui voyagera verra.

 

Je veux découvrir le monde, je pars le conquérir. M’en mettre plein les yeux quitte à en avoir plein les jambes. Ses paysages, ses cultures, ses populations, le monde regorge de tant de choses que j’ignore. Je souhaite en apprendre un maximum. Les voyages forment la jeunesse.

 

Je pars car c’est le bon moment, la bonne période pour le faire. Je suis libre, totalement. Plus d’études, pas de boulot. Plus de copine, pas encore d’enfants. Un peu d’argent de côté. La santé, la jeunesse pour le faire. Si je ne pars pas maintenant, je ne partirai jamais. Il est l’heure.

 

1 mois, c’est le temps qu’il me reste ici. Le 12 septembre, je pars pour Moscou. J’espère tous pouvoir vous recroiser avant mon départ.

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 08:29

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Un coup d'oeil dans le miroir. Oh, miroir, miroir, dis-moi... Mon regard se bloque sur mon visage. J'analyse chaque partie. Le menton, où une espèce de barbe pousse régulièrement. Les lèvres, plutôt pulpeuses. Moustache plus ou moins bien rasée, joues imberbes (enfin presque), nez... Lentement je remonte vers les yeux. Se regarder droit dans les yeux, l'expression a donc bel et bien un sens. Puis les cheveux, en désordre complet.

 

Ne vous êtes-vous jamais posé la question : suis-je beau (belle) ? Difficile d'y répondre de manière objective. On est toujours plus ou moins beau selon la personne qui nous regarde. Le beau de quelqu'un est le laid de l'autre.

Mais suis-je beau par rapport aux critères de beauté établis ? (par la presse spécialisée, selon la mode du moment...) Et surtout, est-on beau par rapport à soi-même ? Est-ce que je me considère comme attrayant ?

 

Je dois l'avouer, pendant longtemps j'ai eu des complexes (pas tout à fait résorbés). On en a tous me direz-vous. Personnellement, cela a beaucoup joué sur ma vie "affective". N'ayant pas confiance en moi, je n'osais pas. C'est là où la beauté joue tout son rôle, où elle prend tout son sens. Notamment à l'adolescence. Je ne me trouve pas beau, je considère donc que les filles ne s'intéressent pas à moi. La beauté, c'est tout.

 

Un jour on m'a dit que j'avais de grandes oreilles. Alors hop, je me suis mis à complexer sur celles-ci. Puis on m'a dit que j'avais de grosses lèvres. Alors j'ai eu honte de mon sourire. Mes yeux ont l'air asiatique. Je complexe.

A l'adolescence, nous ne souhaitons qu'une seule chose, être dans la normalité absolue. Et pour cause, le différent est moqué dans la cour de récré. Non, je n'étais pas l'Elephant Man suscitant les moqueries en tous genres de mes camarades. Mais j'avais retenu chacune de ces remarques et l'avais pris pour argent comptant.

 

Depuis les choses ont peu à peu évolué. Lorsque j'ai appris que des filles s'intéressaient à moi au lycée, je n'y ai d'abord pas cru. Après ma première grande histoire, puis la seconde, j'ai compris que chacun de mes anciens complexes -lèvres, oreilles, yeux- faisaient partie intégrante de ma "beauté" relative, tout au moins dans les yeux de ces filles.

Surtout, par rapport à l'adolescence, j'ai compris que la beauté n'était pas le plus important. Je me suis surpris la première fois que j'ai aimé une fille que je ne trouvais pas forcément jolie. La beauté, c'est finalement pas grand chose.

 

Une rupture peut vous amener à vous reposer cette question. Surtout quand on a reçu un top 3 dans la tête. Et c'est là que j'ai compris l'importance d'une chose : l'important n'est pas d'être beau, au sens de l'ensemble ou de la majorité de la société. Non, l'important c'est de se sentir beau, de se sentir bien dans son corps, d'assumer jusque dans les moindres détails. Si tel est le cas, tu n'hésites plus à aller vers les filles.

 

De temps en temps je me demandais comment ce mec à côté de moi pouvait avoir autant de filles. Est-il si beau ? Non, mais il a une telle confiance que les filles le ressentent. Et c'est un cercle vicieux. Plus on se croit attrayant et plus on va vers les filles, plus on a donc de chance d'en trouver une, et alors plus on se sentira attrayant...

 

Toujours est-il que devant ce miroir je bloque souvent. Et je tente de me rassurer. Droit dans les yeux.

 

Allez, je finis par une expression qui orne mon salon : sois belle si tu peux, sois sage si tu veux.

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 08:23

Non, pas d'Erasmus à Padoue (ce n'est pas faute de connaître quelqu'un qui a fait Erasmus là-bas et qui pleure en lisant chacune de mes lignes...) mais Couchsurfing, avec Anna ! Pour la rejoindre depuis la gare, nous prenons un bus italien, qui a de pratique le fait qu'il n'y a nulle part écrit les arrêts. Je me penche donc sans cesse pour observer si c'est notre arrêt. Petit problème, pour demander l'arrêt du bus, il faudrait savoir à l'avance le nom de l'arrêt...

 

Bref, nous y arrivons sans peine, aidés en cela par notre bus d'Italiens, bien sympas pour l'occasion (contrairement à une majorité de Français traumatisés par un épisode footballistique de l'été 2006, je n'éprouve aucune aversion pour nos compatriotes transalpins, leur trouvant même beaucoup de ressemblances avec nous autres Français).

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L'avantage de Couchsurfing, c'est d'avoir un guide sur place. Anna nous fait découvrir Padova en vélo, dans une sorte de bike tour. Très vite nous arrivons sur la place centrale, la prato della valle, la plus grande d'Italie (presque 9 hectares, il y a même une piste d'athlétisme !). Une ceinture d'eau entoure le parc central, que l'on rejoint par l'un des nombreux ponts. Une multitude de statues nous observe (78 !). Certaines bougent ! Ah non, ce sont bien des militaires qui procèdent à des contrôles d'identité : à la suite d'incidents dans le quartier des migrants, la ville a carrément fait appel à l'armée pour rétablir l'ordre !

P1150127.JPG P1150130.JPGNous continuons notre grande boucle de Padoue avec le vieux centre-ville. L'église Saint-Antoine de Padoue est mondialement connue (oui, ce monsieur est surtout utilisé dans la langue courante lorsque l'on recherche quelque chose). Sophie, elle, cherche un moyen d'entrer puisque, considérant son short comme trop court, le garde refuse de la laisser passer. En découlent quelques insultes contre les religions dans leur ensemble et pour cause, fermer la porte du seigneur en raison de l'apparence d'un de ses fidèles, ce n'est pas très catholique tout ça ! Pas sûr qu'on apprécie tout là-haut. Elle va donc manquer les reliques d'Antoine, exposées, avec notamment... sa mâchoire inférieure et ses dents, ma foi, plutôt bien conservées.

 

L'université, la seconde plus ancienne d'Italie, vaut elle aussi le détour. Petites ruelles, mairie, palace, tout y passe. Padoue est plus grand que Vérone et, même si elle reste en-dessous de la ville des amoureux, elle vaut clairement le coup d'oeil. Ses habitants sont même bien sympas, un homme nous entendant parler français vient nous taper la discute et nous offre quelques figues du jardin de sa mère. Quand je dis que les Italiens ne sont pas dénués de qualités !

 

L'avantage de Couchsurfing n'est pas seulement sa gratuité, c'est également de pouvoir manger local. Pâtes au pesto le soir, pizza le lendemain.

 

L'avantage de Couchsurfing, c'est les parents des Couchsurfers. Le padre et la madre vont "envoyer du rêve" comme on dit dans le jargon. Ils débarquent avec leur voiture le lendemain pour nous emmener à la plage. Nous traversons donc l’est italien pour rejoindre la mer Adriatique. Celle-ci, avec ses 25°C, fait rêver. Sophie se croit d’ailleurs dans son bain tandis que j’ai limite un peu trop chaud dans l’eau. Les parents ont ramené les chaises longues pour tout le monde, les sandwichs ont été préparés avec amour, la glacière est remplie jusqu’au top… ils nous proposent même de nous payer une glace. Nous refusons, faut pas abuser non plus.

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Seul point négatif, nous sommes allés à la plage sans produit solaire. Je tente donc de limiter les risques en restant à l’ombre. Je m’endors paisiblement. Au réveil, une moitié de mon dos est au soleil. Non, ce n’est pas une coïncidence si c’est cette même moitié qui accueille un coup de soleil les jours suivants.

 

PS : pour repartir nous utilisons donc toujours la voiture. Et les Italiens en voiture sont sans foi ni loi…

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 11:04

Au nom du père. Non, pas l'excellent film de Jim Sheridan. Mais Francis Ford Coppola, le réalisateur du parrain ou d'Apocalypse Now. Facile ou difficile de lui succéder ? Pour Sofia, la présence paternelle a un avantage, celui de lui offrir la possibilité d'un financement à ses films. Virgin Suicides et Lost in translation seront donc produits par son père. D'un autre côté, le risque pour Sofia est celui d'une comparaison toujours faite entre son travail et celui du paternel. Avec le risque d'un assassinat en règle par la presse spécialisée, lui reprochant de n'y être arrivée que grâce à son nom magique.

 

Pourtant, très vite, Sofia Coppola s'est fait un prénom.

 

 

Virgin Suicide (1999) : 17/20

 

J’étais à la BU de Canterbury. J’ai vu la pochette, le regard de ces filles et le titre.
Comme celui-ci l'indique, ce film est loin d'être une comédie. Un drame, un vrai, dans l’Amérique puritaine des 70’s (peut-être toujours d’actualité). Et puis un enchaînement inarrêtable, inexplicable... Ne rien pouvoir faire, regarder. Je me demande qui a la place la plus compliquée dans ce film. Qui se sent le plus inutile, le plus coupable... Vraiment un film qui m’a bouleversé, surtout par le fait qu’il a pour origine une histoire vraie.
A voir, absolument.

Virgin Suicides pr Milev

 

Lost in translation (2003) : 19/20

 

Longtemps j’ai classé ce film comme mon préféré. Pour le scénario tout d’abord. Certains critiquent le film, le considèrent comme lent, avec trop peu d’action. Je considère justement que c’est là son point fort. A travers ce scénario (plusieurs fois récompensé), la réalisatrice nous fait comprendre l’état d’esprit des deux acteurs principaux, perdus au Japon. Je suis fan de Bill Muray (Un jour sans fin) et surtout de Scarlett Johansson. Une référence.

 

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Marie-Antoinette (2006) : 13/20

 

Portée par Kirsten Dunst (Entretien avec un vampire, Spider-Man, Eternel Sunshine of the Spotless Mind…), Marie-Antoinette donne une version un peu édulcorée de la vie de la reine à la cour de Versailles. Son arrivée, son mal-être, ses joies, ses peines. Nombreuses vues du château de Versailles, pour une sorte de carte postale qui ne fonctionne pas toujours très bien. Le fait que ce soit un film historico-romancé ne me plaît guère et la fin du film laisse une impression de déception. J’attendais clairement mieux après les deux chefs d’œuvre.

 

 

Somewhere (2010) : 9/20

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Somewhere, ou Lost in translation aux Etats-Unis et à Milan. Pour moi c’est clairement un échec. Je n’ai pas été emporté par le scénario, loin de là. Stephen Dorff s’ennuie, et Sofia Coppola nous ennuie par la même occasion. Elle Faning apporte un peu de joie et de sourire mais l’ensemble est clairement insuffisant pour le classer comme un bon film.

Sofia Coppola, The Bling Ring (2013) : 6,5/20. Avec Emma Watson et Katie Chang.

Tiré d'une histoire vraie, ce film évoque un groupe d'adolescents fasciné par la célébrité et les stars, au point de devenir un groupe de voleurs s'introduisant dans les maisons de ses célébrités pour faire leur shopping.
Dans ce film, Sofia Coppola dénonce cette jeunesse prête un tour pour un sac Channel et pour ressembler à des pseudos-stars, le tout dans un univers où le paraître sur Facebook importe plus que la vie réelle. Mais malheureusement on tourne en rond. De braquages en braquages, de soirées en soirées, de post facebook en post facebook. Sofia Coppola dénonce tout en défendant une jeunesse qui lui ressemble. L'ensemble est ennuyant et laisse une impression contraire à celle recherchée.
A éviter.


J’étais impressionné par les deux premiers films de la réalisatrice, et je me demandais même si sur le long terme, Coppola allait être un gage de référence absolu pour désigner un bon film. Malheureusement les deux derniers films m’ont laissé sur ma fin.

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

 

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Frank Capra : 15,50 (7 films)

4. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 13,97 (16 films)

14. George Cukor : 13,95 (10 films)

15. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

16. Tim Burton : 13,25 (12 films)

17. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 18:09

Le pays des pâtes, de la mafia, de Berlusconi et des maillots de foot à 6€, oui, bienvenue en Italie ! Ryanair, toujours fidèle (les prix augmentent cependant d'année en année, mais ils restent inférieurs à ceux de ses concurrents), nous dépose dans la ville de Vérone, connue mondialement pour être le terrain de jeu des aventures amoureuses d'une certaine Juliette et d'un certain Roméo. Soleil de plomb, sac sur le dos, et une journée à voguer dans la ville, guidés que nous sommes par une bonne vieille carte.

 

A partir de la gare, nous marchons vers le centre-ville sous l'oeil bienveillant de Cavour, héros de l'unité italienne dont on fête les 150 ans cette année. Nous passons près des remparts puis entrons dans le vieux centre-ville. Dès le départ nos regards sont portés sur l'architecture soignée et les couleurs scintillantes des maisons. L'arène occupe la place centrale et on comprend pourquoi la ville est jumelée avec son homologue nîmoise. Je troque mes chaussures contre des sandales, le sweat est rangé pour un temps défini appelé X dans le sac à dos (le retour du sweat sur les épaules à X+1, considérant +1 comme le Nord-Pas-de-Calais).

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La place centrale. Un mélange de "ouah" et de "woh". Occupée en son centre par un marché, la place est splendide. Très vite les coupes de fruits et les glaces nous susurrent des mots d'amour. Nous résistons tant bien que mal, voulant prouver notre fidélité à notre saint budget. Dante sourit devant notre purgatoire. Il occupe le centre d'une seconde place qui n'a rien à envier à la première.

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Ce sentiment de beauté infinie ne va pas nous lâcher de la journée. Nous avons marché le long de la rivière à la recherche d'un endroit laid, nous avons surmonté la ville pour y voir la pollution, nous avons déambulé dans chaque recoin à la recherche d'un lieu mal entretenu ou sentant mauvais... Vérone n'est que merveille.

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La ville des amoureux offre le spectacle des ponts remplis de cadenas et des clefs jetées par dessus bord. Les amoureux y voient ainsi le symbole de leur amour. A force, les ponts devenaient difficilement praticables, ce qui a obligé la municipalité à mettre en place un énorme fil reliant les deux berges. Ainsi, les amoureux peuvent tranquillement faire glisser leur cadenas d'amour le long de la corde (en soi, un cadenas est laid, mais plusieurs dizaines donnent un certain style au paysage).

 

P1150024-2.jpgLe balcon de Juliette est forcément infesté de touristes, tous prêts à faire la photo du Roméo appelant sa Juliette. Mais ce que j'ai retenu, c'est l'entrée dans ce lieu mythique. Des milliers de messages d'amour engorgent le mur, des coeurs à gogo, des prénoms gravés. Combien sont encore d'actualité ? Dieu seul le sait (si tant est qu'il existe). Mais ces messages témoignent de ce sentiment d'amour qui a traversé tant de couples lors de leur visite à Vérone.

 

 

Direction Ilaria ! Erasmus à Canterbury en ma compagnie, elle nous accueille dans son humble demeure, à Mozambano, où elle côtoie le château. La mama et le padre nous traitent royalement, avec un festin italien qui ravit nos papilles.

 

Le lendemain, le soleil frappe ma tête au réveil. Sensation géniale. Nous commençons par un petit tour à vélo vers Castellaro Lagusello, le long d'une rivière, sur un parcours spécialement aménagé pour les cyclistes. Le village est une petite merveille de nature apprivoisée avec délicatesse par ses habitants. L'impression est donnée que les maisons flottent sur la rivière.

P1150094.JPGL'après-midi est une pause baignade-farniente au lac de Garda, avant de visiter le lendemain matin Peschiera. Une grosse présence néerlandaise dans les camping du coin (ils représentent près d'un quart de la population l'été !). Pas une nouveauté me direz-vous, étant donné que les Néerlandais sont présents dans tous les campings français ou espagnols. Une question demeure : qui habite aux Pays-Bas l'été ?

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 18:31

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Dis moi, Céline, comment écrire un article sur ton art sans évoquer ta personne ? Tu m'embêtes bien tu sais. Bon, commençons par le personnage avant d'entrer dans l'œuvre. Céline, de son vrai nom Louis-Ferdinand Destouches, engagé volontaire pour la Grande Guerre, médaille militaire, employé de la maison Rockefeller, médecin, travaille pour la SDN. Bref, jusque là tu passes pour un exemple aux yeux de tous. La preuve, en 1933, tu prononces même un hommage à Zola, ton seul discours public. C'était l'année suivant ton Voyage au bout de la nuit.

 

Et puis, comme beaucoup à l'époque, tu passes du côté obscur, du côté des antisémites. Bagatelles pour un massacre (1937) et L'École des cadavres (1938) sont des pamphlets qui te rapprocheront définitivement de l'extrême-droite. Tu le dis toi-même, tu es l'ennemi n°1 des Juifs. Sous l'occupation, tu te fais remarquer par tes articles et par Les Beaux draps, qui justement te foutront dans de sacrés sales draps.

 

Faut dire que le débarquement ne t'arrange pas beaucoup. Tu fuis, craignant pour ta vie. Allemagne, Danemark. Condamné, puis amnistié, tu reviens en France tout en restant boycotté par les milieux littéraires, et ce jusqu'à ta mort en 1961.

 

Mais voila, j'ai lu ton Voyage au bout de la nuit. Et il me faut l'admettre, tu as beau être un sacré salaud, tu restes un sacré écrivain. Quel talent ! Quel style ! De l'argot, du vrai, mais que j'ai apprécié, je l'espère, à sa juste valeur.

Tu m'as fait voyager mon salaud, et pas qu'un peu. Déjà, ton âme de pacifiste m'a décrit la guerre comme rarement (bon, peut-être dans Les Bienveillantes de Jonathan Littell). Puis tu quittes la France pour l'Afrique coloniale dont tu dénonces les méfaits. Tu arrives à New York et tu exposes de manière saisissante les contraintes du travail à la chaîne dans la ville même de l'industrie, Détroit. Et puis tu reviens en France avec tes histoires de fou et de folie.

 

Souvent pessimiste, parfois très drôle, ton ouvrage m'a juste impressionné. De celui-ci je retiens quelques phrases, qui, je l'espère, feront sourire les lecteurs et leur donneront envie de te découvrir. Dommage mon salaud, tu aurais pu être un modèle.

 

Citations

 

La guerre en somme c’était tout ce qu’on ne comprenait pas.

 

Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.

 

Et plus la ville est grande et plus elle est haute et plus les gens s’en foutent.

 

Je savais que le cul est la petite mine d’or du pauvre.

 

Invoquer sa postérité, c’est faire un discours aux asticots.

 

La Seine, ce gros égout qui montre tout.

 

Les études ça vous change, ça fait l’orgueil d’un homme.

 

Ce n’est peut-être que cela sa jeunesse, de l’entrain à vieillir.

 

Les souvenirs eux-mêmes ont leur jeunesse.

 

Il n’y a de terrible en nous et sur la terre et dans le ciel peut-être que ce qui n’a pas encore été dit. On ne sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on n’aura plus peur de se taire. Ca y sera.

 

Ces curés ils savent tout de même vous éteindre les pires scandales.

 

Est-ce qu’il allait aux cabinets devant tout le monde Jésus-Christ ? J’ai l’idée que ça n’aurait pas duré longtemps son truc s’il avait fait caca en public. Très peu de présence, tout est là, surtout pour l’amour.

 

Il faudrait savoir pourquoi on s’entête à ne pas guérir de sa solitude.

 

Je me branlais l’imagination.

 

A côté de ce vice des formes parfaites, la cocaïne n’est qu’un passe-temps pour chefs de gare.

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