21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:15

On me pose régulièrement une question toute simple : que fais-tu ? Et souvent, j'ai beaucoup de mal à formuler une réponse. Officiellement, après le séjour new yorkais, je suis revenu dans le Nord pour suivre une année de licence à Lille 3. J'y ai passé les examens. Mais je ne suis pas les cours. Je cherche des stages. Dont j'attends les réponses (au plus tard mi-mars). Et je réfléchis à mon avenir. Tout en profitant du présent.

 

J'ai coupé cette dernière phrase en deux, car ce sont bel et bien deux choses qui s'affrontent régulièrement dans mon esprit, dans mes pensées. D'un côté, il y a les personnes qui réfléchissent sur le long terme. J'en étais, et j'en suis certainement toujours un peu. Et de l'autre, il y a les fans du Carpe Diem, ce qui vivent au jour le jour, sans penser au lendemain. J'ai toujours voulu en faire parti. Et j'en suis depuis mon retour.

 

Il y a des avantages au Carpe Diem. Aujourd'hui, je veux me faire une journée cinéma. Regarder 5 films gagnants au Oscar. Je le fais. Pas d'obligation, pas d'emploi, pas de copine. Je veux jouer au foot, allons-y. Je ne veux pas, tant pis. Je veux sortir, c'est parti, il y a toujours quelqu'un pour m'accompagner. Je veux embrasser cette fille, pourquoi pas, je suis libre après tout.

 

Le souci du Carpe Diem, c'est quand cela devient du long terme. Regarder des films à longueur de journée, cela est moins plaisant qu'au départ. Sortir tous les soirs c'est usant. Et embrasser des filles sans se soucier des conséquences c'est être égoïste.

 

Egoïste. Oui c'est cela. Depuis quelques mois, je pense à ma poire. Certaines mauvais langues diront que ça a été toujours le cas ! Pas faux, mais ce n'était pas dans la même mesure. Aujourd'hui je suis égoïste de façon littérale, je me soucis peu du qu'en dira-t-on ou des mauvaises appréciations de mes contemporains. Au point d'en recevoir.Et c'est à partir de ce moment là que je me remets en question.

 

Carpe Diem, c'est dangereux pour toi-même et pour tes proches. Car si je vis au jour le jour, pourquoi ne pas faire une connerie ? Carpe Diem, cela n'inclut pas qu'il y ait des conséquences. Carpe Diem, ça risque de faire souffrir des personnes, et finalement toi-même. Et à la fin de ta journée Carpe Diem, lorsque tu te retournes, que penses-tu avoir construit ? Profiter tu as. Construit quelque chose tu n'as pas. Un goût amer apparaît. Le Carpe Diem n'amène pas le bonheur sur le long terme, simplement sur le court. Or, que cherches-tu ? Le premier ou le second ? Bien évidemment.

 

Le point négatif de ma rutpure est sans conteste le manque de motivation à me construire un avenir, à penser sur le long terme. Pour quoi ? Pour qui ? Se laisser aller, un risque que j'entrevois parfois. La recherche de stage, l'engagement politique, l'engagement humanitaire, toutes ces choses m'ont permis d'entrevoir une possibilité d'avenir, une obligation à la réfléxion sur le long terme. Et puis...

 

Le tour du monde. Il revient sans cesse, trotte à mon esprit, fait trépigner mes sabots. Lorsque je l'imagine, je vois un avenir, un but. Je veux le faire, vite. Car si ce n'est pas maintenant, ce ne sera pas. Comme l'a dit un ami, "tu as du temps. Et avoir du temps, c'est une chance ! Profites-en !"

 

Philas Fogg se prépare.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 00:11

1 Célibataire --> n'est pas un gros mot. C'est même pratique en soirée.

2 S'occuper l'esprit --> Après 15 cocottes en papier, faire quelque chose de plus constructif.

3 Regarder les photos. --> Cher en mouchoirs. Mauvaise idée. A éviter.

4 Regarder les vidéos. --> L'essuie-tout revient moins cher. Mais c'est pas mieux. A éviter.

5 Penser voyage. --> Sympa. Mais éviter la direction Finlande ou tout autre endroit te rappelant la personne.

6 Canterbury, Edinburgh... --> choix pas très intelligent mais j'ai survécu. Bon signe.

7 Finlande, fin février, début mars. --> Encore plus intelligent. En famille. Tu survivras.

8 Aller au cinéma --> c'est quoi ce ciné pourri où il y a des films finlandais.

9 Manger au resto --> pensez à inviter quelqu'un avant, sinon tu fais pitié aux serveuses.

10 Faire du sport --> qui a inventé le curling ?

11 Reprendre contact avec l'ensemble des filles que tu considérais comme jolie il y a deux ans. --> Attention, évolution possible sur deux ans, tant au niveau de l'aspect "jolie", que de l'aspect "célibataire".

12 Revoir tes ex qui étaient plutôt sympa --> apparement, tu n'étais pas sympa avec tes ex.

13 Fréquenter les sites de rencontre. --> Se renseigner d'abord, ça évite les sites spécial gays.

14 Boire pour oublier --> l'eau ne marche pas. Le coca donne des gaz sur le long terme.

15 Draguer les filles dans la rue --> éviter de boire trois litres de coca juste avant.

16 Draguer les filles en arborant un écriteau "coeur à prendre" --> après trois cougards ménoposées, mission avortée.

17 Draguer les filles avec tes potes --> éviter les potes plus beau que toi, sinon tu fais chandelle.

18 Ecrire sur ta relation --> Soulage un peu.

19 Laissez du temps au temps --> j'attends.

20 Marre d'attendre --> je replonge.

21 Lire des livres --> éviter Voici ou Closer car Scarlett ne te connait pas.

22 Ecrire des lettres parfumées --> Arrêtez d'écrire à Scarlett, elle ne répondra pas.

23 Envoyer des photos --> Une photo nu à Scarlett mais toujours pas de réponse.

24 Scarlett m'a répondu ! --> Convocation au tribunal et garde à vue.

25 Draguer dans un tribunal --> La juge préfère les femmes.

26 Draguer en prison --> pas besoin, on te drague bien assez.

27 Les travaux d'intérêts généraux occupent le corps et l'esprit --> mal au dos.

28 Arrêter de se plaindre --> Pfff né marre.

29 Faire le carnaval de Dunkerque --> Eviter de draguer un marin.

30 Adopter un animal --> L'ibis nippon c'est original.

31 L'ibis nippon est en voie de disparition --> Ouf, tu en trouves un sur internet.

32 L'ibis nippon n'arrive pas chez toi --> Deuxième convocation au tribunal.

33 La juge te connait bien --> Les prisonniers aussi

34 Te mettre au service d'une association --> Les hortillonnages c'est nature.

35 Les hortillonnages c'est chiant --> Quelque chose de plus -in

36 Association tecktonik --> Selon 90% des Français la tecktonik c'est ringard. Et merde.

37 Arrêter les associations --> Cherchez du boulot.

38 Quitter le Nord Pas de Calais, n'a pas ici.

39 N'a pas beaucoup ailleurs --> revenir dans le nord.

40 Te lancer en politique et dire que tu vas arrêter le chômage --> ils l'ont tous dit, faire plus original.

41 Je vous ai compris ! --> ils ont pas compris.

42 Je promet de voler dans les caisses --> M'ont tous crus. Ont même voté pour moi.

43 Pas gagné --> arrêter la politique, plus le temps de draguer.

44 Apprendre à danser --> La salsa ça marche du tonnerre pour les filles.

45 La salsa c'est dur --> Apprendre le rock plutôt.

46 Le rock c'est pas facile --> Faire de la valse.

47 Valse facile ! --> J'ai retrouvé les trois cougards du 16.

48 Faire rire les filles --> L'homme nu dans le salon marche une fois sur trois.

49 L'homme nu dans le salon marche une fois sur trois à la télé --> en vrai 3 convocations au  tribunal.

50 La juge m'aime beaucoup --> Les prisonniers également.

51 Lire le Kama-sutra --> Ne pas le lire dans ma cellule.

52 Pratiquer --> Ne pas se faire pratiquer.

53 Content de sortir d'ici --> Mes fesses aussi.

54 Réapprendre à s'asseoir --> Eviter les manèges de la foire.

55 Offrir une pomme d'amour à la première fille venue --> éviter celle avec le grand musclé.

56 Exposer ses malheurs à l'infirmière --> éviter de raconter l'épisode 23 et 49.

57 Aller au musée --> Comprends rien à l'art contemporain.

58 Offrir des fleurs --> Cactus original mais pas pratique à transporter à la main.

59 Faire de la musculation --> Deux mois d'arrêts. Commencer plus doucement la prochaine fois.

60 Arrêter cette liste débile --> c'est tout. Pour le moment.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 20:19

Permettez-moi une petite métaphore, l'amour est une histoire littéraire.

 

Personnellement, j'ai récemment terminé un très beau livre de littérature étrangère, finlandaise pour être précis. Une belle et longue histoire d'amour. La fin était triste. Mais en regardant de plus près ce livre, je m'aperçois qu'il m'a transformé.

Ils sont peu ces livres qui nous transforment. Celui-là m'a offert des chapitres extraordinaires, qui m'ont fait virevolté tout au long de ma lecture. Des phrases m'ont ému au plus haut point. J'ai même pensé que ça allait être le livre d'une vie. Malheureusement, quelques chapitres étaient un peu moins bons, quelques phrases moins bien trouvées. La morale restait belle : tu as découvert un véritable amour avec ce livre.

 

Après cette expérience littéraire, j'ai choisi d'ouvrir de nouveaux livres, à un rythme rapide. Pourquoi s'arrêter ? Certes, la fin du dernier ouvrage était un peu triste mais cela ne m'empêche pas d'observer toutes ces bibliothèques à mes côtés. Dans l'une d'entre-elles se cache le livre de ma vie. Alors j'ai continué la lecture. J'ai enchaîné quelques petits livres, plutôt sympas, même si ce n'étaient pas les livres de ma vie. Quelques pages, quelques lignes pour des moments agréables. Il fait bon parfois de lire quelque chose de différent.

 

Des livres sont parfois mauvais. Des ami(e)s m'en parlent, s'en plaignent. Pour le moment j'ai été chanceux. J'ai apprécié chacun des livres que j'ai lu, à des degrés divers. J'encourage donc tout le monde à lire. Même si votre dernier livre n'était pas bon.

 

C'est ce qui est extra quand on prend un nouveau livre. On aime la couverture, le titre, la reliure. Et on se plonge dedans, tout en ignorant la qualité de celui-ci. Certains lecteurs sont différents. Ils aiment en savoir un peu plus avant de commencer la lecture. Un résumé, offert par un ami connaissant bien le sujet. J'étais de ceux-là jusqu'à très récemment. Et puis j'ai choisi de me laisser surprendre. Ouvrir un livre, sans  rien connaître à propos de celui-ci, parfois même en ignorant son auteur.

 

 

Oui, le coeur des hommes est une bibliothèque où s'alignent les romans tragiques, les idylles, les livres gais et aussi quelques livres légers : une bibliothèque rangée sans ordre apparent, mais complète. A moi de trouver le livre central, dont je serai fier, celui qui apparaîtra tout en haut de mon édifice. Si possible une belle reliure pour une histoire extraordinaire, qui me fera voyager à travers les âges, sans jamais me lasser de le relire.

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 17:58

2 mois. Oui il y a deux mois de cela, j'étais à New York en compagnie de celle en qui je voyais l'amour d'une vie.

 

Une rupture ça fait mal. Surtout quand on aime. Même quand on a aimé. Il n'y a pas de rupture tranquille. Il n'y a pas un qui souffre et l'autre non. Les deux souffrent, à des niveaux différents. Les deux croyaient à cet amour, croyaient en leur futur. Une rupture remet tout en cause, de l'existence de l'amour à la vision du futur.

 

Dans mon cas, cette relation était un sacrifice permanent. La famille, les amis, les études... oui, j'étais prêt à tout sacrifier pour elle, pour l'amour. Ne dit-on pas que l'amour est la plus égoïste de toutes les passions. J'y croyais alors je n'hésitais pas, ou très peu. Des questions ressurgissaient de temps à autre sur notre amour, sur notre futur. Mais un seul regard suffisait à les effacer. Et puis...

 

Aïe

 

Quelques mots, quelques phrases, quelques minutes, quelques journées. Il faut très peu de choses pour détruire ce qu'on a construit en deux années. Un grain de sable et la machine s'arrête, l'histoire prend fin, terminus, tout le monde descend. Au revoir notre futur, au revoir l'amour. C'est dommage je t'aimais bien.

 

Après c'est le grand vide. Un impression de liberté te traverse. Mais c'est la peur que je ressens. Ce n'est pas simplement elle que je perds, c'est nous, c'est l'amour, c'est ce futur que j'aimais imaginer, dont j'avais les premières pages déja romancées. Solitude.

 

Heureusement, la famille est là. Heureusement les amis sont là. Ils essaient de t'aider à l'oublier tout en ignorant comment faire puisqu'ils savent ce que tu traverses pour l'avoir déja traversé un jour. Aujourd'hui c'est toi qui es là dans ton trou. Les gens essaient bien de t'aider, t'envoient cordes et échelles. Mais tu ne veux pas les agripper. Remonter à la surface, revoir la lumière, pour quoi faire ? Ou plutôt pour qui ? Elle n'est plus là, elle ne veut plus de toi alors tu restes là. Tu es négatif, dépressif, te demandant si la vie vaut la peine d'être vécue. Tu doutes à de nombreuses reprises. T'as mal au ventre, le mal de coeur, le mal de vivre. Mal être. Mal de ne pas l'avoir. Elle était toujours là, à tes côtés. Tu lui exprimais tes doutes, tes craintes, tes peines, tes pensées. Tu l'aimais. Et tu te mets à pleurer.

 

(...)

 

Bien sûr, tu vois de temps à autre le côté positif. Ta liberté nouvelle te permet de vivre des choses que tu n'imaginais pas il y a quelques mois. Tu repars dans le passé, dans la jeunesse. Tu te dis que c'est finalement pas si mal, que c'était la bonne décision, que vous étiez trop jeunes, trop différents, trop naïfs.

Naïveté.

Voilà ce que j'ai perdu. Je croyais que tout était possible dans la vie, je croyais à l'amour éternel. J'ai perdu cette naïveté, ou cet optimisme. Je me retrouve seul face à mon futur. Autant de pages blanches que je dois remplir. Mais l'envie n'est pas là. Ne pas se laisser aller, ne pas se laisser aller. Je me répète inlassablement cette phrase pour essayer de me convaincre. Sans succès jusqu'à présent. Car oui, je n'ai plus d'envie. Même les voyages ont un côté sombre dont j'ignorais l'existence. Je suis avec des ami(e)s, proches ou lointains, qui me voient parfois disparaître quelques secondes, minutes ou heures dans mes pensées. Plus précisement dans elle. Et j'ai du mal à revenir à la réalité. Celle qui fait mal. Celle qui te rappelle que c'est fini, que c'est le passé. Le présent s'offre à toi, le futur t'attend et toi, dans tout ça ? Toujours à regretter ? Toujours à pleurer ? Bon Dieu non, arrête le négatif, arrête de voir le mauvais côté. Relève-toi ! Redresse-toi ! Regarde devant ! Casse le rétroviseur si nécessaire. Passe la cinquième, fais un excès de vitesse, mais passe à autre chose. Trouve-toi des objectifs, recherche ta voie, trace la. Tu pourrais vite regretter ce temps précieux que tu as perdu et que tu ne retrouveras pas. Ta jeunesse défile, le monde ne t'attend pas. Pars. Et reviens plus fort.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:21

Jack Kerouac m'a fait rêver. Sur la route des Etats-Unis, je m'y voyais. Et puis, la réalité.

Pour traverser les Etats-Unis, il y a plusieurs solutions :

- Acheter une voiture. Problèmes : lorsque l'on est étranger, il est très difficile de faire enregistrer son véhicule. Il faut disposer d'un permis international. Il faut assurer son véhicule. Il faut trouver le bon rapport qualité/prix et ne pas risquer de se retrouver bloqué au milieu du périple, surtout si on a un avion à prendre. L'épisode dit "des Australiens" a achevé de nous convaincre.

- Louer une voiture. Problèmes : le prix de location est élevé (minimum de 1000$), il ne comprend pas l'assurance. Justement l'assurance offerte par le loueur coûtait la modique somme de 700$. Possibilité d'assurer son véhicule autrement mais les autres assurances multiplient les difficultés si vous êtes étranger et ne peuvent jamais vous assurer complétement (votre véhicule ne sera pas assuré d'où l'inintérêt). Permis de conduire international. Taxe si vous avez moins de 25 ans, 25$ par jour de location !

- Faire du stop. Impossible l'hiver. Possible l'été, si vous disposez de beaucoup de temps.

- Le train. Voir Amtrak. 30 jours = 579$. L'offre peut paraître très intéressante, sauf qu'elle n'inclut que 12 étapes. Ainsi, si pour faire New York-La Nouvelle Orléans vous devez changer deux fois de train, ce trajet vous consomme 3 étapes et dure ... 30 heures ! Le réseau est peu développé comparé à l'Europe. Sympa si vous souhaitez simplement faire quelques grandes étapes de la côte est ou ouest.

- Le bus. Assez cher sauf si on s'y prend à l'avance. Le même souci qu'avec le train, facile de se déplacer entre les grandes villes de la côte est ou ouest mais plus difficile si vous souhaitez entrer dans les terres.

 

Bilan personnel : nous avons appris les problèmes d'assurances la veille de notre départ, alors que notre assureur nous assurait (sic !) qu'il n'y aurait pas de problème. Notre voiture de location n'était pas assurée et la première dame refusa, à raison, de louer la voiture dans ces conditions.

Second bilan : je suis à Tilques (mais c'est une autre histoire).

Troisième bilan : la traversée des Etats-Unis se fera en stop, un de ces prochains étés. Des volontaires ?

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 13:30

P1110187.JPG

Finissons New York en beauté ! Alors que Thanksgiving est à peine fini, Noël enchaîne très rapidement, à croire que les fêtes commerciales ont été spécialement calibrées. La chanson "Last Christmas" résonne en ville, le Père Noël est déjà de sortie et les illuminations éclairent la grande pomme. Forcément, on voit tout en grand. A commencer par les boules et les guirlandes du sapin, photos à l'appui. P1110190.JPG

Mais l'élément indispensable d'un Noël new yorkais réussi reste le sapin de Noël du Rockefeller Center. Pour trouver l'arbre "élu", on ne lésine pas sur les moyens : hélicoptère qui tourne dans le Vermont ou même au Canada ! Cette année, il vient cependant de l'Etat de New York. Et pour assiter à son illumination par une célébrité, il vous faudra dépenser quelques dollars ou regarder NBC, qui diffuse l'évènement en direct. Il impressionne en quelques chiffres : 25 mètres de haut, 30 000 illuminations et l'étoile qui l'orne pèse 250 kilos !

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Je pense que Noël est la période idéale si l'on veut visiter New York. L'atmosphère de la ville y est particulière et cela doit être une grande joie de parcourir ses rues quand on est touriste. SI l'on habite New York, Noël est le moment idéal pour déguerpir. Les touristes bloquent les rues et les prix augmentent un peu plus. C'est ce que j'ai fait. Good Bye New York.

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 23:16

Notre séjour à New York touche à sa fin mais nous n'avons pas le temps de nous retourner. La route est déjà présente devant nous. Dans deux jours nous partons chercher notre voiture de location dans le Delaware. Celle-ci devrait nous permettre de traverser les Etats-Unis.

 

C'est un nouveau pari un peu fou, insensé diront certains. Rejoindre San Francisco en moins d'un mois tout en passant par Chicago ou La Nouvelle-Orléans... (j'en passe, et des meilleurs) Pour cela, nous bénéficions cependant d'un nouvel atout : CouchSurfing et ses deux millions de membres.

 

C'est l'expérience de mes précédents tours qui m'a permit d'organiser cette traversée. Deux idées importantes à retenir :

- le stop c'est superbe pour les rencontres mais il y a des risques de se retrouver bloqué quelque part, en plein hiver, avec un avion à prendre le 5 janvier. L'ídéal pour le stop, c'est l'été et c'est d'avoir du temps. Nous en avons, mais il est limité.

- la voiture c'est génial pour avancer. Le seul souci reste les rencontres. Le précédent du tour d'Europe m'a fait comprendre qu'une voiture nous amène, même inconsciemment, à nous replier sur celle-ci et sur ses occupants.

 

coachsurfing.jpgTraverser les Etats-Unis en voiture avec CouchSurfing nous permettra donc d'avancer tranquillement tout en faisant des rencontres le soir. En effet, le site, de par sa définition, permet d'obtenir un canapé chez l'habitant le temps d'une nuit. Dans les faits, on peut parfois rester plus longtemps et bénéficier de notre propre chambre. Les inscrits sont souvent très motivés à l'idée de faire de nouvelles rencontres, notamment internationales. Les voyageurs adorent se mélanger aux autochtones, tout en bénéficiant d'une nuit gratuite. Oui, c'est un argument de plus : pas d'hôtel à payer !

 

Le trajet vous sera présenté avant le départ. Il est ambitieux. Mais pas impossible. Quant à l'expérience CouchSurfing, elle risque d'être renouvelée ces prochaines années. Ami(e)s voyageurs, n'hésitez pas à en faire de même !

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:35

C'était le dernier point de ma Bucket List spéciale New York. Deux noms qui résonnaient à mon esprit, l'un me rappelant le tennis et l'autre la bière... Je suis à l'extrême est de New York, à l'est du Queens, à la toute fin des stations de métro. 1h30 de trajet m'ont emmené ici, à 16 kilomètres de Manhattan.

C'est justement dans le métro que je me suis rendu compte de la présence en nombre des asiatiques. Après quelques recherches, il s'avère qu'il y a ici plus de chinois qu'à Chinatown ! C'est dire...

 

La zone est d'un calme intense. Le parc est immense. Je m'imagine presque vivre ici. Ce calme est cependant troublé toutes les cinq minutes par un avion qui décolle de La Guardia, l'aéroport voisin. Finalement, je ne veux pas vivre ici !

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Je commence ma visite par le stade des Mets, la seconde équipe de base-ball de New York, qui vit dans l'ombre des Yankees. L'endroit est désert. De l'autre côté de la voie ferrée, ce sont des autres stades, de tennis cette fois. Flushing Meadows signifie pour tous les fans de tennis "US Open", l'un des quatre tournois du grand chelem. Pas possible de rentrer, mais un coup d'oeil sur les prix : de $50 à $84 selon les jours. J'imaginais bien pire.

 

Je poursuis ma visite avec le parc. J'apercois de très loin l'immense "unisphere"' d'une hauteur équivalente à douze étages, construite pour la foire internationale de New York en 1964. Le diamètre de la sphère est de 36,6 mètres. Impressionnant ! 

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Flushing-Corona est un parc très différent des autres parcs new-yorkais. Si Central Park est bondé, ici c'est désert. Si Propect Park est pour moi l'exemple new-yorkais d'un parc à l'anglaise, Corona Park c'est à la francaise. Les arbres sont alignés, travaillés. Si l'inspiration est donnée à la nature chez les anglais, elle est donnée aux jardiniers chez les francais. Je ne choisis pas mon camp étant donné que les deux présentent leurs avantages et inconvénients.

Deux lacs partagent le parc et il est facile d'y passer une journée agréable, sous le soleil, et sous le bruit des réacteurs...

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 20:07

Les dessins animés de Disney ont tous bercé notre enfance. Moi le premier. Chaque année, avec mon école primaire, nous allions voir le dessin animé de l'année. Pourtant, j'avais pris cette mauvaise habitude de m'endormir devant le film... Et puis le Roi Lion est arrivé. Ses chansons, ses décors, son histoire. J'ai été envoûté. C'est de loin mon Disney préféré.

Il y a quelques mois, deux de mes copains sont allés voir la comédie musicale du Roi Lion à Paris. Ils en sont encore tout émoustillés. Dans la grande pomme, j'avais inscrit une comédie musicale sur ma bucket list. Et de ce fait, j'ai offert ce cadeau à la demoiselle (et dans le même temps à moi-même !). $72,50 la place, au théatre Minskoff, en plein Times Square.

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J'ai été très surpris. Je m'attendais à quelque chose de très bien, et j'ai eu quelque chose d'excellent. La recomposition d'un film que je connais par coeur m'a étonné. Le point fort reste les chansons et les décors.

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Mais. Oui, il y a un "mais". Ce "mais" n'a rien à voir avec la comédie musicale mais avec le public. Et notamment un couple d'Espagnol assis à côté de nous. Tout d'abord, ils parlent. Beaucoup. C'est excessivement énervant cette manie de parler alors que j'essaie d'être concentré sur le show. Ensuite, l'homme regarde son téléphone toutes les cinq minutes. Un faisceau lumineux remplit alors le théâtre et une bonne partie des rangées devant nous se retourne à plusieurs reprises. Enfin, et surtout, en plein milieu du show, l'homme se met à téléphoner. On le regarde avec Laura, on lui fait des grands signes. Il raccroche. Puis téléphone une seconde fois. Là, j'ai plus une réaction du style "tu sors ou j'te sors ?". Niveau irrespect, difficile de faire pire... Heureusement, Hakuna Matata !

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 04:42

C'est hier que j'ai trouvé la dernière brique de ma maison, la dernière pièce de mon puzzle, la dernière note de ma chanson. Harlem l'insoumise m'a été révélée. Le Nick's club, dans la 149ème et St Nicholas. Un petit troquet qui ne paie pas de mine. Une fois à l'intérieur, une incroyable ferveur pour la musique. Le jazz résonne, et je suis au premier rang. Sans relâche, je suis les doigts des saxophonistes, empruntant la route du blues et du jazz. Une basse, un piano et la trompette. Les morceaux s'enchaînent, et les applaudissements suivent le rythme. Une ovation les accompagne bientôt.

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Harlem c'est une partie de Manhattan que l'on n'imagine pas forcément. Les gratte-ciel laissent place à des maisons de trois étages, occupées par une population parfois très pauvre : plus d'un tiers du quartier vit sous le seuil de pauvreté. Harlem c'est également une exception ethnique à Manhattan : hispaniques et noirs s'y côtoient alors que les blancs ont largement déserté. Je vis au nord-ouest du quartier, c'est plutôt Porto-Rico. Au centre de Harlem, c'est l'Afrique. Il y a même depuis quelques années un "Little Senegal". A l'est, on se balade en Amérique du Sud. Communautarisme, quand tu nous tiens.

Chaque partie a ses spécificités, assez différentes du reste de Manhattan. La plus importante est la religion. On compte près de 400 églises dans Harlem. C'est un des grands foyers du christianisme, les pasteurs ayant une influence considérable, parfois même politique. Dans le même temps, c'était le lieu de vie de Malcom X et le Nation of Islam respire encore malgré le 11 septembre.

 

Vous comprenez très vite : la spécificité d'Harlem correspond à cette mixité, ces mélanges, un véritable melting-pot à l'américaine, qui symbolise tout autant une ville qu'un pays. Avec quelques mauvais côtés parfois. La sirène des ambulances hurlant à la mort, de jour comme de nuit. Obésité et analphabétisme se côtoient, avec un mélange de pauvreté, pour donner un beau sentiment d'insécurité dont les fans du 13 heures de TF1 raffolent. Mais je retiens surtout les avantages. Les prix cassés comme nulle part ailleurs dans la grande pomme. Des dizaines de restaurants exotiques, du Cubain au bon vieil Américain, de l'Africain à  l'Argentin. Les cafés et les clubs de jazz, le Cotton Club ou l'Apollo Theater. La musique qui envoûte au coin des rues, sur des airs de salsa ou de gospel.

 

Harlem ca vit. De jour comme de nuit vous allez rencontrer des mecs prêts à causer, des restaurateurs prêts à cuisiner, quelques badauds tentant de vous vendre quelque chose qui est légal ou qui ne l'est pas. Parfois vous allez vous demander si les Espagnols n'ont pas envoyé ici leur Invincible Armada, qui résiste encore et toujours à l'envahisseur anglais et sa langue shakespearienne. Et vous allez respirer l'histoire du mouvement des droits civiques, en arpentant les rues Martin Luther King ou Adam Clayton Powell, où les descendants de Marcus Garvey font toujours flotter le drapeau pan-africain de l'UNIA.

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Je vais bientôt quitter Harlem. Mais Harlem ne me quittera pas. Un morceau de jazz et ses rues vont redéfiler. Un peu de blues et les visages je vais me remémorer. Un saxophone et la musique va chanter.

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